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Grande-Bretagne : un écolier musulman suspecté d’extrémisme pour avoir fait une demande de salle de prière

Ses 10 printemps n’ont pas pesé lourd dans la balance, mais en revanche sa demande bien innocente concernant une salle de prière en a fait un extrémiste en herbe idéal, un petit britannique de confession musulmane est passé brutalement des bancs de l’école au banc des accusés, à la consternation de nombre de parents qui se sont insurgés contre cette « injustice » flagrante.

L’histoire a défrayé la chronique à Birmingham, déclenchant une vive polémique lorsque les forces de l’ordre locales, alertées par le poids du soupçon qui pesait sur l’écolier, ont fait irruption dans sa salle de classe pour l’interroger, sous le regard méfiant de la direction de l’établissement scolaire de Parkfiel Community School.

"Ce niveau de contrôle qui cible uniquement les enfants musulmans n’est pas juste. C’est de la discrimination pure et dure et cela peut laisser des traces chez l’enfant", a protesté un père d’élèves, particulièrement outré par de telles méthodes qui, elles, sont vraiment radicales…

"Signaler un enfant à la police et le suspecter de radicalisation parce qu’il a posé des questions sur une salle de prière, cela va beaucoup trop loin ! C’est juste un enfant", s’est indignée une mère de famille musulmane.

La direction de l’école se réfugie, quant à elle, derrière le paravent de la lutte contre le terrorisme, se faisant fort d’appliquer à la lettre la fameuse et très controversée détection des terroristes en culottes courtes, voire en couches culottes, dans les bacs à sable et bientôt dans les pouponnières, initiée par le gouvernement de David Cameron.

Les professeurs des petites sections se muant, en un éclair, en fins limiers à l’affût des islamistes qui se cacheraient derrière des bouts de chou haut comme trois pommes, au grand dam de Zubeda Limbada, directrice de Connect Justice, une association qui a vocation à promouvoir la confiance entre les communautés afin d’éviter l’écueil de l’extrémisme : "Les enseignants devraient avoir à coeur de se concentrer exclusivement sur leur mission première et non sur le contrôle des esprits de leurs jeunes élèves", a-t-elle martelé.

Et de poursuivre : "La semaine dernière, un parent musulman nous a fait part de son inquiétude après que son enfant ait regardé une émission de télévision consacrée aux horreurs du règne de Henry VIII, riche en décapitations. Une chose est certaine, dans le climat actuel, si l’enfant avait abordé le sujet en classe, son interprétation des faits aurait été immédiatement sujette à caution. C’est juste intolérable !", a-t-elle renchéri, tirant la sonnette d’alarme dans la clameur sourde de colère qui montait à Birmingham.

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