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Abigail Disney, petite nièce de Walt Disney, se retire de la société israélienne Ahava

La campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), dont la portée de l’action dérange fortement la bien-pensance française, au point d’être taxée d’incitation à la haine et à la violence et poursuivie en justice, ne cesse de sensibiliser des personnalités de premier plan par-delà les frontières, gage du bien-fondé des pressions économiques, culturelles et politiques exercées sur Israël, sans fléchir.

Abigail Disney, la petite nièce du célèbre fondateur de la société Walt Disney, vient de rejoindre les rangs de ceux qui sont entrés en résistance contre l’impunité dont jouit l’Etat hébreu, en renonçant à tous les bénéfices de ses investissements placés dans la firme israélienne Ahava, le leader mondial des cosmétiques et soins de la peau élaborés à partir de minéraux et de ressources provenant de la mer Morte.

Il faut dire qu'en plus de contribuer à l’expansion des colonies illégales d’Israël, Ahava extrait la matière première, qui fait sa fortune, des berges situées dans les territoires palestiniens occupés, autant de bonnes raisons de jeter l'opprobre sur ce fleuron industriel israélien et de le boycotter à la face du monde.

N’écoutant que ce que lui dictait sa conscience, la petite fille de Roy O. Disney, frère de Walt Disney, n’a pas craint d’affirmer haut et fort qu’elle ne voulait pas "tirer le moindre profit d’une société installée dans une colonie", ajoutant : "Je ne peux, en mon âme et conscience profiter du pillage des terres et ressources palestiniennes", a-t-elle déclaré (source CAPJPO-Europalestine).

En sa qualité de l’un des principaux actionnaires de Shamrock Holdings Incorporated, Abigail Disney détient environ 18,5 % des parts de Ahava (37 % sont détenues par la colonie illégale de Mitzpe Shalem, 37% par Hamashbir Holdings, et 7.5% par Kalia, autre colonie illégale également installée en Cisjordanie).

"Les preuves que j’ai eues récemment concernant l’exploitation par Ahava de boues de la Mer Morte provenant de rivages palestiniens qui sont occupés, sont incompatibles avec les décisions de La Haye et les Conventions de Genève qui interdisent l’exploitation par une puissance occupante des ressources des territoires qu’elle occupe", a-t-elle commenté, depuis New York, où elle réside.

"En raison de contraintes légales et financières complexes, je ne peux retirer immédiatement mon investissement, mais je fais don de tout ce qu’il rapporte, avant que je puisse m’en défaire, à des organisations qui s'emploient à mettre fin à cette occupation illégale", a indiqué cette femme de cœur et d’honneur. Une grande dame assurément, animée par le seul souci de justice, que la France, même sous influence, aurait bien du mal à faire passer pour une dangereuse activiste…

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