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Création du Conseil National des Imams: le CFCM dénonce un détournement de son travail par la Mosquée de Paris, et 3 autres fédérations

Le principe de la création du Conseil National des Imams (CNI), sous l’égide du CFCM, a été acté à l’unanimité par les composantes de l’instance représentative du culte musulman dès le 10 novembre 2020. Il a été confirmé par celles-ci, le 18 novembre 2020, en présence du Président de la République et du Ministre de l’Intérieur chargé des cultes.

Le projet du CNI a pour objet d’assurer l’agrément des imams au niveau national et leur permettre d’exercer leur mission dans un cadre et un statut clairement établis. Pour mieux accompagner les fidèles et les aider à distinguer dans les sources scripturaires ce qui est applicable dans notre société, le CNI proposera des formations aux imams et répondra aux interrogations d’ordre cultuel des musulmans de France.

La coordination des quatre fédérations (FFAIACA, GMP, MF, RMF), démissionnaires du bureau du CFCM, s’apprête à créer un conseil des imams le 21 novembre 2021. Il sera un de plus dans la liste déjà existante. En effet, de nombreux conseils d’imams ont été créés en France : Conseil des Imams de France (CIF, 1992), Conférence des Imams de France (CIF, 2009), Conseil Théologique Musulman de France (CTMF, 2015), Conseil Religieux du CFCM (2016). Portés par quelques associations ou personnes non représentatives de l’ensemble des imams de France, aucun de ces conseils n’a pu obtenir l’adhésion de tous.

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L’initiative de la coordination des quatre fédérations constitue un détournement du travail fait sous l’égide du CFCM. Ce dernier se réserve le droit d’agir par tous les moyens légaux pour faire cesser cette attitude irresponsable qui ne fait qu’aggraver une situation de division préjudiciable à tous.

Ces quatre fédérations réunies n’ont obtenu que 12 élus sur les 44, soit 27%, aux élections du CFCM de 2019, auxquelles environ 1000 mosquées ont participé. Par un système de désignation totalement arbitraire imposé par ces mêmes fédérations, elles prennent en otage l’organisation du culte musulman. Bien que démissionnaires de bureau du CFCM, ces mêmes fédérations participent aux assemblées générales dans l’unique but de bloquer toute réforme et pérenniser ainsi leurs privilèges.

Pour dépasser cette situation ubuesque et irrationnelle, seule une participation de l’ensemble des musulmans de France, qu’ils soient affiliés ou non à une fédération, pourrait ouvrir de nouvelles perspectives. La solution doit venir des structures départementales du culte musulman, dont une quarantaine sont d’ores est déjà constitués et d’autres sont en cours.

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Sous l’égide du CFCM, dès le 12 décembre 2021, les représentants des instances départementales et régionales se réuniront en assises pour décider de la restructuration du culte musulman et donner naissance à un Conseil National des Imams (CNI).

Cette évolution est nécessaire et attendue par les musulmans de France, et tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à l’organisation du culte musulman.

Paris le 18 novembre 2021

Bureau du CFCM

Mohammed MOUSSAOUI

Président du CFCM

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