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Emmanuel Macron effectue sa première visite officielle en Algérie

C’est en « ami de l’Algérie », tel qu’il se définit lui-même, qu’Emmanuel Macron fait ce jour son grand retour à Alger, mais cette fois-ci drapé de son costume présidentiel, au cours d’une visite officielle éclair de 24 heures.

Dans une interview accordée au quotidien El Watan, il s’est dit « heureux de revenir en Algérie en tant que président de la République », insistant sur le fait que « nos deux pays partagent une histoire forte » et qu’il « souhaite renforcer nos liens dans les années qui viennent pour faire fructifier une relation déjà dense ». « Nos deux pays doivent s’enrichir mutuellement de leur expérience, de leur savoir-faire et de leur richesse humaine et culturelle », a-t-il appelé de ses voeux.

Se voulant résolument constructif et tourné vers l’avenir, le jeune président Macron s’est présenté comme un « président élu sur un projet d’ouverture », jetant le regard neuf d’un « homme de sa génération » sur les relations franco-algériennes, pour mieux affirmer qu’il n’est pas « otage du passé ». « Nous avons une mémoire partagée. Il faut en tenir compte. Mais je souhaite désormais, dans le respect de notre histoire, que nous nous tournions ensemble vers l’avenir », a-t-il souligné.

« Avec l’Algérie, la France doit construire un axe fort, un axe autour de la Méditerranée qui se prolonge vers l’Afrique», ambitionne-t-il, tout en assurant que ses convictions sur le passé colonial et sa qualification de « crime contre l’humanité » pour désigner la colonisation qui défrayèrent la chronique en France, alors que la campagne présidentielle battait son plein, n’ont pas changé d’un iota.

Au plan économique, il estime que « beaucoup de freins à l’investissement existent…» et suggère à l’Algérie de « s’ouvrir davantage ».

Et de poursuivre : « Avec l’Algérie, la France doit construire un axe fort, un axe autour de la Méditerranée qui se prolonge vers l’Afrique. Bien sûr, les obstacles existent, mais il nous appartient de les surmonter avec tous les acteurs de nos sociétés. Pour ce faire, nous devons en particulier travailler ensemble dans les domaines de l’éducation, du développement économique et des échanges culturels. Les objectifs de notre relation doivent être en particulier notre sécurité et notre prospérité commune autour de projets concrets et innovants.  Je suis convaincu que la clé de cet avenir réside dans la jeunesse de nos deux pays, une jeunesse entreprenante, pleine d’initiatives, déterminée à construire l’avenir ».

Concernant la diaspora algérienne en France, il en pense le plus grand bien, la percevant comme « un atout formidable pour nos deux pays. Elle constitue un pont entre les deux rives de la Méditerranée et la plus belle preuve des liens forts et indéfectibles qui unissent la France et l’Algérie ».

Interrogé sur le terrorisme, ce fléau des temps modernes qui représente à la fois un immense défi et un danger permanent, et notamment sur l’émergence des groupes armés au Sahel, le président Macron a mis en évidence « l’intérêt commun qui lie la France à l’Algérie », à savoir « celui de la stabilité de la région et de la lutte contre les groupes terroristes, qui ont frappé et meurtri à plusieurs reprises nos deux pays. L’opération Serval a permis de sauver le Mali des mouvements terroristes ». « Ce combat contre le terrorisme au Sahel, nous ne pourrons le gagner que si nous poursuivons le même objectif, celui d’avoir des armées africaines fortes, capables de contrôler leurs frontières et de prendre le dessus sur les groupes terroristes. C’est le sens du soutien que nous apportons à la force conjointe du G5 Sahel qui est en train de se déployer prioritairement dans la région des trois frontières entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso », a-t-il expliqué.

Quant à la position de la France sur le Sahara occidental, « perçue comme étant favorable au Maroc », comme l’a mentionné El Watan, le nouveau locataire de l’Elysée a déclaré : « Notre position équidistante sur cette question est bien connue et n’a pas changé. Et elle ne changera pas. Le dialogue entre l’Algérie et le Maroc sur cette question est primordial. Ensemble, avec l’appui de la communauté internationale, vos deux pays doivent œuvrer à la résolution de cette crise. Son règlement constitue un énorme défi pour l’intégration du Maghreb. Elle représente un blocage économique majeur pour la région. J’espère que le Maroc et l’Algérie sauront dépasser leur divergence pour construire un Maghreb fort, uni et prospère ».

2 commentaires

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  1. le chantage du grand maghreb avec talavive comme capital permettre a israél et les sionistes de diriger l Algerie et les pays voisin pour le Maroc c est dejà fait

  2. A l’inverse de ses prédécesseurs, Mr Emmanuel Macron, fort de part sa jeunesse, de son intellectualisme à savoir répondre directement sans fâcher personne et contrairement aux anciennes générations algériennes et françaises qui maintiennes vaille que vaille à leurs passé colonial des siècles révolus, semble avoir réussi sa première visite officielle en Algérie. Mais malgré ses mesures et ses jeux de mots, toutes ses réponses en dises long si on les analyses dans la lettre car elles sont d’une telle sincérité calculées enrobées dans une amitiée très politique. D’autre part, tout en les déplorons, les demandes de visas faites par nos compatriotes, elles démontres le malaise en tout genre dans lequel vivent nos compatriotes; Quant à la réponse qui en a été faite, elle est cinglante et insinuative même si elle est amicale.

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