Le Crédit Coopératif a fermé, sans fournir d’explication, le compte bancaire de l’Union juive française pour la paix (UJFP), qu’elle détenait depuis plus de vingt ans. Dans un communiqué publié par l’UJFP, l’association s’interroge : ses actions de soutien à la population civile de Gaza, particulièrement intensifiées depuis 21 mois, seraient-elles en cause ?
Malgré ce coup dur, l’UJFP assure que ses activités continuent : un nouveau compte bancaire a déjà été ouvert, garantissant la poursuite de son travail militant et de son aide humanitaire. L’organisation rappelle qu’elle a toujours surmonté les obstacles dressés contre ses prises de position antiracistes et ses actions de solidarité avec Gaza. La collecte lancée pour soutenir les réfugiés de Gaza rencontre un large succès, souligne l’UJFP, qui appelle à ne surtout pas interrompre les dons. « La complicité du système bancaire avec les génocidaires sera mise en échec. On ne lâche rien », conclut la coordination nationale de l’association.
Cette décision illustre une tendance inquiétante : la mise au pas d’organisations solidaires jugées trop critiques de la politique israélienne. Derrière le prétexte technique ou administratif, c’est une sanction politique qui se dessine. L’épisode révèle combien le soutien concret aux Palestiniens, à travers des collectes ou des aides humanitaires, devient une cible à faire taire, dans un climat où la solidarité est criminalisée et où l’espace démocratique se rétrécit en France dès qu’il s’agit de critiquer Israël.



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