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L’ex-Premier ministre espagnol l’a proclamé lors du sommet européen sur l’islamophobie: “l’Islam ne soutient pas le terrorisme”

Il y a vingt ans déjà, au coeur de l'Europe, le siège de Sarajevo par les forces extrémistes Serbes entrait tragiquement dans les annales de l’histoire contemporaine par sa longueur exceptionnelle, à l’aune de ses quatre années « d’enfer médiéval » de 1992 à 1996, selon l’expression employée par les procureurs du Tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie, qui firent plus de 11 000 morts dont 5 000 victimes civiles. Vingt ans plus tard, cette ville martyr, déchiquetée par les obus et endeuillée en son sein par trois massacres atroces, a pansé ses plaies béantes, sans pour autant avoir effacé toutes traces de son passé macabre, au point d’accueillir le premier sommet européen sur l’islamophobie.

Pendant trois jours, du vendredi 24 au dimanche 26 juin, la resplendissante capitale de la Bosnie-Herzégovine a été le haut lieu d’un colloque de haut vol, placé sous l’égide de la Turquie, sur ce fléau du racisme des temps modernes, où s'est pressée une cinquantaine de personnalités politiques, d'universitaires et de militants associatifs de 22 nationalités différentes, parmi lesquels figuraient le président du Collège présidentiel de Bosnie-Herzégovine Bakir Izetbegovic, l’ancien ministre algérien de l'Enseignement supérieur Mustapha Chérif, le Koweitien Naïf Al Mutawa, auteur de la BD « Les 99 », et notamment l’ancien Premier ministre espagnol José Luis Zapatero.

Au cours de son allocution à la forte résonance, l’ancien dirigeant socialiste qui était porté au pinacle par les socialistes européens lors de son accession au pouvoir en 2004, à l’âge de 43 ans, a proclamé devant un auditoire trié sur le volet que « ce n’est pas la religion qui tue les gens, c’est le fanatisme ».

Une nuance de taille, rendue inaudible par la propagande politico-médiatique qui en parasite la portée, que ce dernier a martelée en appelant à faire cause commune avec les différentes communautés musulmanes européennes contre les actes terroristes : « Ce n’est pas la religion qui tue les gens, c’est le fanatisme. Et ceci est plus ancien que toutes les religions. Nous devons sans cesse exprimer que l’Islam ne soutient pas le terrorisme. Si nous voulons empêcher l’islamophobie nous devons lutter coude-à-coude avec les musulmans ».

Et de poursuivre en donnant les clés, selon lui, pour éradiquer l’hydre hideuse de l’islamophobie sur le Vieux Continent : « Nous devons lutter par l’éducation et la connaissance qui sont les armes les plus fortes et vivre ensemble pour édifier la paix. La Bosnie-Herzégovine et l’Espagne peuvent lutter ensemble étant donné que ce sont deux pays multiculturels. Si l’Europe souhaite devenir la grande Europe, elle doit travailler pour lutter contre toute discrimination dont l’islamophobie », a clamé haut et fort José luis Zapatero, en espérant voir l'idéal européen triompher des vieux démons qui ont ressurgi de son funeste passé.

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