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La fabrique politique de la violence policière: A propos des attaques contre Camélia Jordana

La scène politique et médiatique française vient de vivre un nouvel accès de fièvre idéologique pour imposer le point de vue des dominants et  de frénésie collective pour silencier une parole critique. Cette fois-ci le déclencheur est une déclaration de la chanteuse Camélia Jordana sur les violences policières lors de l’émission « On n’est pas couché » de France 2 du 23 mai 2020 : «  il y a des hommes et des femmes qui se font massacrer quotidiennement en France, tous les jours, pour nulle autre raison que leur couleur de peau […] Il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic, et j’en fait partie. Aujourd’hui j’ai les cheveux défrisés. Quand j’ai les cheveux frisés je ne me sens pas en sécurité face à un flic en France[i]. »

Depuis les déclarations fustigeant la chanteuse se sont multipliées, les « chroniqueurs » et pseudo spécialistes s’en sont donnés à cœur joie, l’extrême-droite a été invitée sur tous les plateaux pour exprimer son indignation, un syndicat de police a porté plainte, etc., et bien sûr nous avons eu droit à une condamnation officielle du gouvernement par la bouche de son ministre de l’intérieur. Ce même gouvernement n’avait pas trouvé nécessaire de dire le moindre mot pour réagir à l’incendie criminel d’un campement Rom le 19 mai ou aux tags islamophobes sur les murs de la mosquée de Cholet deux jours plus tard. Quelle réalité cette fièvre médiatique et politique tente-t-elle d’invisibiliser ?

Les symptômes d’un cancer politiquement fabriqué

La réalité dénoncée par la chanteuse n’est ni nouvelle, ni exagérée. Elle est désormais documentée par de nombreuses recherches et par autant de rapports d’enquêtes d’associations de défense des droits humains. Elle a été à l’origine de multiples révoltes collectives des quartiers populaires depuis la fin de la décennie 70 avec comme summum les révoltes de novembre 2005 qui voient 400 quartiers populaires de l’hexagone devenir le théâtre d’affrontements entre des jeunes et la police pendant 21 jours.

Ces révoltes étaient inédites en France comme en Europe tant du fait de leur intensité que de leur durée. Les sociologues Marwan Mohammed et Laurent Mucchielli écrivaient déjà à leur propos : « Quotidiennes, les interactions conflictuelles entre policiers et jeunes de ces quartiers représentent pour ces derniers un condensé et un résumé de la violence sociale et politique qu’ils ressentent[ii]. » Analysant ces révoltes sur la ville de Saint-Denis une enquête publiée en 2006 converge vers ce constat «  d’expériences « douloureuses » avec la police : « Les rapports conflictuels avec la police sont très présents dans les récits qu’ils peuvent faire de leur quotidien. Les récits des contrôles répétés et des humiliations subies à cette occasion sont omniprésents dans chacune de nos conversations.

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Cette tension entre les jeunes et la police apparaît très vite centrale dans le rapport de ces jeunes à la société[iii]. » Un rapport d’Amnesty International publié en 2005 qui se penche sur trente exemples  de violences policières porte le titre éloquent suivant : « France : Pour une véritable justice. Mettre fin à l’impunité de fait des agents de la force publique dans des cas de coups de feu, de morts en garde à vue, de torture et autres mauvais traitements[iv]. »

Enfin des initiatives militantes se sont attachées à quantifier le nombre de victimes de ces violences policières inscrites dans la longue durée. Le magazine « Bastamag » recense ainsi 676 morts en 43 ans « à la suite d’interventions policières ou du fait d’un agent des forces de l’ordre[v] ». Enfin ces violences policières ne touchent pas indifféremment tous les citoyens. La couleur de la peau, le lieu de résidence et l’âge spécifient les victimes.

Un rapport de l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) portant sur la période 2005/2015 résume le profil des victimes comme suit : « D’après les données recueillies par l’ACAT, les membres de minorités visibles représentent toujours une part importante des personnes victimes. C’est particulièrement le cas concernant les décès. Sur les 26 décès survenus dans le cadre d’opérations de police ou de gendarmerie et examinés par l’ACAT, au moins 22 concernaient des personnes issues de minorités visibles[vi]. »

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Le même rapport indique que 38 % des victimes ont moins de 25 ans et 75 % moins de 35 ans. Si la violence subie par les Gilets Jaunes a permis de visibiliser l’existence de ces pratiques scandaleuses, elle ne constitue que l’extension de pratiques banalisées que subissent les jeunes des quartiers populaires en général et les Noirs et les Arabes en particulier. Tant sur le plan quantitatif que sur celui de la spécificité des victimes Camélia Jordana n’a fait que rappeler une réalité avérée.

A ces violences policières directes, il convient d’ajouter d’autres pratiques destructrices  « indirectes » c’est-à-dire ne se traduisant pas par l’usage de la force physique. Du tutoiement au contrôle au faciès à répétition en passant par l’amende abusive, du harcèlement à l’humiliation en passant par l’injure raciste et/ou sexiste, cette violence atmosphérique est une des dimensions de la socialisation des jeunes des quartiers populaires. Elle caractérise leur quotidienneté. Elle marque durablement leur rapport au monde et à la société. Elle s’intègre dans leur subjectivité. Elle détermine leurs réactions. Elle produit un sentiment d’insécurité lors des interactions [et même lors du simple croisement] avec les représentants des « forces de l’ordre ». Ces pratiques sont, tout autant documentées que les violences policières directes. Comme le souligne le sociologue Didier Lapeyronnie cette expérience particulière du rapport à la police est décrite massivement dans de nombreuses enquêtes :

 La police et plus généralement les institutions répressives exercent une forte pression sur leur existence quotidienne, non pour les protéger, mais pour réprimer leur mode de vie, ou les tenir enfermés dans le ghetto. Comme un peu partout dans les cités de banlieue en France, les contrôles d’identité répétitifs et arbitraires créent une forte tension. Le tutoiement systématique, les insultes et les menaces parfois, l’attitude générale des policiers, les contrôles au faciès, les descentes brutales en grand nombre et en force engendrent une tension quasi permanente. L’ensemble des jeunes du quartier, qu’ils soient ou non impliqués dans la délinquance, a une image extrêmement négative de la police, si ce n’est violemment hostile. La police incarne un pouvoir arbitraire, brutal et cynique. Dans tous les témoignages aussi, les policiers sont accusés de tenir des propos racistes.[vii]

Cette « atmosphère » qui fait partie de la quotidienneté des quartiers populaires est largement sous-estimée par ceux qui n’y habitent pas [ou qui n’y ont jamais habité]  et en conséquence ne l’ont pas subie dans leur chair et dans leur âme. Il s’agit bien de « chair » [c’est-à-dire d’atteinte au corps] et d’ « âme » [c’est—à-dire d’atteinte à l’image de soi]. Le tutoiement [sans assentiment bien sûr] par exemple que l’on ne peut, bien entendu, pas réduire à une dimension linguistique est perçu pour ce qu’il est réellement : un processus d’infériorisation et de rappel d’une place assignée.

Le sociologue Alex Albert qui a travaillé sur les fonctions du tutoiement dans les relations de travail à partir du concept de « domination rapprochée[viii] » rappelle sur cet aspect l’état des recherches : « Les enquêtes ethnographiques soulignent que les policiers et les gendarmes font du tutoiement le marqueur d’un rapport de forces leur étant favorable, et l’utilisent notamment en interrogatoire comme outil de pression et symbole de « domination » (Jobard, 2002 ; Gauthier, 2010)[ix]. » La palpation dite de « sécurité » est pour sa part une atteinte au corps et à la dignité des personnes. Constatant la banalisation et la généralisation de cette pratique le défenseur des droits souligne : « Le Défenseur des droits rappelle que la palpation de sécurité pratiquée de façon systématique au cours d’un contrôle d’identité […] constitue une atteinte à la dignité humaine disproportionnée par rapport au but à atteindre[x]. »

Nous sommes bien devant une pression signifiant une volonté d’imposer une emprise physique et psychique par la force. Nous pourrions ajouter d’autres dimensions signifiant cette « violence atmosphérique[xi] » : équipements de guerre lors des patrouilles de certains corps de police dans les quartiers populaires, opérations « coup de poing » sur le modèle du raid militaire d’occupation d’un territoire, etc. Cette pression est récurrente et on ne peut pas y échapper.  Un seul exemple quantitatif suffit à illustrer l’ampleur de cette violence atmosphérique : Les jeunes hommes « perçus comme noirs ou arabes » ont « une probabilité 20 fois plus élevée que les autres d’être contrôlés[xii] » démontre une étude du défenseur des droits publiée en 2016.

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Aucune compréhension des attitudes et comportements des jeunes héritiers de l’immigration des quartiers populaires  [Fuite sans raison à l’approche de la police, attitudes réactives de défi pour signifier le refus de la place assignée, tutoiement de la police pour rétablir symboliquement une relation égalitaire, etc.] n’est possible si l’on occulte cette « atmosphère ». Ces attitudes et comportements sont à la fois des fuites d’un risque et d’un danger réel [dont témoigne le nombre de crimes policiers de ces dernières décennies] et une résistance à l’humiliation ou une réaffirmation de la dignité menacée. A juste titre l’association Human Rights Watch titre un de ses rapports sur les contrôles au faciès en France : « La base de l’humiliation[xiii] ». L’image choquante de lycéens contraints par la police de s’agenouiller les mains sur la tête en décembre 2018 a, à juste titre, suscité une indignation publique importante. Une telle situation n’a été possible que parce que l’habitude d’humilier est déjà ancienne et multiforme dans les quartiers populaires.

