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Le 2 mars 1956, le Maroc accédait à son indépendance

Rappel historique

Depuis la signature du traité de Fès en 1912, le Maroc était un protectorat français. Or, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les revendications indépendantistes s’intensifiaient. Déjà en 1943, le président américain Franklin Roosevelt avait encouragé le sultan marocain Sidi Mohammed ben Youssef dans sa volonté d’indépendance. Puis, à partir de 1947, ce dernier prend ses distances à l’égard du protectorat, fait l’éloge de la ligue arabe et soutient l’Istiqlal, parti de l’indépendance.

Cependant, la nomination du général Juin, chef d´État major général de la défense nationale (1947), puis du général Guillaume (1951) comme représentants officiels du gouvernement français à Rabat, montre que la France n’est pas prête à abandonner le Maroc. Dès 1951, le général Juin, soutenu par les colons conservateurs français, menace de destitution Sidi Mohammed Ben Youssef s’il ne désavoue pas l’Istiqlal. Sous la contrainte, le sultan cède et déclare se distancer des nationalistes.

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Toutefois, les indépendantistes continuent leur lutte et créent le Front national marocain. Dans les mois suivants, les tensions ne cessent de monter. Entre 1952 et 1953, plusieurs manifestations anti-françaises sont réprimées dans le sang. En décembre 1952, les États arabes réussissent à faire inscrire la question marocaine à l’ordre du jour de l’Organisation des Nations unies (ONU).

Néanmoins, en 1953, à la suite d’une intrigue du pacha de Marrakech, le Glaoui, fidèle ami de la France, Sidi Mohammed Ben Youssef est enlevé du palais et exilé à Madagascar. Le lendemain, il est remplacé par Ben Arafa, candidat du Glaoui. À partir de ce moment, les nationalistes intensifient leur action et les attentats se multiplient.

Devant la détérioration accélérée de la situation, le gouvernement français est de plus en plus mal à l’aise face à la pression internationale et décide de faire revenir le sultan. Dès lors, les choses vont se précipiter. Le 6 novembre 1955, le ministre français des Affaires étrangères, Antoine Pinay, et Sidi Mohammed Ben Youssef signent les accords de La Celle-Saint-Cloud, prévoyant le retour sur le trône du sultan, sous le nom de Mohammed V, et l’indépendance du Maroc.

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Dix jours plus tard, Mohammed V rentre triomphalement à Rabat. Le 2 mars 1956, Christian Pineau, pour le gouvernement de la République française, et Mbarek Bekkaï (Si Bekkaï) au nom de Sa Majesté Mohammed V, sultan du Maroc, procèdent à la signature de la Déclaration commune franco-marocaine rendant caduc le traité de protectorat de 1912. Le Maroc accède dès lors à  son indépendance.

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