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La remarquable lucidité du peuple algérien

Les puissantes manifestations populaires inaugurées en Algérie le 22 février dernier pour refuser un « cinquième mandat » du président Abdelaziz Bouteflika ont conduit en deux semaines au retrait de la candidature de ce dernier. Mais leur formidable créativité a surtout révélé la remarquable lucidité du peuple algérien sur la nature du régime.

L’ampleur des puissantes manifestations populaires inaugurées en Algérie le 22 février dernier pour affirmer le refus d’un « cinquième mandat » du président Abdelaziz Bouteflika et poursuivies par celles, plus impressionnantes encore, du 1er mars et du 8 mars, a pris de court les hiérarques du pouvoir autant qu’elle a sidéré les responsables des médias internationaux. Ces derniers (français y compris) ont été bousculés, multipliant d’un coup analyses, commentaires et reportages, alors que, depuis une vingtaine d’années, la « question algérienne » avait pratiquement disparu de leurs radars. Comme si cette société, qui avait vécu les pires horreurs lors de la « guerre civile » des années 1990, avait été effacée des représentations.

Du coup, les médias internationaux, aussi médusés que leurs homologues algériens, ont largement rendu compte du caractère massif et pacifique d’une mobilisation populaire totalement inattendue. Tous ont souligné la retenue responsable des manifestants, ne réclamant pas une « révolution » pour « changer de régime » et scandant dès le 22 février « silmiyya, silmiyya » (pacifique, pacifique) ou écrivant par exemple sur un panneau (en arabe) : « Ne coupez pas d’arbres, ne jetez pas de pierres, ne brisez pas de vitres, car tout appartient au peuple. » Mais ces médias ont plus rarement mis en évidence la remarquable lucidité et la finesse d’analyse sur la nature du régime exprimées à travers mille slogans et bannières des manifestantes et manifestants, comme dans nombre de clips et vidéos de rappeurs et créateurs produits en un temps record dans la ferveur collective (et immédiatement visionnés, grâce aux réseaux sociaux, des millions de fois en quelques jours). En atteste par exemple la formidable chanson (en arabe), « Youm Echâab » (le jour du peuple) dont le refrain est « Libérez l’Algérie », postée le 1er mars, qui pourrait rester dans l’histoire comme l’équivalent de la fameuse Grandola, villa morena, marqueur en 1974 de la révolution portugaise contre la dictature salazariste.

Cette lucidité des Algériennes et Algériens de toutes conditions, femmes (voilées ou non) et hommes, jeunes et vieux, s’est exprimée de façon spectaculaire lors de la manifestation inaugurale du 22 février, et plus encore lors de celles, plus massives encore (mobilisant des millions de personnes), des 1er et 8 mars dans tout le pays. Il suffit pour s’en convaincre de visionner les vidéos de la manifestation du 8 mars, comme celle, bouleversante, de la réalisatrice Drifa Mezenner, ou celle (sous-titrée en français), postée par Farid Yaker : « La manifestation historique du 8 mars à Alger en chants et en images ».

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Une recension (trop rapide, qu’il faudra impérativement compléter) des slogans, affiches et pancartes produits alors atteste de cette remarquable intelligence face aux hommes d’un « système » qui opprime et méprise le peuple depuis si longtemps. Les premiers slogans ont dénoncé, en arabe, en français et en anglais – volonté manifeste d’interpeller la planète entière –, la volonté du « cinquième mandat » annoncé par les manipulateurs de la « momie Bouteflika » : « Algérie libre et démocratique ! », « Une république n’est pas une monarchie ! », « Game over ! », « Système, dégage ! Place aux jeunes ! », « Le peuple ne veut pas de Bouteflika et Saïd ! », « Good morning Algeria : keep calm and force the 5th term. » Mais dans le même temps, et de plus en plus au fil des semaines, ce sont les deux fondements essentiels du régime qui ont été dénoncés par les manifestants pacifiques : la corruption généralisée et le contrôle permanent de la police politique (la légendaire « Sécurité militaire » de 1962, devenue DRS en 1990 puis DSS en 2015).