Camélia Jordana n’a fait que rappeler une réalité indéniable, documentée et dénoncée depuis longtemps. L’ampleur du déni de cette réalité constitue une violence supplémentaire. Il participe de la fabrique politique de la violence policière.

La fabrique politique de la violence policière 

Le constat étant posé, les symptômes étant relevés, il reste à poser un diagnostic. Sans être exhaustif plusieurs dimensions méritent d’être soulignées en raison de leur convergence vers la production et la reproduction d’un système. Nous ne sommes pas en présence d’un projet délibéré machiavélique des gouvernements de ces dernières décennies mais d’une fabrique historique et pragmatique [dans laquelle interviennent des héritages de culture institutionnelle liés à l’histoire longue de l’institution policière, des stratégies d’acteurs spécifiques comme l’extrême-droite et sa stratégie d’infiltration de la police, des choix électoralistes pour flatter une « demande sécuritaire » issue de la massification de la paupérisation et de la précarisation, etc.] d’un système de violences policières tellement ancré et banalisé qu’il dispose désormais d’une certaine autonomie y compris vis-à-vis du pouvoir politique comme plus globalement du champ politique [Comme en témoigne par exemple le pouvoir de pression des syndicats de policiers].

Un héritage du temps long

A l’occasion des commémorations de la victoire contre le nazisme, le ministre de l’intérieur Christophe Castaner rend hommage à la police comme suit : «Partout en France, des policiers ont pris le maquis. Partout en France, des policiers ont guetté l’ennemi, traqué la haine, combattu l’oppression. Partout en France, des policiers ont fait le choix de la résistance. » Une telle présentation de la réalité historique est partielle et partiale. Elle occulte la collaboration massive de l’institution policière à la répression pétainiste et nazie, ainsi que la collaboration à la déportation. « Si des policiers se sont engagés dans la Résistance, c’est en désobéissant à leur hiérarchie et à la politique du gouvernement. […] Ce que l’on peut dire, c’est qu’une minorité de policiers s’est engagée dans la Résistance, comme dans l’ensemble de la population. Mais cette minorité de policiers s’est aussi heurtée à une culture professionnelle qui est celle de l’obéissance[xiv] » corrige l’historien Christian Chevandier.

Récemment décédé Raymond Gurême, un des acteurs de la résistance Tsigane rappelle dès les premières lignes de l’avant-propos de son livre de mémoire que « ce sont des fonctionnaires français qui encadraient les camps d’internement pour « nomades », aucun Allemand n’était en vue » et explique sa volonté de témoigner comme suit : « Soixante-dix ans après les évènements, je parle ici, pour saluer la mémoire de ceux que la France a broyés et oubliés[xv]. »

Maurice Rajsfus, lui aussi témoin de l’époque confirme les mêmes pratiques pour la déportation des Juifs comme en témoigne les titres sans ambiguïté de deux de ses livres[xvi]. Une telle participation massive n’a débouchée que sur des mesures minoritaires de sanction à la Libération. L’historien Jean-Marc Berlière donne les indications quantitatives suivantes pour la préfecture de Paris [celle dont les agents ont exécutés les rafles sinistres] : 20 % d’agents sanctionnés soit 3939 policiers et seulement 770 révocations[xvii]. L’institution policière sort globalement identique de la période. Les habitudes, les représentations, les routines, les pratiques, etc., peuvent aisément se reproduire sur cette base matérielle et humaine en s’adaptant au nouveau rapport de forces idéologique.

Un tel héritage sera constitutif d’une prédisposition à obéir pendant la guerre d’Algérie c’est-à-dire pendant une séquence institutionnelle qui banalise la surveillance et le contrôle au faciès d’une part et la torture et la répression à grande échelle d’autre part.  Le politologue Emmanuel Blanchard[xviii] a restitué dans son excellent ouvrage le rapport particulier entre la police et les « Français Musulmans d’Algérie » (FMA) : recréation de structures policières spécifiques en août 1953 [elles avaient été dissoutes à la libération] c’est-à-dire d’une police d’exception dénommée « Brigades des Agressions et Violences » [BAV], pratique régulière de rafles et de bouclages des territoires où résident les FMA , fichage spécifique, arrestations préventives, contrôles au faciès, couvre-feux réservé uniquement aux FMA en 1958 puis en 1961, etc. Décrivant ces pratiques policières, l’historien Jean-Marc Berlière rappelle : « Tandis que les Compagnies d’intervention, dites « de district » accomplissaient leurs missions de maintien de l’ordre avec une « brutalité erratique » et une violence qui présentent une constante des policiers de la Préfecture de police […] la Police municipale dans la tradition de l’Occupation, met en œuvre tout un travail de police « préventive »[xix]. » Si on ne peut, bien sûr, confondre la situation de l’époque et celle d’aujourd’hui, force est de constater l’existence de similitudes importantes.

Ces éléments de continuité des pratiques policières de l’époque coloniale à aujourd’hui s’expliquent par la continuité de la structure institutionnelle qui n’a pas été remise en cause au moment des indépendances. Ils s’expliquent également par la continuité des personnels. En effet la fin de la guerre d’Algérie signifie également le retour dans l’hexagone des policiers et CRS d’Algérie. Plus globalement des milliers d’agents ont été affectés dans la colonie pour des durées variables pendant l’ensemble de la guerre. Soulignons également qu’à partir de la décennie 50 l’institution policière est le lieu d’une hausse importante du recrutement liée aux départs à la retraite. De nombreux appelés de retour d’Algérie se reconvertiront ainsi dans la police.

Enfin même les agents n’ayant jamais mis les pieds en Algérie ont été confrontés à la guerre qui s’est, on l’oublie trop souvent, également déroulée dans l’hexagone. « A cette époque, explique la sociologue Françoise de Barros, une part importante des nouveaux gardiens de la paix parisiens, eux-mêmes en nette augmentation, sont susceptibles d’avoir une expérience non pas tant de l’Algérie que de la guerre d’indépendance et donc de ses violences extrêmes[xx] ». La longévité professionnelle d’un Papon indique que la continuité est identique pour la hiérarchie. La continuité des pratiques a une base matérielle, structurelle et culturelle qui irrigue l’ensemble de l’institution, certes de manière différenciée selon les régions mais de manière prégnante dans les grandes agglomérations. La « culture » professionnelles, le rapport à certaines populations, les habitus, la conception du métier et des objectifs de la profession, les contenus de formation, etc., ne peuvent pas ne pas être influencés par cette « mémoire incorporée » c’est-à-dire, explique le sociologue et anthropologue Didier Fassin, par l’inscription « de l’histoire […] dans les interstices de la vie quotidienne, dans les discours et les actes, dans les représentations et les pratiques[xxi] ».

Contrôler les « classes dangereuses »

Un tel héritage ne peut cependant pas perdurer aussi longtemps sous le seul effet de la reproduction institutionnelle systémique. C’est aussi le lien avec le contexte politique global qui explique qu’un héritage perdure ou s’amenuise, se reproduit ou mute, s’inscrit dans la durée ou s’amenuise avec le temps. A l’héritage raciste fondé pendant la colonisation, exacerbé pendant la guerre d’Algérie et concrétisé par une socialisation guerrière des agents, se sont greffé les politiques sécuritaires contemporaines en direction des quartiers populaires.

Celles-ci sont historiquement repérables dans l’émergence du thème de l’ « insécurité » dans le débat politique électoral à partir du milieu de la décennie 70 c’est-à-dire au moment où la demande d’égalité des héritiers français de l’immigration postcoloniale émerge. Jusque-là invisibles et invisibilisés comme leurs parents, cette nouvelle génération entre en révolte contre les discriminations racistes qu’ils découvrent en sortant de l’enfance sur les différents marchés des biens rares (logement, travail, formation, etc.). Par l’art, la contestation pacifique [qui aura comme summum la marche pour l’égalité de 1983] mais aussi la révolte sociale [Individuelle par les attitudes et comportements revendicatifs par rapports aux institutions, de groupes sous la forme des « rodéos » de la décennie 80 ou collective sous la forme des révolte de quartiers avec comme point d’orgue la révolte de novembre 2005] ces français exigent un traitement égalitaire.

