Sonny Bill Williams, ancienne gloire du rugby à XIII et à XV, a lancé sans le vouloir un débat sur les tenues traditionnelles des musulmans après avoir partagé une photo de famille pour célébrer l’Aïd. Converti à l’islam en 2009, le sportif a posté sur X un cliché aux côtés de sa femme, Alana, et de leurs enfants, en leur souhaitant un « Eid Mubarak ». Mais c’est leur style vestimentaire qui a fait réagir : Williams et ses fils portaient le Baju Melayu (tenue malaise) et un songkok (petit couvre-chef), tandis que son épouse arborait un tudong, un voile malaisien.
Un internaute a souligné qu’il était « rafraîchissant de voir des convertis s’habiller comme des Malaisiens plutôt que comme des Arabes ». Cette remarque a déclenché une vague de réactions : certains y ont vu une critique des tenues arabes traditionnelles, tandis que d’autres ont dénoncé une fixation sur le style vestimentaire des musulmans.
L’auteur du commentaire a ensuite précisé qu’il ne jugeait pas les choix vestimentaires des convertis. De son côté, Williams, aujourd’hui chancelier adjoint d’une université en Malaisie, est resté discret sur la polémique, préférant mettre en avant sa foi avec simplicité. Au-delà de ce débat, l’ancien rugbyman joue un rôle de plus en plus important dans la communauté musulmane. Il intervient régulièrement dans des conférences religieuses et s’investit dans des projets éducatifs, notamment en Malaisie, où il entretient des liens forts. Son parcours – du sport de haut niveau à la spiritualité – continue d’inspirer de nombreux fidèles.
Cette polémique soulève une question plus profonde : faut-il adopter un style vestimentaire spécifique pour affirmer son islamité ? Ou au contraire, la richesse des traditions musulmanes doit-elle permettre une diversité d’expressions ?Le cas de Sonny Bill Williams illustre cette tension entre identité religieuse et culturelle, montrant que la foi, bien qu’universelle, s’incarne différemment selon les contextes.



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