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Californie : une lycéenne voilée assimilée à “ISIS” sur sa photo de classe

« Attristée, blessée, écoeurée », les épithètes fusent de la bouche d’une élève musulmane de Californie pour exprimer l’accablement qui l’étreint, après avoir découvert avec effroi la grave erreur de légende figurant sous sa photo scolaire.

Très attendue, la nouvelle édition de l’annuaire du lycée Los Osos, situé dans la localité de Rancho Cucamonga, a glacé l’enthousiasme de cette  jeune fille voilée à la vue de l’acronyme « ISIS », communément usité aux Etats-Unis pour désigner Daesh, mis en exergue sous sa photographie de classe.

La stupeur passée, c’est l’indignation teintée de colère qui l’a emporté, l’adolescente, dont la véritable identité n’a pas été révélée, refusant de croire à une fort malencontreuse faute de frappe derrière laquelle s’est réfugiée la directrice de son établissement, Susan Petrocelli, en se confondant en excuses sur Twitter.

Mais trop tard ! Cette grosse bourde des plus préjudiciables et difficilement réparable est gravée sur les 200 exemplaires de l’annuaire qui ont déjà été distribués à l’ensemble des élèves du lycée, à la consternation de la lycéenne directement concernée qui décèle derrière cette faute d’impression une volonté de nuire manifeste, et craint désormais pour sa sécurité ainsi que pour celle de ses proches.

« Je suis extrêmement attristée, blessée, écoeurée que l'annuaire Los Osos High School ait pu imprimer cela. Apparemment, je suis « Isis » dans l'annuaire. L'école a eu l'audace de m’affirmer que c’était une regrettable faute de frappe. Permettez-moi de ne pas croire à cette version un seul instant, soyons réalistes », s’est-elle épanchée sur les réseaux sociaux, ralliant à sa cause de nombreux twittos, dont ses camarades de classe, qui ont vertement critiqué une incroyable erreur.

Soutenue par des avocats de Los Angeles mandatés par le très réactif Conseil sur les relations américano-islamiques (CAIR), qui sont à pied d’œuvre pour démêler le vrai du faux dans cette bien étrange affaire, la jeune fille musulmane, profondément meurtrie, a d’ores et déjà fait savoir qu’elle ne remettra pas les pieds au lycée tant que le terrible affront ne sera pas lavé publiquement.

« Aucun étudiant ne devrait avoir à faire face à l'humiliation d'être associé à un groupe aussi répréhensible que ISIS », a martelé l’un de ses avocats dont l'intime conviction s'est rapidement forgée : cette erreur à l'impact désastreux n’a rien de fortuit.

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