Les choix économiques néolibéraux qui s’enclenchent à partir de 1983 ferment la porte à toute réponse politique structurelle à ces inégalités et discriminations massives. Le cycle des politiques sécuritaires en direction des quartiers populaires se déploie à droite bien sûr mais également dans une partie non négligeable de la « gauche » qui considère désormais qu’il ne faut plus parler de « causes sociales » et qu’il faut cesser d’ « accorder aux délinquants des excuses absolutoires pour cause de pauvreté ou d’immigration [xxii] » selon les mots de Chevènement. Il ne reste dès lors qu’une orientation possible résumée par le titre du livre coordonnée par Laurent Mucchielli en 2008 : « La frénésie sécuritaire: Retour à l’ordre et nouveau contrôle social[xxiii]. » La logique dominante discursive et pratique se traduira sous la forme de cinq tendances que cet auteur nomme : dramatisation, criminalisation, déshumanisation, disciplinarisation et désocialisation. Concernant les missions de la police dans les quartiers populaires le modèle assumé devient de manière grandissante celui de la « guerre intérieure ». Le sociologue Mathieu Rigouste résume comme suit cette logique de guerre enclenchée depuis le début de la décennie 90 :

La répression des révoltes de l’automne 2005 a déterminé de la même manière l’intensification et la diversification de mécanismes amorcés et expérimentés depuis déjà une décennie. Les quartiers populaires ségrégués servaient de territoire d’expérimentation pour l’importation de la guerre urbaine et du contrôle des foules dans le maintien de l’ordre, depuis les émeutes de Villeurbanne au début des années 1990. Leur traitement médiatico-politique aura permis de légitimer l’émulation d’un processus de fusion des techniques policières et militaires dans le quadrillage des territoires d’exception. Cette dynamique s’inscrivait déjà dans la redéfinition et le redéploiement de la gendarmerie – structure de statut militaire – et une superposition des maillages de sécurité et de défense sur les zones grises[xxiv].

A l’ancien modèle de sur-surveillance de certaines populations conduisant déjà au contrôle au faciès à répétition et aux violences policières se cumule désormais un modèle de « conquête territoriale » conduisant logiquement à une hausse de ces mêmes violences. Car une telle volonté de contrôle d’une population et de ses territoires d’habitation suppose des missions nouvelles pour les agents des forces de l’ordre. Le reste en découle : création de nouvelles unités spécialisées (Brigades Régionales d’Enquêtes et de coordination- BREC, Brigade anti-criminalité – BAC), multiplication des contrôles d’identité, surarmement, militarisation de l’armement policier, opérations coup de poing, banalisation des fouilles et palpations, etc. On comprend mieux dès lors comment l’héritage policier lié à l‘époque coloniale a pu perdurer en dépit du temps qui passe.

L’infiltration de l’extrême-droite

Si la centralité du thème de l’insécurité ne peut pas se résumer à l’action de l’extrême-droite, celle-ci a cependant occupée une place non négligeable dans son installation. Portée par les choix sécuritaires des différents gouvernements depuis de nombreuses décennies, l’extrême-droite développe une stratégie autonome d’enracinement dans la police qui est, selon nous, un troisième facteur du caractère devenu systémique des violences policières qui se surajoute aux deux précédemment cités. L’impact idéologique et organisationnel grandissant de celle-ci dans l’institution policière est repérable à la fois dans l’évolution des votes aux différentes élections politiques, dans ceux des scrutins syndicaux et dans d’autres expressions publiques inquiétantes. Une enquête du Cevipof de 2016 précise que 51.5 %  des policiers et militaires déclare avoir voté Front National aux régionales de 2015 [contre 30 % à la présidentielle de 2012][xxv].

Concernant le poids syndical seule la Fédération professionnelle indépendante de la police (FPIP) est classiquement classée à l’extrême-droite ce qui, compte-tenu de ses scores [1.2 % aux élections professionnelles de 2018], semble attester d’une faible influence syndicale. Une telle conclusion sous-estime la réalité de l’influence de l’extrême-droite. « Le taux de syndicalisation étant très élevé au sein de la police et sachant que les syndicats jouent un grand rôle dans les promotions […] de nombreux policiers ouvertement d’extrême droite se sont syndiqués auprès d’une grande centrale plutôt qu’un syndicat minoritaire d’extrême droite » explique un article du site « Quartiers Libres » consacré à la « radicalisation policière[xxvi] ». Les syndicats Alliance et Synergie-Officiers, habituellement classés à droite recueillent les voix de ces agents d’extrême –droite comme en témoigne leurs déclarations publiques et prises de position[xxvii].

Mais se sont d’autres facteurs, moins quantifiables, qui permettent de mesurer l’infiltration de l’extrême-droite dans la police. Le premier est la pratique de rassemblements publics comme celui de mai 2016 où Marion Maréchal Le Pen et Gilbert Collard prennent la parole, puis celle de manifestations de rue « sauvages » comme celles d’octobre 2016 où des policiers défilent cagoulés et armés. Enfin les manifestations des Gilets Jaunes et celles contre la réforme des retraites ont vu se multiplier le port de symboles d’extrême-droite sur des uniformes (écussons, insignes, autocollants, etc.). « Des nazis dans la police » titrait déjà en 2014 le journaliste Aziz Zemouri en rappelant qu’ « à plusieurs reprises, des fonctionnaires de police ont signalé à leur hiérarchie que des collègues arboraient des signes de ralliement au nazisme. En vain[xxviii]. »  Ces pratiques nouvelles sont certes minoritaires mais elle souligne l’existence d’une extrême-droite policière s’estimant suffisamment solide pour oser une visibilité politique.

Héritage colonial, choix politiques sécuritaires comme seules réponses aux exigences d’égalité des habitants des quartiers populaires, stratégie de contrôle des « classes dangereuses » et de leurs territoires d’habitation sur le modèle d’une « guerre intérieure », impunités policières, discours politiques et médiatiques stigmatisant les quartiers populaires, infiltration de l’extrême-droite, etc., l’ensemble de ces ingrédients ont finis avec le temps par se cumuler et interagir pour se renforcer l’un l’autre c’est-à-dire par faire système. Camélia Jordana n’a fait que mettre des mots sur une réalité : les violences policières sont logiques et prévisibles ; elles sont le résultat d’un  système construit historiquement et politiquement. Rendre visible cette réalité est le premier pas pour la faire cesser. Situer la lutte contre les violences policières en haut de l’agenda militant et politique en est un second tout aussi urgent. Il ne s’agit pas d’une question secondaire mais d’une condition incontournable pour que la « convergence » que beaucoup appellent de leurs vœux cesse d’être un discours abstrait et non crédible.

Notes:

[i] Louis-Valentin Lopez, Violences policières : voici ce qu’a dit exactement Camélia Jordana, https://www.franceinter.fr/societe/violences-policieres-voici-ce-qu-a-dit-exactement-camelia-jordana, consulté le 26 mai 2020 à 9 h 00.

[ii] Marwan Mohammed et Laurent Mucchielli, La police dans les quartiers populaires : un vrai problème !, Mouvements, N° 44, mars – avril 2006, p. 58.

[iii] Michel Kokoreff, Pierre Barron, Odile Steinauer, Enquête sur les violences urbaines. Comprendre les émeutes de novembre 2005. L’exemple de Saint-Denis, Rapport Final, novembre 2006, p. 12.

[iv] Amnesty International, France : Pour une véritable justice. Mettre fin à l’impunité de fait des agents de la force publique dans des cas de coups de feu, de morts en garde à vue, de torture et autres mauvais traitements, Londres, 6 avril 2005.

[v] Ivan du Roy et Ludo Simbille, 676 morts en 43 ans, https://bastamag.net/webdocs/police/, consulté le 26 mai 2020 à 11 h00.

[vi] Action des chrétiens pour l’abolition de la torture, L’ordre et la force. Enquête sur l’usage de la force par les représentants de la loi en France, Rapport d’enquête, 2015, p. 16.

[vii] Didier Lapeyronnie, Ghetto urbain. Ségrégation, violence, pauvreté en France aujourd’hui, Paris, Robert Laffont, Paris, 2008, p. 262.

[viii] Elaboré initialement par la  sociologue Dominique Memmi pour rendre compte des relations de domination au sein de l’espace domestique (aides à domicile, domestiques, relations au sein d’un couple, etc.), le concept de « domination rapprochée » s’est rapidement élargi à l’étude d’autres relations sociales caractérisées par une relation hiérarchique. Cf : Dominique Memmi,  Mai 68 ou la crise de la domination rapprochée, in Dominique Damamme, Boris Gobille, Frédérique Matonti, Bernard Pudal (dir.), Mai-juin 68, Éditions de l’Atelier, Paris, 2008.

[ix] Alex Albert, Tutoyer son chef. Entre rapports sociaux et logiques managériales, Sociologie du travail, volume 61, n° 1, janvier-mars 2019, p. 3.

[x] Décision MDS-2010-34 du 4 janvier 2012 relative aux circonstances d’une verbalisation par des fonctionnaires de la brigade des réseaux ferrés, consultable sur le site du défenseur des droits

[xi] Cf mon article : Quartiers Populaires et institution policière : une humiliation raciste et sexiste atmosphérique, https://bouamamas.wordpress.com/2017/02/21/quartiers-populaires-et-institution-policiere-une-humiliation-raciste-et-sexiste-atmospherique/,

[xii] Défenseur des droits, Relations police/population : le cas des contrôle d’identité, Paris, 2016, p. 17.

[xiii] Human Rights Watch, La base de l’humiliation. Les contrôles d’identité abusifs en France, janvier 2012.

[xiv] Interview de Christian Chevandier, Un historien nuance les propos de Christophe Castaner, https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/histoire/partout-en-france-des-policiers-ont-fait-le-choix-de-la-resistance-un-historien-nuance-les-propos-de-christophe-castaner_3435681.html, consulté le 27 mai 2020 à 11 h 20.

[xv] Raymond Gurême, Interdit aux nomades, Calmann Levy, Paris, 2011, Avant-propos.

[xvi] Maurice Rajsfus, La Police de Vichy, Les forces de l’ordre françaises au service de la Gestapo 1940-1944, Le Cherche midi, Paris, 1995 et Drancy, un camp de concentration très ordinaire, 1941-1944, Le Cherche midi, Paris, 2005.

