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Rachid Nekkaz annonce son «arrêt de la politique» depuis la prison où il croupit en Algérie

Coutumier des actions « coup de poing » retentissantes, en France comme en Algérie, dont il tirait une certaine gloriole, Rachid Nekkaz, 51 ans, l’homme d’affaires franco-algérien mué en trublion de la vie politique, n’ayant pas son pareil pour défier l’autorité d’un côté comme de l’autre de la Méditerranée jusqu’à parfois sombrer dans l’ubuesque, ne défraie plus la chronique depuis un certain temps déjà. Et pour cause ! 

Aspirant aux plus hautes destinées d’abord dans l’Hexagone, puis dans son pays d’origine, le très exalté semeur de troubles de la présidentielle algérienne de 2019 avait fait feu de tout bois pour assouvir ses ambitions.

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Il en paye aujourd’hui le prix fort, puisqu’il a été condamné par la Cour d’appel criminelle du Conseil de la magistrature d’Alger, le 3 juillet dernier, à 5 ans de prison et 500 000 dinars d’amende (contre une année de détention en première instance) pour « incitation à un rassemblement non armé » et « appel au boycott des urnes » en avril 2019.

A l’aube de 2023, si le fondateur du mouvement pour la jeunesse et le changement (parti non agréé) fait à nouveau parler de lui, depuis la cellule où il croupit, ce n’est plus pour braver crânement le pouvoir en place et tous les interdits, à grand renfort de communication, mais c’est pour faire part de sa décision inéluctable : rongé par la maladie, Rachid Nekkaz dépose les armes. Il renonce, en effet, « par la force des choses » à la politique pour se consacrer « exclusivement à la résolution de ses problèmes de santé ».

« J’arrête la politique », a-t-il annoncé en préambule dans la lettre ouverte publiée, lundi 2 janvier, sur sa page Facebook, en précisant que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait eu la primeur de l’information dans une missive qu’il lui avait adressée le 10 décembre 2022. 

Cette démarche lui a été inspirée par « l’illustre Emir Abdelkader à la fin de son épopée algérienne », écrit-il, avant de formuler son souhait le plus cher : « se consacrer désormais exclusivement à la résolution de ses problèmes de santé (prostate, respiration nasale, audition), à l’écriture et à sa famille qu’il a sacrifiée et abandonnée égoïstement aux États-Unis depuis 10 ans et qu’il n’a pas revue depuis 3 ans, accaparé qu’il  était par l’idée de contribuer humblement à l’édification d’un État démocratique dans le pays de ses défunts parents, Allah yarhmhom inchallah ».

Il est loin le temps où l’inclassable Rachid Nekkaz jouait les justiciers des femmes en niqab dans une France qui les pourchassait, s’engageant à payer toutes leurs amendes, ou décrochait la palme du Happening détonnant en plein festival de Cannes, sur une Croisette en ébullition, à travers l’opération « Toutes en burkini ». Un ultime coup d’éclat sur le littoral français, alors en proie à une véritable hystérie anti-burkini, sous les feux des projecteurs de l’actualité brûlante.

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A voir ou revoir : son intervention sur OummaTV, où il expliquait les raisons pour lesquelles il avait demandé la déchéance de la nationalité française et annonçait sa candidature à l’élection présidentielle algérienne de 2014.

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