En témoignent paroles et écrits affirmés lors des dernières manifestations dans les rues des grandes villes algériennes : « Algeria is kidnapped by a gang » ; « Voleurs, vous avez mangé le pays ! » ; « L’Algérie n’est pas la poule aux œufs d’or, mafia dégage ! » Ou encore ce placard non signé en forme d’affiche (en français) à la typographie soignée, circulant depuis le 7 mars sur les réseaux sociaux (illustrée par la photo du général Gaïd Salah, chef de l’armée) : « Messieurs les généraux, envie d’un coup d’État, de tirer sur les manifestants ? Osez un seul coup de feu, versez une seule goutte de sang, LE PEUPLE vous traînera à la Cour pénale internationale pour crime contre l’humanité. Le sang du peuple est notre ligne rouge. Démissionnez, demandez pardon, rendez les milliards et les biens mal acquis. Mieux vaut un petit chez soi qu’un grand en exil. Le peuple est la source du pouvoir. » Ou encore (en français) : « Ni FLN, ni RND, ni DRS/GIA [allusion aux « groupes islamistes de l’armée », appellation ancienne au sein de la population pour désigner les massacreurs ayant sévi dans les années 1990] ! Ni Toufik, ni Bouteflika, ni Saïd, pouvoir au peuple, stop la Françalgérie ! Non au DRS, Gaïd Salah le traître ! »

D’autres slogans témoignent autant de la clairvoyance populaire sur la nature du régime que sur la détermination à le remplacer : « Qui sème la misère récolte la colère » ; « Nous sommes vaccinés contre le chaos » ; « Peuple vivant, pouvoir vacant ! » ; « Le gouvernement nous pisse dessus… Les médias nous disent qu’il pleut ! Lorsque l’injustice devient la loi, alors la résistance devient un devoir » ; « Quand un plat est trop salé, on ne change pas de cuillère » (en arabe, 8 mars) ; « Le président, “nous” le choisirons… Le système, “nous” le changerons. Armée, police, citoyen, c’est “nous”. “Nous c’est le peuple” » ; « Le peuple a décidé : System Reset » ; « Pour un état de droit : 1) libérer l’Algérie ; 2) résistance = existence ». Et le 11 mars, un article de Mediapart complétait remarquablement ce bilan provisoire : « Algérie : l’humour et la dérision pour défier le surréalisme du pouvoir ».

Enfin, depuis le début, il faut le souligner, s’affirme également le refus de toute ingérence étrangère, par des slogans sans équivoque (souvent sur le thème « L’Algérie n’est pas la Syrie ») : « Non à l’ingérence étrangère, affaire de famille » (en arabe, 22 février) ; « Non à l’ingérence étrangère/Par le peuple et pour le peuple/Ceci n’est pas une révolution colorée/Ceci est une révolution vert-rouge-blanche » (en français, 1er mars) ; « Dear USA, there is no oil left, so STAY AWWAY unless you want olive oil » (8 mars).

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Comme toutes ces manifestations sont surtout exprimées dans la langue de l’immense majorité des jeunes, l’« arabe dialectal » algérien (dit darija), elles échappent largement aux observateurs étrangers, notamment français. Habitués de longue date à n’approcher les réalités algériennes que par le seul prisme de leurs native informants (selon le terme d’Edward Saïd), membres de l’intelligentsia laïque francophone qui leur parlent la langue (et les idées) qu’ils comprennent facilement, ces observateurs relaient en France assez spontanément les « analyses » d’intellectuels ou écrivains algériens parfaitement francophones, souvent créateurs talentueux, comme Boualem Sansal, Mohamed Kacimi, Kamel Daoud, Mohammed Sifaoui ou Yasmina Khadra. Ce dernier affirmant par exemple benoitement, dans une interview à L’Obs du 7 mars 2019, à propos des mobilisations en cours : « Où trouver la bonne personne pour incarner les espoirs de la nation ? Le manque de discernement chez une grande partie du peuple, conjugué à la méfiance héritée des désillusions et à la promptitude de contester toute figure qui se propose de mener la marche populaire, risque de retarder la prise de conscience générale. C’est désormais aux opposants sincères de convaincre et d’agir au plus vite car le temps est le meilleur atout du régime. » Tout est dit : face au « manque de discernement » du peuple, seuls les « opposants sincères » au régime, dont ils ne sont en réalité qu’une manifestation perverse, pourraient agir… Afin que « tout change pour que rien ne change », selon la formule consacrée. Khadra, mais il n’est pas le seul, offre ainsi une stupéfiante illustration de l’aveuglement des personnages issus d’un régime devenu expert dans la fabrication de ses « opposants » sans danger pour lui, et souvent relayés dans les médias français. Des personnages le plus souvent sincèrement convaincus par leur dénégation de la réalité, quand ils s’escriment encore à nier la formidable lucidité exprimée dans les rues par le peuple algérien, de mille façons, depuis le 22 février 2019.