[xvii] Jean-Marc Berlière, L’épuration de la police parisienne en 1944 -1945, Vingtième siècle, n° 49, 1996, p. 66.

[xviii] Emmanuel Blanchard, La police parisienne et les algériens, 1944 -1962, Nouveau-Monde, Paris, 2011.

[xix] Jean-Marc Berlière, Policiers et pouvoir politique en période de crise : L’exemple de la Guerre d’Algérie (1958-1962), in Jean-Marc Berlière (dir.), Métiers de police: être policier en Europe, XVIII-XXe siècle, Presses Universitaires de Rennes, 2008, p. 534.

[xx] Françoise de Barros, La police et les Algériens : continuités coloniales et poids de la guerre d’indépendance, https://www.metropolitiques.eu/La-police-et-les-Algeriens.html, consulté le 28 mai 2020 à 8 h 20.

[xxi] Didier Fassin, Quand les corps se souviennent: expériences et politiques du sida en Afrique du Sud, La Découverte, Paris, 2006, p. 332.

[xxii] Jean-Pierre Chevènement, Discours de Vincennes du 9 septembre 2001, brochure du Comité de soutien « Chevènement 2002 ».

[xxiii] Laurent Mucchielli (dir.), La frénésie sécuritaire: Retour à l’ordre et nouveau contrôle social, La Découverte, Paris, 2008.

[xxiv] Mathieu Rigouste, L’ennemi intérieur, de la guerre coloniale au contrôle sécuritaire, Cultures et Conflits, n° 67, automne 2007, p. 169.

[xxv] Luc Rouban,  Les fonctionnaires et le Front national, L’enquête électorale française : comprendre 2017, note n° 3, CEVIPOF, Paris,  Décembre 2015, p. 3.

[xxvi] Radicalisation policière : le poids de l’extrême-droite dans les forces de l’ordre, Quartiers Libres, 26 juin 2017.

[xxvii] Voir sur cet aspect les exemples donnés par le magazine Bastamag, Les syndicats de police, combien de division,  https://www.bastamag.net/policiers-marce-de-la-colere-suicides-heures-supplementaires-maintien-de-l-ordre-CRS-BAC-violences-repression-blesses-LBD, consulté le 28 mai 2020 à 15 h.

[xxviii] Aziz Zemouri, Des nazis dans la police, Le Point DU 28 novembre 2014.

Saïd Bouamama

Commentaires

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  1. @patrice
    Je ne répondrai à aucune de tes questions non existentielles.
    En revanche, quand donc seras-tu en mesure d’accorder un verbe avec son sujet ou inversement, toi qui n’en rates pas une, à chaque fois, que l’occasion t’est donnée pour critiquer les autres ou de les corriger, y compris pour des fautes de frappe ou tout simplement d’inattention ?
    Je cite une de tes multiples questions; ne méritant aucunement une quelconque réponse, les assertions d’Allah SWT ton créateur, mais également le mien et celui de toute la création, sont amplement explicites.
    …………………………………
    Elles est ronde ou plate, selon vous?
    …………………………………
    En guise de réponse à celle-ci en particulier, je formule l’interrogation suivante :
    -ton cerveau contient-il deux hémisphères ronds ou uniquement un seul mais plat ?
    Néanmoins, tu peux t’abstenir de répondre par une de tes habituelles affirmations relevant plus de l’absurde que de la logique.

  2. @chyenne12
    Voici donc un lien qui t’éclairera un peu plus, sur les centaines de milliers de chômeurs des villes françaises, partis vivre sous les cieux d’Algérie, avouons le, de biens meilleurs cieux que ceux de la France coloniale, aux abois .
    https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/politique-africaine/algerie-de-la-conquete-francaise-a-la-colonisation_3055363.html
    La colonisation s’établit et se développe vraiment au moment de la Révolution de 1848, avec l’arrivée d’un certain nombre de chômeurs de villes françaises qu’on essaie d’établir en Algérie.

    • Luna : Tu as raison, c’est la vérité. Il ne faut pas être bête, pour comprendre, qu’une société, qui pars en conquête, n’ envoie jamais ses élites! Mais, les masses, sont crédules, est nous n’y pouvons rien !
      Al’ heure actuelle, on parle de la conquête de l’ espace, avec en filigrane la colonisation de Mars. Mais quels colons, va t on y envoyer, eh bien, les prisonniers, des aventuriers volontaires, des sans dents, qui rêvent d’ Eldorado . Les élites, n’ essuient jamais les plâtres, ou alors, c’est une civilisation d’ abrutis !
      Alors, le faits, que ce soit des vas nu pieds, qui sont arrivés , dans ce qui deviendra l’ Algérie, vous surprend ?
      N’ empêche, qu’ils ont, au cours du temps, fait jaillir une pépite, que vous n’ avez pas été capable de faire tourner correctement, après l’ indépendance, ça aussi, c’est une réalité !

  3. @leroy des c*ns
    Quel exploit !
    Enseignant !
    Pourquoi as-tu donc échoué à t’auto enseigner le strict minimum du savoir être et faire qui te font cruellement défaut ?
    Peut-être même, que tu aurais pu t’inculquer un tant soit peu de modestie et d’humilité, car d’autres valeurs morales telles que la sensibilité envers autrui ainsi que l’humanisme te sont totalement inconnues!
    Avoir une langue pendue n’a jamais grandi qui que soit!
    Hélas, avoir du cœur n’est pas à la portée de n »importe qui, ce qui explique ton trop plein de haine gratuite vis à vis des Algériens quelque soit le sujet du débat même quand il n’y a aucun rapport avec eux.
    L’Algérianophobie est monnaie courante chez toi et chez d’autres creux de la cervelle sur ce site

  4. Avis au modérateur :
    Pourquoi n’avez vous pas publié mon précédent poste dans lequel je déplorais des postes orduriers et obscènes que poste honteusement chyenne 12 se croyant sur un site porno, alors qu’il est sur Oumma.com destiné à des musulmans tous âges confondus ?
    Le plus intrigant c’est que le poste que je dénonçais est toujours visible je le cite pour la deuxième fois :
    ………………………………………………………………………………………..
    cheyenne12 31 mai 2020 à 20 h 14 min
    REEDOUANE : Manifester pacifiquement, ça ne veut rien dire, c’est un argument de lâches. Tu manifestes, quand tu es en colère, tu provoques , par des insultes, par des actions, et quand, tu t’ en prends une, tu pleures, vas au bout de tes idées, avec une bonnes paires de couilles, et pas avec des arguments de fillettes, lol
    Répondre

    • Luna : Il faut reconnaître, que les pieds noirs, aimaient certainement l’ Algérie, bien plus que les Algériens eux mêmes, j’ en veux pour preuve, qu’ eux, il a fallu les chasser, alors que les Algériens, eux quittent leur pays , volontairement, et en masse. Vous avez toujours une interprétation bizarre des choses, c’est le syndrome de l’ Arabité, je pense, lol

      • @chyenne12
        Oh là!
        Parler d’amour de l’Algérie de la part d’opportunistes notoires partis envahir ce pays pour diverses raisons, à savoir, la richesse de ses sol et sous-sol, de son sublime climat et de ses paysages pittoresques, bref profiter d’une vie paradisiaque à laquelle ils ne pouvaient y prétendre dans leurs pays d’origine, est une grande blague , n’est ce pas l’intervenant qui ne manque pas d’air, mais qui manque drastiquement de bonnes manières, entre autres, un langage ordurier digne de certains résidents des bas fonds français qui ne se résument pas seulement à quelques banlieues que vous n’avez de cesse de citer INJUSTEMENT, en mauvais exemples comportementaux.

        • Luna : Pauvres petites oreilles chaste, qui agrémentent un visage, qui cache une vraie langue de vipère !
          Il faut quand même, que tu saches, que quand les Français, sont arrivés sur ce territoire, auquel, ils donneront par la suite, le nom d’ Algérie, ils ignoraient , les richesses que le sol renfermait, donc, tu ne peux pas te servir de cet argument fallacieux !
          Quand a la vie paradisiaque, que tu décris, elle l’ est pour les Algériens en France, qui vivent avec la sécurité sociale, et les allocations familiales, et le chômage, parce que ceux, qui sont au pays, c’est loin d’ être idyllique, et pour preuve, il y en a beaucoup, qui risquent leur vie, pour fuir, vers de cieux meilleurs, en France !
          Quand au langage, il ne faut pas confondre bonnes manières, et pudibonderie, parce que, je ne fais qu’utiliser les mot du dictionnaire de l’ académie Française, référence de l’ enseignement scolaire national :
          https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/couille/19735
          Alors, avant de monter sur tes grands chevaux, apprends la langue, du pays qui te reçoit, tu auras l’ air moins bête. Parce que c’est toi, qui utilises des poncifs, style :  » langage ordurier digne de certains résidents des bas fonds français  » , qui ne veut pas dire grand chose !

