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L’Arabie saoudite légifère contre la propagation de la pornographie

La pornographie ne contaminera pas l’Arabie saoudite, ou du moins son activité immorale devenue une industrie à grande échelle aura désormais fort à faire face à des autorités saoudiennes résolues à employer les grands moyens pour lui barrer la route de la Terre Sainte, géographique, médiatique et électronique.

Le Conseil des ministres du royaume, préoccupé par la propagation planétaire de cette entreprise au chiffre d'affaires alignant les zéros de la dépravation, a demandé à la Commission générale de l'audiovisuel de réglementer le contenu dans les médias "de manière à protéger la société contre la diffusion de la pornographie".

Le Ministre de la Culture et de l'Information, Abdulaziz Khoja, a annoncé à l'Agence de presse saoudienne (SPA), qu’une Commission a été chargée de légiférer afin de protéger les médias traditionnels et électroniques contre la prolifération de contenus dégradants jugés néfastes pour les individus et l’ensemble de la société, qui profitent du Net pour inonder le monde et prospérer.

Dans cette lutte de tous les instants contre une industrie du sexe qui abolit les frontières, celui-ci a tenu à préciser qu’il convient de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour "être à la pointe des derniers développements technologiques et éduquer les médias sur leur rôle dans l'utilisation des moyens modernes de communication au service de la société", tout en alertant le public sur la dangerosité de cette consommation d’images avilissantes, comme l’a rapporté la Saudi Gazette.

Parmi ses tâches, la commission devrait émettre des avertissements pour les médias contre tout contenu potentiellement nuisible, tandis qu'un comité national aura pour mission de réglementer le contenu des plates-formes électroniques.

Cette volonté monarchique de donner du fil à retordre à une industrie florissante qui défie, avec l’indécence qui la caractérise, les bonnes mœurs et la crise, fait suite au coup de semonce donné par le Grand Mufti Sheikh Abdul Aziz Al Asheikh contre les effets pervers d’une propagande insidieuse, sabordant les fondements de l’Etat via les médias sociaux : "Ils cherchent à saper le tissu social et sont des plateformes de malice qui favorisent des doctrines trompeuses", avait-il dénoncé dans un discours tenu à l'Université Taibah, à Médine.

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