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La vraie fausse confession de Jean-Marie Le Pen sur la torture en Algérie

Démêler le vrai du faux face à un aveu de culpabilité signé Jean-Marie Le Pen, confessant, mardi matin, par mail interposé, à la presse interloquée, un lugubre secret de polichinelle ayant pour toile de fond la torture en Algérie, est un jeu d’enfant… En effet, lire sous la plume du vieux briscard de l’extrême droite qu’il reconnaissait avoir "torturé" en Algérie, du temps où mettre au supplice était devenu un raffinement de cruauté de l’armée française, paraissait trop beau pour être vrai, à quelques jours du premier tour de piste de la présidentielle.

La boîte mail du président d'honneur du FN aurait donc été piratée par des forces obscures, comme l’a indiqué le directeur de la communication du parti aux Inrocks, qui a précisé que sa direction envisage de porter plainte. Alors, où se situe la vérité ? Dans la signature d’un message détonant adressé à la médiasphère, ou dans la teneur de révélations qui ont du sang sur les mains ? A la lumière de la confession intitulée "Torture en Algérie, je dois la vérité aux Français", seule la signature sent l’intox à plein nez…

"Oui j'ai torturé en Algérie, pendant cette période noire que l'on a appelé la ‘bataille d'Alger", soulage sa conscience le vrai faux Jean-Marie Le Pen. 

Et de poursuivre : "Nous avons pratiqué "la question" sur des Algériens prisonniers, avec des méthodes qui paraîtraient aujourd’hui proches de celles que les nations barbares utilisaient, à d’autres époques, pour inspirer la terreur chez leurs ennemis. Nous étions des militaires et nous avions l’impunité, car l’armée avait obtenu du gouvernement socialiste les pouvoirs spéciaux, et ces méthodes étaient la politique officieuse de contre-insurrection au sein de l’armée française en ce temps-là", la confession inédite se termine par une invitation à une conférence de presse, au siège du FN.

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