Heureusement que d’autres intellectuels algériens et français, de plus en plus nombreux, qui avaient peu ou prou été dupes de la désinformation organisée dans les années 1990 par « service d’action psychologique » de la police politique (le DRS), saluent aujourd’hui cette lucidité populaire. Quand on sait leur rôle dans la formation de l’opinion des responsables politiques occidentaux, il faut y voir une promesse d’espoir. Mais c’est bien le peuple algérien qui aura le dernier mot

Algeria Watch

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9 commentaires

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  1. C’est un peu triste à dire mais le rappel .à Dieu de Bouteflika dans les meilleurs délais sera la meilleure solution pour lui et pour l’Algérie : le dernier service qu’il pourrait rendre au pays.

    Avec Boumédiène, le pouvoir algérien avait pratiqué un acharnement médical qui n’avait de comparable que celui infligé en Espagne à Franco.

    Avec Bouteflika, c’est de l’acharnement médico-politique sauf que cette fois-ci, c’est le régime lui même qui est en état de mort clinique…

  2. cémwé1) quelle est la composante ethnique du fameux,sanglant comité “”national”” de “”sauvegarde””de l’algérie?2)Boudiaf,rahimahouALLAH,LE 12 Janvier1992,au pied de l’avion qui l’avait ramené du maroc à 1journaliste,qui lui demandait son avis sur les résultats du 1er tour du scrutin;lui a répondu texto(visionne la vidéo elle existe)avec son accent légèrement nasal:”La kabylie a voté kabyle” 3)selon el watan de belhouchet l’algérie se subdivise en 4 régions:la kabylie(région du nouveau peuple “”élu””-les plus démocrates,les plus modernistes,réf:yassine temlali- hacha mes cousins les Juifs)l’Est,le Centre et en dernier le bled des houariate,l’Ouest;donc d’après tes critères,lui est encore moins algérien que moi!4)vous nous avez promis une république démocratique,on a fait semblant de vous croire,résultat:Les “”généraux se sont amnistiés et surtout ils ont amnistié les égorgeurs en les intégrant avec l’argent du peuple(ils sont les seuls et uniques propriétaires du Produit Intérieur Brut de ce pays.Abane Ramdhan,rahimahouALLAH, doit se retourner dans sa tombe ,lui qui s’est sacrifié pour le principe du Primat du Politique,le civil sur le militaire en voyant ses fils et petits fils se cacher derrière les “”généraux”” pour imposer au peuple par les armes leur démocrassie.