          • @chyenne 12 ou « z » l’imposteur aux multiples pseudos de racleur de ch…..s.
            Pauvre « petite boule de suif » (comprends au passage, que le lien avec le titre de la nouvelle de Guy De Maupassant « Boule de suif » n’est nullement fortuit, puisque tu as tout de l’âme d’une prostituée, qui en veut à ses clients d’avoir abusé d’elle et de manger ses victuailles, à la fois, lesquelles en réalité, ne sont pas siennes ).
            Autrement dit, petit vietnamien égaré, sache que la France dans laquelle tu as échoué par le malheur d’une relation sexuelle d’un instant donné, n’est pas la propriété de tes ancêtres vietnamiens, pas plus que ne le sont, les différentes prestations sociales, auxquelles pourraient prétendre les citoyens français dans toute leur diversité.
            Le comble de ta médiocrité congénitale, c’est que le boat people vietnamien, que tu es assurément, croit avoir plus de droits, avec une nationalité acquise par opportunisme en tant que demandeur d’asile, ( les premiers migrants d’ex Indochine ) et non pas par identifié héréditaire, que le reste de la population française, notamment, les Algériens que tu cites systématiquement, dans tes vomis fétides.
            Faut-il te signaler que ces derniers, ont un milliard de fois plus de LÉGITIMITÉ que toi ou qui que soit d’autre qui ouvrirait sa fosse septique qui sert accessoirement de vide ordures, pour les médire ?.
            Il y a fort à parier que c’est plutôt toi qui vis des aides sociales, puisque tu passes sur Oumma.com, ta misérable, pitoyable et insignifiante vie, à cracher ton venin notoire, sur d’autres français, autrement plus légitimes et plus prioritaires que toi, surtout historiquement parlant.
            La France que tu voudrais t’accaparer honteusement, doit sa libération, en partie, au sacrifice de milliers d’Algériens qui avaient courageusement, combattu les nazis, qui semblent avoir laissé de grandes et indélébiles empreintes sur ton petit esprit de SIMPLET.
            Quant au dictionnaire « le Larousse », auquel tu fais référence bêtement, tu ne sembles pas comprendre tant que ça, ses enseignements, puisque tu en es à ignorer une des règles les plus élémentaires de la grammaire française, à savoir l’accord de l’adjectif et du pluriel tout court, ou encore, la répétition un million de fois, de la conjonction de coordination « et », que l’on utilise uniquement, à la fin de la phrase et certainement pas après une virgule, tel que tu l’as fait dans ton torchon commentaire, ou encore ta confusion de la préposition « à » avec l’auxiliaire avoir, conjugué au présent simple de l’indicatif, à la troisième personne du singulier etc …
            D’ailleurs, en parlant de la virgule, tu as tendance à en mettre après chaque mot dans tes bribes de phrases incohérentes et sans intérêt aucun.
            je cite tes fautes dignes d’un élève de CE2:
            « cheyenne125 juin 2020 à 12 h 09 min
            -Luna : Pauvres petites oreilles chaste ??? 1 ère faute
            -Quand((( a ??? ))) la vie paradisiaque, 2ème faute
            -vers ((( de ??? ))) cieux meilleurs, en France ! 3ème faute
            -je ne fais qu’utiliser les ((( mot ??? ))) du dictionnaire 4ème faute
            Toutefois, tes multiples étourderies ne font que me réconforter dans l’idée, que tu es n’es ni plus ni moins qu’un sombre idiot, qui voudrait briller sur le dos, de ses seigneurs Algériens, ayant à leur crédit, contrairement, à toi ainsi qu’à une flopée de quadrupèdes, se complaisant à éructer leur ignorance, un panel infini de compétences et de qualifications intellectuelles ainsi que des valeurs morales que tu ne pourras jamais acquérir, même si tu devais vivre plusieurs siècles à venir.
            Nonobstant, ta référence hors sujet au Larousse, il semble évident que tu aurais plus besoin d’un Bescherelle, afin de palier à tes incommensurables lacunes grammaticales de la langue française que tu m’accuses de ne pas maîtriser, une absurdité à faire rire même plus con que toi.

          • Luna : Hé bien voila, quand on est acculé, on cherche des défenses, quand on ne peut nier l’ évidence d’une réflexion, on attaque son auteur, sur son physique, lol
            Vous n’ avez, pour arguments, que la haine, vous ne savez qu’ avilir, comme si le fait de vouloir dévaloriser les gens, par la vulgarité, était une forme d’ intelligence !
            Vous avez tout faux, a tous les niveaux, et aux vues, de ton commentaire, tout en finesse, ou tu étales un tissus de bêtises, rarement vu jusqu’ici, il faut se rendre a l’ évidence, que j’ ai fini, vraiment, a trouver plus con que moi, lol

          • @cheyenne12
            si vous réussissez à avoir un échange avec Luna qui ne soit pas basé sur un échange d’insulte, je pense que vous aurrai droit à une médaille. Je n’ai jamais vu un post constructif de sa part. Si vous, ou d’autre ne proposiez pas de controverse, elle n’aurai absolument jamais rien écrit…triste pour elle, mais on le ressent en la lisant.

      • Cheyenne,vous devez prendre vos fantasmes pour des réalités. »les algériens quittent leur pays en masse ».Avez-vous fait des statistiques?En Algérie ,il y a plus de 40 millions d’Algériens qui ne rêvent que de vivre chez eux sans les éléments de la « issaba » que vous accueillez chez vous en leur octroyant gracieusement le nationalité française ou la résidence à vie…

        • Nacéra : Je voudrais quand vous faire remarquer, que la France comptes 800.000 Algériens, sur son territoire, alors la ‘ issaba ‘, a d’ autres, et il faut savoir, que durant la colonisation, la population Française, en Algérie, n’ a jamais dépassée le million de Français !
          Quand a la population Algérienne, elle est de 43, 5 millions d’ âmes, dont une immense partie de la jeunesse, qui veut quitter le pays, c’est un fait avéré !

          • cheyenne,
            Durant la colonisation,un million d’européen a réduit à la servitude la plus abjecte 9 millions d’algériens sur leur territoire légitime.
            Quand à la population algérienne qui est de 43,5 millions d’individus avec un taux de 70% de moins 30 ans;donc d’après vos calculs ,environ 30 millions de jeunes vigoureux algériens voudraient quitter le pays. L’Algérie deviendrait alors un pays de vieillards…Et pourquoi donc se sont -il soulevé durant le hirak ,serait-ce pour émigrer ?

          • cheyenne,
            Bon,puisque vous insistez,donc 84% des algériens rêvent d’aller vivre en Europe…Ils envahiront donc l’Europe et l’Europe s’islamisera.Dans le même temps,l’Algérie se videra de ses habitants qui laisseront place aux pieds noirs nostalgiques qui pleurent toujours « leur » chère Algérie et qui pourront revenir s’y installer..La boucle sera ainsi bouclée dans le meilleur des mondes où les algériens seront très heureux en Europe ainsi que les pieds noirs en Algérie.

          • Nacéra : Il se pourrait, que l’ Algérie, ai plus besoin des pieds noirs, que la France, des Algériens, sans vouloir être !
            Parce que l’ amour que les Pieds noirs ont pour l’ Algérie, n’ d’ équivalent que la haine , que beaucoup d’ Algériens, même vivant en France, ont pour leur terre d’ accueil !

          • les pieds noirs qui ont vraiment aimé l’Algérie,y sont resté;mais ils se comptent sur les doigts de la main.Ils n’ont pas fui car n’ayant pas du sang sur les mains.Ils ont participé activement à la reconstruction du jeune état indépendant.Ils ont été des algériens à part entière et leur descendance l’est également et n’a plus rien avoir avec l’appellation « pied noirs ».Ils ont définitivement tourné la page en ayant choisi de rester sur la terre qui’ils ont aimé…
            quand à la «  »haine » que les français d’origine immigrée a pour la France,ça c’est vous qui le dite,et s’il existe un problème sociologique avec ces français « de seconde zone »,et bien c’est à la France de le résoudre;;l’Algérie ne le fera sans doute pas à sa place…

  5. Cher Reedouane,
    Oui ,moins de chômage adoucirait certainement Les tensions sociales je ne peux vous contredire sur ce point là.
    La fracture est maintenant plus profonde que cela
    Elle est culturelle,
    Elle est religieuse
    Elle est  » racialiste »
    En plus d’économique,et sociale
    Khalim a également raison d’ajouter que cela se passe bien entre les gens,dans de nombreux cas. Et bien heureusement…..
    Il est effectivement difficile de se livrer à une analyse ,ou de donner simplement son opinion,sans généraliser car un bloc social n’est jamais uniforme,Et c’est tant mieux.
    C’est l’expérience de mes trente ans d’enseignement,de contact avec Les parents Les élèves,Les autres enseignants,qui m’alerte actuellement puisque j’y constate de lourds changements,qui ne vont pas dans le bon sens…Mon ressenti du terrain est très inquiétant….
    Bien fraternellement à vous,Reedouane,mais aussi à tous les autres….

    • @Mashiabelle
      Je comprends votre désespoir, tout le monde n’est pas catholique en France. Et quelle toture de devoir enseigner à des enfants d’autres confessions. Surtout quand l’histoire leur apprend les merveilles de l’inquisition. Cela ne doit pas être évident à vivre pour une fervente catholique comme vous. Ceci dit, les seuls à plaindre sont les enfants, victimes qu’ils sont d’une discrimination ignominieuse. On s’étonne après que certains finissent mal instruits.

