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Cassie Williams, la surfeuse californienne qui a choisi l’islam

Depuis sa plus tendre enfance, la californienne Cassie Williams a répondu à l’appel du large, scrutant émerveillée l’horizon, en quête de la bonne vague qui puisse l’emporter et lui procurer cette sensation unique de liberté, jusqu’en 2001, où la surfeuse née a choisi de répondre à un autre appel tout aussi irrépressible, celui de l’islam, faisant figure de perle rare au sein de la communauté des amoureux de la glisse et de la belle bleue.

Si cette dernière n’a jamais fait mystère de son inclination spirituelle, animée par une grande ouverture d’esprit sur le plan religieux, elle reconnaît toutefois avoir franchi le pas de la conversion pétrie, inconsciemment, de préjugés à l’égard des femmes musulmanes. Des clichés obscurantistes qui n’ont pas résisté à l’épreuve de la réalité, bien plus radieuse et diversifiée qu’elle ne pouvait l’imaginer.

Cassie Williams est intarissable lorsqu’elle évoque ses belles rencontres avec des jeunes femmes devenues ses coreligionnaires, parmi lesquelles elle compte aujourd’hui de vraies amies avec qui elle partage de nombreuses activités, fait du shopping, ou s’adonne à son sport de prédilection.

En l’espace de dix ans, la surfeuse a multiplié les contacts avec la gent féminine musulmane, de tous âges, nationalités et classes sociales, décrivant des personnalités extraordinaires, d’une rare diversité tant sur le plan de leurs centres d’intérêt que de leur passe-temps.

Le chemin de Cassie Williams a récemment croisé celui de l’artiste, férue de surf, Kate Sikorski, elle-même fascinée par le large éventail de femmes musulmanes comme autant de beaux portraits à immortaliser, lors du grand événement organisé par le Fashion Figthing Famine, une association qui a pour vocation de soutenir les organisations à but non lucratif, à l'échelle nationale et internationale, dans la sensibilisation et l'élimination de la pauvreté, la faim et la maladie.

Sa planche sous le bras, Kate Sikorski, pleine de ressources, s’apprête à créer et à animer un camp de surf dédié aux musulmanes dans le Sud de la Californie, sur le modèle de celui qu’elle avait dirigé en Afrique du Sud pour les femmes noires. Son pinceau à la main, l’artiste inspirée s’attelle à la réalisation d'une fresque ambitieuse, dont le thème était tout trouvé : les femmes musulmanes dans le surf ou le « Burkini project ».

Nul doute que Cassie Williams sera une des icônes emblématiques de cette pluralité musulmane ainsi portraitisée, qui est d’autant plus saisissante qu’elle est largement méconnue ou tue.

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