  3. Si elle est ce à quoi je pense, Algeria Watch qui signe cet article est une ONG qui milite sans répit pour l’invasion de l’Algérie par les Subsahariens de tout acabit( mendiants, prostituées, délinquants compris ) donc contre les intérêts fondamentaux du peuple algérien, aussi pour moi elle vaut zéro crédibilité. Admirez au passage cette citation qu’elle fait ici même de Boualem Sansal et de Mohamed Sifaoui qui sont plus sionistes que les sionistes eux mêmes, ce dont nul n’ignore.
    Entre parenthèses ce n’est pas le rôle d’une ONG des droit de l’homme d’intervenir dans la bataille, son rôle doit se limiter à veiller à la liberté d’expression et à dénoncer ses entraves et abus policiers s’il y a lieu, pas plus.
    Mohamed Sifaoui, l’homme à l’étoile de David à la boutonnière ne cesse de jeter l’épouvante dans le cœur des Français en cornant que si l’Algérie se déstabilise la France va se retrouver envahie par 10 à 15 millions d’Algériens, ces abominables, soit les trois quart de la population adulte algérienne par le miracle du regroupement familial, on se demande bien comment. A titre d’arrière cousin ? Pourtant pendant la Décennie Noire avec un baril de pétrole à 10 dollars il n’y a pas une d’émigration massive des Algériens ni vers la France ni vers les pays voisins, seulement des intellectuels particulièrement ciblés et beaucoup d’opportunistes qui ont profité de l’aubaine.
    Quant à Boualem Sansal ce n’est pas un Algérien mais un Marocain du Rif de père et de mère, ce dont il ne se cache pas et donc il n’a aucune raison de manifester un patriotisme débordant à l’égard d’un pays qui a accueilli son père pendant la période coloniale. Sa nationalité algérienne est pour moi un mystère. C’était dans les années soixante une nationalité impossible à acquérir. L’Algérie est son fond de commerce, c’est beaucoup plus vendeur que le maroc, son vrai pays.
    Pour le reste, oui, les manifestants n’ont pas à éjecter des chefs de partis venus battre le pavé. S’ils montrent une telle intolérance on peut douter de leur sens de la démocratie. Maintenant si ce sont des ” envoyés spéciaux”, je pense que les vieux routiers des partis d’opposition auront compris à quoi ils avaient affaire.
    Pour finir, rappelons une fois de plus que si les peuples ont les gouvernements qu’ils méritent, dans notre cas c’est ce gouvernement qui s’avère ne pas mériter ce peuple.

  4. @Lamine : the problem in our country is they infrastructures ; metro train rapide auto route centre commerciales etc..et non les héros que vous présentez marre de cette mentalité très arriéré, cette fois vous auriez jamais la même chose où une autre algérie basé sur le calcul et l’information au peuple du centimes pré où bien comme on ne supporte cette racaille au pouvoir nous ferons une confédération on verra on verra…

  5. A Lamine je vous cite
    « ces élections ont été gagnées par trois partis,eh oui ,3partis seulement,parce que les propriétaires du p.i.b de ce pays ont imposé 1 scrutin majoritaire;2partis d’audience nationale et1 régionale(il suffit de faire une étude arithmétique de la répartition des voix de chaque parti à travers les 3régions. »
    D’un c’est faux, relisez votre source
    https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_l%C3%A9gislatives_alg%C3%A9riennes_de_1991
    Les trois partis dont vous parlez ont totalisé 78.1% des voix que faites vous des 22% restants ? Et si ce sont les seuls à avoir été retenus par wiki c’est tout connement parce qu’il s’agissait d’un scrutin à deux tours et qu’ils avaient gagné 231 sièges dès le premier tour c’est tout.
    Ah oui au fait, 231 sur … 430, le reste devait être tranché au deuxième tour qui n’a jamais eu lieu.
    De deux, le FFS est un parti national pas régional comme vous le dites.
    De trois, « à travers les 3régions. « quelles 3 régions ? Il n’y a jamais eu 3 régions en Algérie et vous êtes un algérien comme je suis suédois.
    De trois, bien aimable à vous mais demander aux algériens de revenir aux résultats d’une élection qui a eu lieu il y a 28 ans (1 manifestant sur deux n’était même pas né) et qui a été suivie par 250 000 morts même en faisant un gros souci de déni et l’impasse totale sur l’intégralité du traumatisme vécu par chaque famille en Algérie, reviendrait selon vous à “partager” le pouvoir à hauteur de :
    47% pour l’Islam politique et 23 % au FLN… C’est de l’humour ?