  6. amélia Jordana qui s’est débarassé de son nom Riad-Aliouane (probablement trop arabe pour faire carrière) joue sur les deux tableaux. Elle a joué dans un film où on caricature l’Islam à fond, elle a montré sa poitrine de mémé à la france entière, dans une photo absolument ridicule où elle était sensé représenter marianne.
    Là, elle est venue faire sa promo et pour faire un peu le buzz, elle s’est souvenue de ses origines et tout d’un coup, elle prétend vivre ce que vivent les musulmans et les afro-maghrébins en france.
    Quelle hypocrisie! Tout ça pour vendre sa daube….

  7. Camélia Jordana qui s’est débarassé de son nom Riad-Aliouane (probablement trop arabe faire carrière) joue sur les deux tableaux. Elle a joué dans un film où on caricature l’Islam à fond, elle a montré sa poitrine de mémé à la france entière, dans une photo absolument ridicule o elle était sensé représenter marianne.
    Là, elle est venue faire sa promo et pour faire un peu le buzz, elle s’est souvenue de ses origines et tout d’un coup, elle prétend vivre ce que vivent les musulmans et les afro-maghrébins en france.
    Quelle hypocrisie! Tout ça pour vendre sa daube….

  8. @Massabielle:
    Il n’est jamais trop tard pour bien faire…
    Résorber le chômage permettrait d’adoucir les tensions sociales considérablement car l’oisiveté, est mère de tous les vices, ensuite il « suffit » d’une volonté ou plutôt d’un courage politique pour rassembler tous les français.
    Fraternellement.

  9. Salam, si on m’avait demandé avant, je n’aurais pas dit que la chanteuse Camelia Jordana soit une qui craint la police, j’ai un CD d’elle, bon, ça s’écoute, c’est paisible, belle musique mais rien de contestataire.
    L’article est long, je n’ai pas tout lu. Mais en effet, la peur de la police est telle chez les minorités dites visibles qu’elle provoque des réactions inapropriées. Ressouvenons-nous en 2005, du drame de ces jeunes gens qui ont fui la police par réflexe quasi conditionné au lieu de se laisser contrôler, entraînant le réflexe aussi conditionné de poursuite réactionelle, ce jusqu’à en arriver à sauter dans le transformateur EDF. Ce qui a déclenché les émeutes, ce n’est pas seulement le drame par lui-même, c’est le mensonge politique délibéré, la version officielle qui alléguait qu’ils n’étaient pas poursuivis, version mensongère insoutenable dont on pouvait craindre des conséquences, version mensongère incendière tenue d’irresponsables.
    Aujourd’hui, les dirigeants actuels ont semble-t-il besoin d’une thématique sécuritaire accrue, d’un bouc émissaire encore plus qu’avant, d’une diversion à la colère générale, parce que là-haut ils ont chaud aux fesses, parce qu’ils risquent des poursuites y compris au peinal dans leur gestion de l’épidémie, pour preuve, la célérité mqu’a mise le vizir de la santé à se saisir de l’étude bidonnée publiée sur The Lancet, pressé qu’il était de valider un mensonge qu’à mon avis il a lui-même traversé, très vite l’étude fut relue et on a mis en évidence son artificialité, ses failles et cribles nombreux. Qu’y a-t-il de surprenant à ce que ce gouvernement valide l’indignation contre la chanteuse? Non pas qu’ils doutent de la véracité de son propos mais plus exactement qu’ils affectent d’en douter, c’est pas la même chose. Si le vizir de l’intérieur fait l’éloge d’une police résistante à l’occupation, en sachant pertinemment ce qu’il en fut de la police et d’autres corps de fonctionnaires du temps, nullement résistants sauf quelques rares agents, c’est qu’on est dans la politique systématique du dénit et du mensonge parce qu’on est aux abbois. Même Alain Finkielkraut pourtant nullement versé dans ces choses a défendu The Lancet et je suppose qu’il est remonté contre Camélia Jordana.
    Pas du tout surpris par la molle appétance au dénit de l’hédoniste Patrice, j’attends pareillement Mistigris, lecteur des décodex et des territoires perdus avec une certaine impatience.
    Croissant de lune.

    • @Croissant
      Désolé d’avoir formulé un avis nuancé.
      J’ai d’ailleurs eu la même attitude s’agissant du travail du Professeur Raoult, et je m’en félicite, à l’aune des études récentes qui démontrent clairement le caractère placebo de la chloroquine. Il n’en reste pas moins que le mégalo marseillais a sans doute sauvé de nombreuses vies en pratiquant des tests. Je trouve quand même étrange que vous persistiez à défendre la chloroquine, alors que plus un seul médecin croit encore à cette molécule dans le traitement de la Covid.
      A part ça, je ne pense pas que Camélia Jordana ait un jour à pâtir de ses déclarations au demeurant très political correct. Il est au contraire de bon ton d’être de gauche quand on est artiste, même quand on gagne des fortunes en travaillant très modérément. (et que les impôts vous piquent la moitié des sous que vous gagnez). Mais un artiste de droite, c’est comme un PDG communiste, une bizarrerie.

      • @Patrice
        Prière de rester modéré quand vous donnez votre avis en science. Votre effet placébo est sorti d’où ? D’une étude orwellienne ?
        En fait, votre nihilisme a quand même des limites. Si bien que pour cerner des conflits d’intérêts, mieux ne vaut pas vous demander votre avis. On s’en passe très bien.

        • @Kalim
          Certes. On peut se passer de mon avis, et, a fortiori, de celui des gens qui pensent que le premier homme est apparu à La Mecque, et qu’il pratiquait une religion née 310 000 ans plus tard.
          Mon avis sur le traitement à la chloroquine est politiquement neutre. Je ne suis ni pour, ni contre pour des raisons religieuses. Ce qui m’incite à envisager un effet placebo, c’est juste le fait que la majorité des études semble confirmer cette hypothèse. Si l’on effectue une méta analyse, on trouve, soit, des résultats faibles, soit pas de différence avec le placebo, soit une mortalité supérieure chez les patients traités à la chloroquine.
          Bref, globalement, c’est le complément du traitement qui fait la différence. Détection rapide, prise en charge, mise en place éventuelle des soins intensifs, et prévention de la contagion.
          J’ai tenu à préciser le fait que le Prof Raoult avait sauvé de nombreuses vies à Marseille, malgré le risque évident de surmortalité dans cette ville.
          Reste à analyser le pourquoi des bons résultats obtenus, ce qui semble vous échapper, à l’aune de votre ouverture d’esprit proche du zéro absolu.
          Bref, inutile de donner votre avis en retour. On s’en passe très bien. Votre imperméabilité au réel vous discrédite par avance.

          • Je vous laisse à votre méta-analyse et votre croyance primate alors. Pour moi, la science n’est pas une affaire d’opinion et donc non plus de croyance.

          • @Kalim
            « Pour moi, la science n’est pas une affaire d’opinion et donc non plus de croyance. » MONUMENTAL!! Merci de toujours me faire autant rire.
            Seriez vous en mesure de nous donner une preuve irréfutable de l’apparition d’Adam et Eve (encore mieux si c’est dans une ville précise)?? Je sens que vous aller bouleverser la science et l’histoire mondial….

          • @patrice
            incroyable mais vrai!
            De jour en jour, tu deviens de plus en plus insultant et plus qu’irrespectueux vis à vis de l’islam et des croyants musulmans, sans parler du langage ordurier dans lequel tu parles des femmes de banlieue, ( je cite tes propos irrévérencieux à savoir :  » les femmes en banlieue « NE PONDENT PAS uniquement etc … ») ???
            Est-il nécessaire de préciser que ces femmes que tu compares à des poules pondeuses, sont de plus honorables mères de familles que celles qui ont donné naissance à des parasites impies et malpolis qui sévissent sur oumma.vom, à ton instar et quelques dégénérés dépourvus du moindre sens de l’honneur et de la courtoisie, quand on leur fait place parmi des gens bien élevés.
            Tu es libre de croire que le chimpanzé est ton créateur et maître de ton univers mais rien ni personne ne t’oblige à venir déverser ton ignorance et ta décadence sur l’islam et ceux qui s’y tiennent rigoureusement, ce qui te déplaît fortement, mais d’émotions farfelues, on s’en fiche, cependant, tout autant librement, que toi qui renies vigoureusement, le propre même de la création.
            Quant à l »effet plus que probant de la chloroquine, tant décriée hélas, par uniquement certains métastasés du cerveau, dont quelques énergumènes incompétents au gouvernement français, il n’est heureusement plus à prouver sachant que des milliers de personnes atteintes du « covid 19 de malheur », ont guéri grâce au traitement conseillé et mis en pratique par son éminence Didier Raoult, notamment, en Algérie et au Maroc.
            Ces deux derniers pays ont déclaré haut et fort l’extrême efficacité de la chloroquine associée à des antibiotiques, ayant aidé à soigner plus de 5000 patients pour chacun des deux.
            D’ailleurs, ils n’ont pas manqué d’opposer un veto à la décision de l’OMS stipulant la proscription de la chloroquine.
            L’OMS étant une organisation ne sachant sur quel pied danser puisqu’elle vient de revenir sur cette fameuse absurde décision de proscription du traitement qui aurait pu sauver au bas mot 20.000 français de la mort, sur les 29.021 victimes du coronavirus 19, bilan officiel annoncé en date du 3 juin 2020, plus précisément .

