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Des femmes musulmanes américaines mises à l’honneur dans Vogue

Le temps n’a pas eu de prise sur l’élitisme, l’influence et les photos sur papier glacé du célèbre magazine américain Vogue, sans doute le plus ancien mensuel dédié à la mode et à la société, haut de gamme pour la première, et le dessus du panier pour la seconde.

Aussi, pour célébrer en beauté ses 125 ans d’existence, son numéro spécial ne pouvait être qu’éblouissant, à travers la mise à l’honneur de femmes d’exception et de leurs fabuleux parcours de vie aux quatre coins de la grande Amérique.

Parmi ces « Femmes américaines » louées, saluées et ainsi distinguées par le prestigieux magazine Vogue, les portraits de femmes musulmanes, remarquables et méritantes, sont brossés dans le dossier consacré à « L’islam en Amérique », avec un effet de zoom des plus valorisants.

Mises en pleine lumière grâce à Lynsey Addarrio, la photojournaliste chargée de capturer leur image et d’immortaliser leur visage, ces femmes qui ont en commun de résider dans le Maryland incarnent magnifiquement, aux yeux de la direction de Vogue, la place cruciale qu’occupe la communauté musulmane dans le tissu socio-économique de la première puissance mondiale.

Pour Lynsey Addarrio, cette globe-trotter qui parcourt le monde ravagé par les conflits pour prendre sur le vif les scènes les plus marquantes ou dérangeantes, il est crucial de (re) valoriser l’image des musulmans américains, à l’heure où le 45ème président des Etats-Unis s’acharne à la déformer et la salir, à travers le prisme de son islamophobie patentée, désormais institutionnalisée.

« Depuis que le président Trump a pris ses fonctions, il a émis des décrets visant directement et injustement les musulmans », s’est-elle indignée dans un entretien au Huffington Post US. « Pour moi, il est essentiel, aujourd’hui encore plus qu’hier, de montrer que les musulmans sont des Américains à part entière et que beaucoup d’Américains sont musulmans. J’espère que des reportages comme celui-ci contribueront à dissiper les idées fausses », a-t-elle insisté.

Zainab Chaudhary, la directrice et fer de lance du CAIR au Maryland, l’association phare de défense des droits des musulmans américains, a volontiers pris la pose devant l’objectif de Lynsey Addarrio pour déconstruire et éradiquer ces islamalgames ravageurs qui parasitent la concorde nationale.

« Nous ne sommes pas un groupe monolithique », a-t-elle lancé en réponse à une question posée par le journaliste du Huffington Post US, renchérissant  : « Le fait est que nous, les musulmans d’Amérique, venons de milieux très divers. Nous avons tous des expériences uniques qui définissent ce que nous sommes intrinsèquement ».

« En fin de compte, nous sommes tous très semblables, quelles que soient nos religions. La plupart des femmes veulent être heureuses, réussir leur carrière professionnelle pour celles qui ont choisi d’en avoir une, et aspirent au meilleur pour leurs enfants, pour celles qui ont fondé une famille », a ajouté Lynsey Addarrio, en ne cachant pas son extrême inquiétude devant les actes islamophobes qui se sont multipliés depuis l’accession de Trump au pouvoir, allant, entre autres, de mosquées incendiées à des dépliants haineux distribués dans plusieurs campus universitaires de renom.

Après avoir flatté les plus bas instincts tout au long d’une campagne infâme, force est de constater que l’effet Trump a libéré les forces du mal de l’autre côté de l’Atlantique.

Zainab Chaudhary, directrice du CAIR Maryland
Fatin, 16 ans, et son frère sont réfugiés syriens. Leur famille a fui en 2013, juste quelques mois après le décès brutal de leur mère.
Prière du vendredi à la mosquée de Lanham, Maryland.
Lyric Harris distribuant des repas aux sans-abri, à Baltimore, avec son mari, un citoyen américain originaire du Tchad.

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