  6. À mon avis pour que le mouvement populaire actuel réussisse,il faut qu il soit pris en charge par de véritables Personnalités Politiques patriotes,intègres;pour cela il faut se baser sur 1seul critère ,celui des seules élections démocratiques de toute l’Histoire de l’algérie depuis 1830,excepté le référendum sur l’autodétermination de 1962, à nos jours; celles de 1991dont il faut tirer les enseignements:1)technique-politique:ces élections ont été gagnées par trois partis,eh oui ,3partis seulement,parce que les propriétaires du p.i.b de ce pays ont imposé 1 scrutin majoritaire;2partis d’audience nationale et1 régionale(il suffit de faire une étude arithmétique de la répartition des voix de chaque parti à travers les 3régions.)2)Politique-moral:la Morale et la politique sont antagoniques,je veux ici parler des véritables intellectuels qui ont été soit écartés,tels Omar Benderra,Lahouari Addi ;soit éliminés tels Djaout,Boukhobza,Mekbel,ce dernier était 1éradicateur(terme horrible, sanglant)cependant je le respecte parce que il était sincère et justement quand il s’était aperçu que les intellectuels n’étaient pas éliminés par les gia,les escadrons de la mort;on l’a éradiqué(retrouvez la dernière interview qu il a accordée à une journaliste allemande.)par les intellos démocrasses qui se désignaient eux mêmes par les éradicateurs,terme très démocratiquement horrible et sanglant,tels said saadi pour qui le peuple est bête,manipulable à merci,il a mal voté!et omar belhouchet grand journaliste devant l’éternel!Ce sont là des faits avérés,il suffit de revisionner les archives de la r.t.a.Ces gens là doivent être écartés,pas éliminés,ni même jugés,il ne faut pas s’abaisser à leur niveau;ainsi que les oligarques(rebrab, haddad… on ne doit pas leur appliquer le fameux “min aina laka hadha”qu ils conservent leur fortune!)La période actuelle,pour être Historique ne doit pas être souillée par des règlements de compte qui sont toujours sanglants!Enfin l’équilibre régional doit être scrupuleusement observé parmi les détenteurs des 3pouvoir surtout le militaire,pouvoir fondamental,dans 1 pays sous développé ( le peuple de l’Ouest doit saisir cette occasion historique.)

  7. Je cite Zaitout sur Ali benhadj dans une de ses vidéos : « La valeur religieuse de Ali Benhadj …»
    Tozz, un fou furieux oui et qui porte une lourde responsabilité dans les années de sang et de malheur de l’Algérie
    Et c’est fort de cette clairvoyance là, qu’un zaitout prétend juger de l’action diplomatique dans le monde de Ibrahimi qui aurait selon lui avec les accords de Taef mis le Liban à feu et à sang…
    Ras le bol des menteurs de tous poils et des pyromanes qui osent signer au nom de Dieu.
    Une seule satisfaction, une fois qu’il rentrera en Algérie, il verra si c’est le Fis ou ce qu’il en reste que le peuple veut mettre au pouvoir…

  8. La formule de Yasmina Khadra est malheureuse mais elle sous-tend un fond de vrai.
    Une partie des manifestants -ou plus probablement des intrus spécialement briefés pour-, ont chahuté et rejeté au nom de millions d’autres (de quel droit), systématiquement toutes les personnalités de l’opposition qui ont souhaité rejoindre les manifestations dont Mme Louisa Hanoune qui n’a jamais fait partie du système et qui est toujours restée vigilante sur l’essentiel des tentatives de mise à sac du pays. La confusion était évidemment voulue.
    Et le mot d’ordre est passé, ni pouvoir ni opposition de même que seront rejetés plus tard des Benflis, des Benbitour et d’autres gens intègres et enfin bien sûr, Lamamra et Ibrahimi qui eux sont certes de purs produits du système mais qui bénéficiaient jusque là d’une certaine crédibilité qui aurait pu leur permettre de jouer un rôle de facilitateur. Et Ibrahimi a effectivement commencé en demandant à recevoir et à discuter avec des gens comme Rahabi, Said Sadi, Mme Hanoune… Comme par hasard, lui sait très bien qui sont les poids lourds crédibles dans l’opposition. Mais non, une minorité de manifestants décide au nom de tout le peuple qu’il faut faire le vide devant soi et n’avoir plus aucun interlocuteur d’aucune sorte… Pas très malin non et évidemment soutenu à bout de bras depuis l’étranger par des gens comme zaitout qui trouve toutes les qualités au zigoto Ali Benhadj mais assure par contre qu’Ibrahimi n’a fait dans sa carrière de diplomate que le service après vente pour “l’empire” en Afghanistan, au Liban (Taef), en Syrie et ailleurs… petit.
    Bref, Khadra a raison, la méfiance excessive devenant paranoïa générale, ne fera que retarder la solution et servira juste d’alibi au système pour se maintenir encore et encore genre « Voyez, on leur propose des solutions avec des personnalités consensuelles et ils n’en veulent pas c’est eux qui sont à blâmer pour leur manque de réalisme»
    Je fume du thé comme dirait Hakim le cauchemar continue.

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