          • @Luna
            Concernant la chloroquine, on ne sait toujours pas si c’est un placebo ou un antiviral performant. Par contre, le protocole global de prise en charge des personnes suspectes mis en place à Marseille est incontestablement efficace, en j’en ai aussi fait état. Marseille était en effet une ville à risque, mais la mortalité y a été très faible, sans doute grâce au mégalo. Est-ce que pour autant ça démontre la pertinence in vivo de l’emploi de l’antipaludéen? Pas forcément. Mon opinion personnelle, dont personne n’a rien à foutre, est que cette molécule a une action faible en début d’affection, renforcée par un effet placebo plus déterminant que le principe actif. Tant mieux.
            A part ça, pour ce qui est de l’homme qui ne descendrait pas du singe, vous êtes sérieuse? Et la Terre? Elles est ronde ou plate, selon vous? Et le Déluge? Il s’est vraiment produit? Je me permets de poser ma question vu qu’avec les croyants, on peine souvent à situer la gravité de la maladie cognitive.
            Il est vrai que la chloroquine pose débat, avec beaucoup de pour et beaucoup de contre, et beaucoup de mensonges, mais, s’agissant de l’origine de l’homme, personne n’imagine que c’est autre chose qu’un primate proche du chimpanzé, à part quelques fondamentalistes religieux particulièrement incultes. Il faudrait d’ailleurs définir plus clairement le mot homme, tel que perçu par les croyants. Habilis? Erectus? Ergaster? Antecessor? Ca commence quand?

          • @Patrice
            Vous connaissez votre genèse par coeur à ce que je vois. Vous parlez de quel déluge, celui qui a fait disparaître les dinosaures ou le singe que vous prenez pour votre grand-père avant l’apparition inexpliquée d’homo sapiens ou encore celui de votre ancienne Bible. Vous êtes passé du déluge biblique irrationel au déluge scientiste non prouvé. Si bien que je vous conseille de rester dans la symbolique. Parce que vous risqueriez d’être déçu en lisant la Noble Coran ou en faisant de la science.
            Parce qu’après nous avoir servi la terre plate pendant le moyen-âge, nous sommes ravis de vos nouveaux contes mythologiques. Il paraît que dans votre croyance, votre arrière arrière grand-père était un microbe.
            @dubitatif
            L’islam est une science et invite à la raison et au coeur. Vous devriez le savoir depuis le temps.
            Bref

  10. A reedouane
    Complètement d’accord avec vous,sur le principe, bien que je pense qu’il est malheureusement trop tard pour la grande réconciliation.
    Je pense que les îlots de l’archipel France ( cf Jérôme Fourquet) sont en train de s’éloigner les uns des autres à très grande vitesse.
    Trop différents Les uns des autres,trop de vieilles plaies grattées et regrattées jusqu’à l’ulcération. Trop d’histoire mal enterrée et jamais pardonnée….
    Trop d’idéologies,trop de faiblesses,
    Trop de douleur dans le passé,pas assez de confiance en l’avenir,
    Plus envie de surmonter les obstacles communs…
    Plus les moyens de le faire….
    Mais je suis heureuse de lire une réaction comme la vôtre Reedouane,je pense que,tout comme moi,vous devez être effaré de la tournure que prennent les évènements.
    Bien à vous.

    • Je comprends ce que vous dites, mais il faut aussi se souvenir que les générations suivant celles qui se sont haïes peuvent réconcilier leurs peuples meurtris. L’exemple le plus frappant est la réconciliation des peuples européens avec l’Allemagne alors qu’ils avaient subi les pires atrocités du régime nazi,et les affres de la 1re guerre mondiale.
      Encore faut-il le vouloir.

      • Nous nous sommes réconciliés avec les Allemands parce que ni les uns ni les autres ne vivaient chez l’autre. Pas d’émigration.
        Nous avons en France une immigration de peuplement que nous n’aurions jamais dû accepter. La situation est totalement différente.
        Nos banlieues ne sont pas peuplées d’Allemands trafiquant de la drogue et brûlant nos voitures.
        D’autre part, si on prend le cas de l’Algérie, ce pays a besoin d’accuser le colonisateur pour masquer son échec économique massif, sa corruption, et son incurie.
        Ce qui n’est pas du tout le cas de l’Allemagne. On ne joue pas dans la même cour…

        • L’Allemagne et la France ont bénéficié du plan Marshall. C’est parce que les anglo-saxons ont décidé de faire de l’Europe un vivier d’achat de leurs produits (zone économique européenne) que la France et l’Allemagne ont relevé la tête.
          Mais là encore, les plus gros actionnaires du CAC40 sont des américains. Et ceci, idem pour les Allemands.
          Par ailleurs, sans le pétrole arabomusulman, les USA seraient déjà en faillite économique.
          Par ailleurs, beaucoup ne se sentent plus concernés par l’immigration vu qu’ils sont nés ici sans rien demander. Bref, vous allez bientôt crever et ce sera potentiellement un médecin de confession musulmane qui fera le certificat de décès. Ne vous en déplaise.

          • @Kalim
            Les USA se passent très bien du pétrole saoudien, vu qu’ils sont auto suffisants. Quant à l’avenir des pays musulmans, il me semble bien compromis. Ces théocraties corrompues sont incapables de gérer la crise économique; et ça se vérifie dans toutes les régions concernées.
            A moins que vous n’ayez un exemple contraire à soumettre?

    • Ahhhh, ça y est, chassez le naturel il revient au galop. Vos envies inquisitrices refont surface. Attention à la rechute, l’Allemagne n’est pas très loin. Et comme le dit Didier, vous semblez plus facilement pardonner aux descendants des nazis juste parce que ces derniers étaient chrétiens alors qu’ils ont commis les pires actes inhumains de l’histoire de l’humanité.
      Ceci dit rassurez-vous, d’autres la vivent depuis des années cette « réconciliation ». Vous ne le savez apparemment pas mais beaucoup ne vivent pas dans des ilôts qui s’éloignent mais plutôt ensemble et très bien et/ou vivent les mêmes difficultés.
      Vous connaissez mal la France. Mais je vous le concède, les politiques de droite extrême manient très bien l’imaginaire comme le vôtre.

      • vous cultiver déjà une haine impressionnante à l’encontre de la france, mais on découvre dans vos propos une haine contre l’Allemagne aussi. Faire reposer une faute des parent sur les enfants, est tout simplement monstrueux, c’est exactement ce que vous faite en utilisant l’expression « descendant de nazi ».

    • Leroy,et toi tu es un français de souche?Tu n’en a pas l’air.Tu n’as même pas l’air d’un français d’extrême droite.Et le pays de ton grand père,c’est où?Peut-être qu’il n’en avait pas un,peut-être qu’il était errant…

        • Un F minuscule au lieu d’un majuscule , rien de grave, puisque le français n’est pas ma langue;vous devriez être indulgent pour une « étrangère » qui maîtrise quant même votre langue aussi bien que vous…Je ferai plus attention la prochaine fois…L’orthographe français est si compliqué…

        • @leroy des c*ns
          Trop de suffisance nuit gravement à ta santé physique, car celle psychique est détériorée, depuis belle lurette.
          L’internaute Nacéra maîtrisant parfaitement la langue de Molière qui n’est pas ton grand-père que je sache, n’a nul besoin de rougir, devant qui que soit et encore moins devant des êtres pitoyablement présomptueux, à la ramasse, à ton instar.
          Tout comme elle ne doit aucunement s’excuser d’avoir écrit le mot français avec un « f » minuscule, car au fond, ta nationalité française, tu l’as certainement acquise par choix et convenance personnelle et non pas par identité héréditaire.
          Un nullard reste toujours insignifiant ce qui justifie l’emploi volontaire dans certains cas ou involontaires dans d’autres, du « f » minuscule.

          • Luna : Il est bien connu, en psychanalyse, que le le complexe de supériorité, masque toujours, un vrai sentiment d’ infériorité !
            Le jour, ou vous pourrez vous regarder, en vous voyant tel que vous êtes, vous aurez gagnée, mais ce n’est pas encore pour demain, dommage , lol

    • @Leroy:
      Dès qu’on dit que certaines choses ne vont pas en france, ça vous irrite (susceptibilité quand tu nous tiens…) et on est accusés de félonie.
      Que devons-nous faire? Dire que tout va bien dans le meilleur des pays et là, on sera reconnus comme des bon indigènes de la république?

  11. Désolé, mais Camelia Jordana raconte n’importe quoi quand elle dit qu’elle a peur de la police, c’est plutôt des racailles de banlieues qu’elle devrait avoir peur. Qu’elle aille se balader du côté de la Courneuve ou de Bobigny, elle verra qui elle préférera croiser, d’autant que certaines racailles, habituées aux agressions sexuelles en meute raffolent des maghrébines pour qui la peau claire est une sorte de trophée. Qu’elle continue à chanter et faire des films plutôt que de s’aventurer dans les revendications communautaires de suprémacistes racistes qui détestent les arabes !

      • @Redouane, je vois que tes suppositions sont à l’image de tes analyses, d’une bêtise abyssale. Pour ta gouverne, j’ai participé à toutes manifs de Gilets Jaunes sur Paris pour faire mon travail de photojournaliste, mais là n’est pas la question. Je le dis et le répète, une maghrébine sera toujours beaucoup plus en sécurité face à la police que face aux racailles communautaristes pour qui les personnes à peau claire ( j’y inclus les maghrébins) sont des ennemies et leurs femmes des trophées qui faut dominer par vengeance de l’esclavagisme qu’aurait subi leurs ancêtres !

