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Algérie : Rachid Nekkaz, libéré pour «raisons humanitaires», a bénéficié de la grâce présidentielle

Près de trois semaines après avoir annoncé publiquement, via une lettre ouverte publiée sur sa page Facebook, son « arrêt de la vie politique » pour se « consacrer exclusivement à la résolution de ses problèmes de santé », Rachid Nekkaz, le fougueux activiste algérien qui joua les fauteurs de troubles lors de la présidentielle de 2019, appelant notamment à son boycott, ne dormira plus en prison.

La grâce présidentielle qu’il implorait lui a été accordée par le président Abdelmadjid Tebboune pour « raisons humanitaires », lui ouvrant ainsi les portes du pénitencier d’El Harrach, mercredi 18 janvier, dans la soirée.  

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Le 3 juillet dernier, il avait été condamné en appel à 5 ans de prison et 500 000 dinars d’amende (contre une année de détention en première instance) pour « incitation à un rassemblement non armé » et « appel au boycott des urnes » en avril 2019.

« Selon sa famille, Rachid Nekkaz a bénéficié de la grâce présidentielle. Des membres de sa famille sont en route pour le récupérer de la prison d’El Harrach », a indiqué Me Zoubida Assoul dans un entretien à TSA.

« J’arrête la politique », annonçait-il en préambule dans la lettre ouverte publiée, lundi 2 janvier, sur sa page Facebook, en précisant que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait eu la primeur de l’information dans une missive qu’il lui avait adressée le 10 décembre 2022. 

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Cette démarche lui a été inspirée par « l’illustre Emir Abdelkader à la fin de son épopée algérienne », écrivait-il, avant de formuler son souhait le plus cher : « se consacrer désormais exclusivement à la résolution de ses problèmes de santé (prostate, respiration nasale, audition), à l’écriture et à sa famille qu’il a sacrifiée et abandonnée égoïstement aux États-Unis depuis 10 ans et qu’il n’a pas revue depuis 3 ans, accaparé qu’il  était par l’idée de contribuer humblement à l’édification d’un État démocratique dans le pays de ses défunts parents, Allah yarhmhom inchallah ».

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