in

Assaut Saint-Denis : l’interview d’une femme voilée embrase les esprits sur Twitter

A la manière de l’idiot qui ne regarde que le doigt, quand le sage, lui, pointe la lune, des internautes, foncièrement bêtes et méchants, ont pointé d’un doigt accusateur le « niqab » de l’habitante de Saint-Denis vers qui tous les micros se sont tendus ce matin, alors que les projecteurs braqués sur elle montraient un témoin oculaire sous le choc d’un assaut policier des plus impressionnants qui s’est passé juste au-dessus de chez elle.

Donnant le la des remarques agressives, acrimonieuses et haineuses qui ont déferlé sur Twitter, ce réceptacle virtuel des mauvaises pensées, voire des pensées racistes et islamophobes banalisées, la journaliste Françoise Laborde, ancienne membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel, y est allée de son post indigné vouant aux gémonies et déshumanisant une citoyenne en raison de sa seule apparence extérieure.

Aveuglée par sa détestation du voile intégral, l’essentiel a échappé à Françoise Laborde, tel l’idiot abruti par sa propre intolérance qui est incapable de voir ce que I-Télé a dû mettre en lumière : "Précision face aux commentaires haineux: cette femme ne porte pas de niqab, elle a mis ce voile pour rester anonyme."

Ininterrompu en dépit de cette mise au point claire et nette de la chaîne, le flot des gazoullis fielleux et malveillants a continué d’inonder twitter, la confusion entre « niqab » et « burqa », savamment entretenue par les médias, embrouillant allègrement les esprits, tous se focalisant pour mieux la stigmatiser sur l'inconnue dont seuls les yeux filtraient sous son voile bleu nuit.

Les sages qui comprennent le vrai sens des choses se font décidément rares sur Twitter, tandis que les idiots qui poussent des cris d'orfraie et ne voient sciemment que la surface des choses y pullulent… Triste constat.

  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le CFCM appelle toutes les mosquées de France à consacrer le prêche du vendredi prochain aux attentats tragiques

“Je suis musulman, et on me dit que je suis un terroriste. Je vous fais confiance. Et vous, me faites-vous confiance ?”