          • Je suis né et j’ai grandi à Roubaix, aujourd’hui je vis dans le 93 depuis 20 ans, alors la tarte à la crème  » tu connais pas la banlieue » tu peux la sortir aux bobos pas à moi. Tu devrais en profiter pour retirer tes oeillères idéologiques et arrêter de t’abreuver à la propagande communautariste importée des USA qui ne servent en rien les arabes qui sont les grand perdants car ce sont toujours eux qui vont au charbon pour les autres pour finir par être les cocus de l’histoire. La preuve, ceux qu’ils défendent leur crachent à la gueule ( cf: LDNA) !

  12. Pas d’inquiétude, leroy bengourion nous diras que les flics sont tous innocents tout comme les colons juifistes qui ont le droit de tuer des enfants car leur grands mères sont mortes à auschwitz… Chercher l’erreur

    • @Michel
      Qu’est-ce que les juifs viennent faire dans cette histoire? Sans parler de la Shoah. Juste pour mémoire, le terme « juifiste » n’existe que dans votre pauvre tête, et les gens qui tuent les enfants s’appellent des humains. C’est le nom qu’on donne aux personnes qui peuplent la Terre. Vous vous croyez où? A Celesteville, chez le roi Babar? Notez quand même le fait que ce dernier n’est pas antisémite.

    • J’ai essayé d’améliorer votre texte. Entre Français, c’est bien naturel :
      « Pas d’inquiétude, Leroy Bengourion nous dira que les flics sont tous innocents, tout comme les colons juifs qui ont le droit de tuer des enfants car leurs grand(s)-mères sont mortes à Auschwitz… Chercher l’erreur. »

  13. Ne confondons pas les époques!
    Durant la guerre de 40, police et gendarmerie ont collaboré avec les allemands. Durant la guerre d’Algérie, les violences policières ont atteint des sommets inimaginables, entre autre, à Paris.
    Mais, surtout après 68, le censure a disparu, et les bavures ont pu être dénoncées par la presse, contraignant l’IGPN à intervenir.
    Aujourd’hui, les caméras des portables permettent de démontrer le caractère évident des bavures quand elles se produisent. Le témoignage d’un policier assermenté ne pèse pas face à une vidéo.
    – Dans le même temps, la violence des banlieues a explosé. Elle est si intense que la police renonce à y intervenir. Les dealers occupent les entrées d’immeubles en toute impunité, au grand dam des habitants, y compris d’origine africaine. Les policiers qui interviennent de loin en loin dans ces quartiers sont soulagés quand ils sont juste abreuvés d’injures. Parfois, ils sont juste sur place pour assurer la sécurité des pompiers!
    – Bref, essayez de comprendre l’adversaire, votre alter ego.

      • @patriste
        Tous les habitants de banlieue ne pondent pas des dealers. Et c’est peu dire de rappeler que les trafiquants pourrissent la vie des gens normaux, qui demeurent bien entendu majoritaires, même s’ils bossent au noir et piquent dans les supermarchés. Par contre, ces victimes de la délinquance sont les premières à s’opposer aux arrestations, par une sorte de réflexe communautariste. Résultat, la police renonce à intervenir. Notez aussi le fait que, quand elle intervient, ça se passe souvent très mal, si bien que, non seulement les flics prennent des coups, mais, en plus, ils se prennent aussi des blâmes. (les victimes de bavures sont toujours immanquablement des enfants modèles)
        Bref, les positions manichéennes sont toujours infondées. Mieux vaut essayer de comprendre tout le monde. C’est d’ailleurs un peu tard, vu le délitement actuel.

  14. Article fleuve de chouineuse professionnelle.
    Je vais résumer le truc :
    Tu respectes la lois, il n’y a pas de problème.
    Tu ne la respectes pas, tu assumes les conséquences.
    Le problème n’est pas la conséquence, mais la cause.
    Mais je vous rassure, c’est de notre faute. Le deal était, OK pour l’immigration sous réserve d’intégration. La gauche a merdé à des fins électoralistes, et maintenant on ne peut plus intégrer qui que ce soit, il y en a trop. Il faut donc fermer le robinet afin de s’occuper de ceux qui sont sur place. Ca va prendre du temps… Mais vous ferez comme on a décidé. Pas comme le coran, ou je ne sais quoi.
    Vous êtes chez nous.
    Et le blabla sans fin de l’autre, n’y changera rien.
    Un petit article sur les flics marocains ou algériens que l’on rigole un bon coup ?
    Non parce que ça va 5 minutes de pleurer comme une petite fille.

      • REEDOUANE : Manifester pacifiquement, ça ne veut rien dire, c’est un argument de lâches. Tu manifestes, quand tu es en colère, tu provoques , par des insultes, par des actions, et quand, tu t’ en prends une, tu pleures, vas au bout de tes idées, avec une bonnes paires de couilles, et pas avec des arguments de fillettes, lol

          • REEDOUANE : Commentaires minables, tu en connais un rayon, avec ton mépris ; Ici, tu oses la ramener, mais vas voir des les dictatures musulmanes, si tu aurais l’ audace, de balancer ton fiel, de cette manière, sûrement, pas, sinon, les gosses des quartiers, feraient une partie de foot, avec ta boites a conneries .

      • @reedouane
        Merci ! super ! Grâce à vous on apprend qu’une mamie ne fait pas le poids contre un escadron de crs. Je peux vous montrer des vidéos de gilets jaunes qui agressent des riverains si vous voulez… Mais ça ne change rien à mon propos et pour ce qui est des droits de l’homme, avant d’avoir des droits, vous avez des devoirs. Mais apparemment vous n’avez pas vraiment saisi la portée de cette déclaration, ça confirme le problème d’intégration, etc…

        • @bof:
          Tu refuses de voir les problèmes quand il y en, tu vis dans le déni, c’est sans doute lié à ce que tu vis un « problème d’intégration »…
          Compare ce qui est comparable: un gilet jaune, contrairement à un escadron de police ou CRS, n’est pas dépositaire de l’ordre publique.
          Frapper à la tête, une mamie de 73 ans qui porte un drapeau de la paix en pleine journée à une manif pacifique, en faire une miraculée, apparemment ça ne te dérange pas plus que ça??? Je sais ce que tu vas me dire: c’est de sa faute à Geneviève, elle l’a cherché…
          Un jour, ce sera peut-être toi ou un membre de ta famille, et on verra si tu tiens toujours ce discours…

    • @Bof
      Les choses ne sont pas si simples.
      – Dans les années 60, la police n’hésitait pas à assassiner les arabes, en toute impunité, généralement après les avoir torturés. Comme déja indiqué, les choses se sont calmées à la fin de la décennie.
      – Mais l’exclusion sociale a perduré. Ca concernait l’emploi, les locations d’appartements, l’accès aux night-clubs ou même parfois aux bistrots. Et on ne parle pas des contrôles au faciès, qui continuent encore aujourd’hui, sous les applaudissements de Zemmour, qui les justifie.
      – En 81, la gauche avait fait beaucoup de promesses aux arabes et aux juifs. Il les a tenues s’agissant des juifs. Mais les arabes ont été abandonnés à leur triste sort, sans autre choix que celui de résider dans des immeubles insalubres, celui de se voir confié un travail merdique, celui d’envoyer son gosse dans une classe poubelle.
      – Mitterrand a juste interdit les propos racistes, ce qui a juste eu pour effet un glissement sémantique: L’arabe est devenu musulman, (après avoir été bicot, bronzé, melon, et j’en passe).
      – Comment fait-on pour s’intégrer quand l’état et la population vous rejettent?
      – D’un autre côté, ces « musulmans » n’ont pas fait beaucoup d’efforts pour se diluer dans la population. En cause, le rejet, mais aussi les interdits religieux, qui condamnent les mariages mixtes.Dommage, car c’est justement ce qui a permis l’intégration des vietnamiens.
      – Dans tous les cas, essayez de nuancer. Affirmer qu’un arabe qui respecte la loi ne risque rien est plus qu’optimiste. Je ne dis pas qu’il va se faire tabasser, comme durant la guerre d’Algérie, mais il va se faire contrôler dix fois plus qu’un souchien, ce qui est tout de même exaspérant. Bref, je comprends l’indignation de Camélia Jordana, même si cette célébrité ne risque pas grand chose.
      – Il n’est d’ailleurs pas choquant de voir des personnes connues user de leur notoriété pour défendre les droits de l’homme.
      – Enfin, je suis le premier à approuver la dénonciation des dictatures islamistes. Et je me dois aussi de vous rappeler le fait qu’un arabe né en France est chez lui, tout comme un fils d’immigrés italiens ou espagnols. Il a aussi le droit de pratiquer la religion de son choix, sous la réserve expresse de ne pas imposer ses règles à autrui.

  15. Camélia a signé la fin de sa carrière et son courage et son talent ne suffiront pas à la sauver.
    Les « blancs » (et ils ne vont pas tarder à montrer le bout de leur crocs sur le site) se croient à l’abri de cette police-milice, mais ils se trompent: ils sont certainement moins exposés mais je leur déconseille de participer à des manifs.
    Il est urgent de réconcilier la société française dans sa diversité et sa police.

  16. Il y a bien une une « fabrique politique » comme le titre l’indique, mais elle n’est pas du tout celle qui est décrite.Et cette « fabrique » utilise tout ce qui lui tombe sous la main pour alimenter son processus.

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