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La flambée des actes islamophobes au Royaume-Uni

D’une rive à l’autre de la Manche, le brasier incandescent de la haine que les « pompiers-pyromanes » et autres ultra-nationalistes ravivent sans relâche et les forces de l’ordre échouent à circonscrire, s’évalue à l’aune d’une flambée d’agressions islamophobes sans précédent chez nos proches voisins britanniques.

Les chiffres recensant les actes anti-musulmans s’envolent à Londres notamment, mais aussi dans le reste du royaume, le sombre bilan de 478 crimes comptabilisés en 2014, de janvier à juillet, étant pulvérisé par le record alarmant de 816 attaques en tous genres au cours de ces 12 derniers mois, soit une hausse globale de plus de 70% dont Tell Mama, le premier service musulman d’assistance téléphonique du pays, suit de très près l’évolution en faisant le même effrayant constat, mois après mois : les femmes voilées restent les proies de prédilection de l’islamophobie violente, 60% d’entre elles ayant été victimes d’agressions verbales et physiques d’une sauvagerie inouïe, incluant le très répandu arrachage de hijab ou de niqab avec une force décuplée, qui est désormais indissociable d’un mode opératoire quasi immuable.

"Nous avons réalisé très tôt, statistiques à l’appui, que les femmes qui portent le niqab ou le hijab sont la cible d’un véritable déchaînement de fureur, en plein jour, sur la voie publique. La vue d’un voile entourant ou couvrant le visage fait manifestement ressortir les pires pulsions chez les racistes les plus primaires, fanatisés, et les plus lâches aussi", a récemment commenté l'un des responsables de Tell Mama.

Alors que tous les regards se tournent vers la police britannique, incapable pour l’heure de juguler cette nouvelle poussée de violences islamophobes, le commandant Mak Chishty, qui chapeaute un service composé de plus de 900 officiers spécialisés dans le traitement des crimes de haine à Londres, a réitéré la ferme volonté d’y opposer la « tolérance zéro », tout en incitant les victimes à briser le silence et à porter plainte : "Nous ne tolérerons pas la recrudescence de crimes haineux, et je m’engage à prendre toutes les mesures nécessaires pour enquêter sur toutes les affaires, en assurant les victimes de notre soutien et de notre désir de mettre les coupables hors d’état de nuire", a-t-il assuré, renchérissant avec force : "Personne ne devrait souffrir en silence, alors s'il vous plaît signaler les crimes de haine dès que possible, afin que nous puissions agir".

Une consigne qui n'est assurément pas tombée dans l'oreille d'un sourd, les musulmans britanniques attendant fébrilement que ces paroles rassurantes et ce volontarisme policier se traduisent à présent par des actes significatifs.

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