in

Le Premier ministre canadien défend la liberté de porter le burkini

A contre-courant de la polémique houleuse autour du burkini qui a agité le littoral français, avant de créer un raz-de-marée sur l’ensemble de l’Hexagone, Justin Trudeau, le Premier ministre canadien, a donné une belle leçon de tolérance à la France en plein délire, et pas parce que le soleil dardait ses rayons…

Se faisant l’ardent avocat de la liberté de revêtir cette combinaison aquatique érigée en repoussoir absolu par des maires bien de chez nous, avec la bénédiction du Premier ministre, Manuel Valls, le chef de gouvernement du pays de l’érable a appelé avec force au "respect des droits et des choix des individus", un principe qui "se doit d'avoir la première place dans nos discours et débats publiques".

De l’autre côté de l’Atlantique, la grosse vague française de l’islamophobie institutionnalisée n’a pas englouti les valeurs prônées avec constance par Justin Trudeau, chantre d’une société plurielle : Au Canada, on devrait être rendu au-delà de la tolérance. Tolérer quelqu'un,  c'est accepter qu'il ait le droit d'exister mais à condition qu'il ne vienne pas nous déranger trop, trop, chez nous", a-t-il déclaré en conférence de presse.

Alors que certains élus québécois de la Belle Province, inspirés par les arrêtés anti-burkini portant le sceau de leurs homologues français, créent des remous au Canada, leur Premier ministre n’est pas de ceux qui vont se soumettre à ce tangage politicien sans réagir : "Oui, sûrement, il y a des petites controverses ici et là comme toujours, des conversations que nous allons continuer d'avoir", a-t-il reconnu, avant de renchérir : "Au Canada, peut-on parler d'acceptation, d'ouverture, d'amitié, de compréhension ? C'est vers là que nous allons et c'est ce qu'on est en train de vivre tous les jours dans nos communautés diverses et riches, non en dépit, mais à cause de ces différences".

De l’autre côté de l’Atlantique, l’affolante et non moins affligeante vague française de l’islamophobie institutionnalisée s’est brisée sur le récif de la laïcité éclairée et du respect de l’altérité.

                                                                                                               

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A. Montebourg: “Le burkini, c’est subalterne”

C. Duflot: “Qu’on arrête de taper sur les musulmans de ce pays, ça évitera d’attiser les tensions”