Un anniversaire présidentiel qui déclenche un nouveau compte à rebours

Trois ans se sont déjà écoulés depuis l’avènement d’une politique de castes, qui n’a cessé de tour

vendredi 7 mai 2010

Trois ans se sont déjà écoulés depuis l’avènement d’une politique de castes, qui n’a cessé de tournoyer à en donner le vertige, experte dans l’art de jouer sur les ressorts émotionnels de la communication pour nous faire avaler les couleuvres de la période « bling-bling », d’une hyperactivité pathologique, d’une insatiabilité législative, de réformes lancées tous azimuts, le tout ponctué d’une très forte propension à diviser pour mieux régner, en désignant à la vindicte des boucs-émissaires…

Un anniversaire, qui sonne l’heure d’un bilan d’étape embourbé dans le rouge, brillant par ses promesses électorales non tenues et ses déficits abyssaux, et qui déclenche dès à présent le compte à rebours vers 2012, l’année de futures âpres convoitises.

Trois années d’un Sarkozysme frénétique, omniprésent et omnipotent, beaucoup moins président dans l’âme qu’éternel candidat toujours en représentation, zappant d’un sujet brûlant à l’autre jusqu’à l’étourdissement, qui sont aujourd’hui durement sanctionnées par la France d’en bas.

Un sondage réalisé par BVA pour la Matinale de Canal+ a mis jeudi en lumière l’immense désenchantement ressenti par les français qui, à 69 %, jugent mauvais le bilan de Nicolas Sarkozy, 33 % le qualifiant même de "très mauvais" , 36 % d’ "assez mauvais", tandis que 29 % des personnes interrogées le trouvent "assez bon", seuls 2 % le créditant d’un "très bon". Le panel représentatif de 1 047 citoyens éreinte le « Président du pouvoir d’achat », jugeant à 87% sa politique de "plutôt mauvaise" , contre seulement 12 % de "plutôt bonne".

Les sondés considèrent également que sa politique est "plutôt mauvaise" en matière de réduction des inégalités (85 %), de lutte contre le chômage (81 %), ou encore de lutte contre l’insécurité (62 %), le jugement le moins sévère portant sur l’environnement (55 %).

Après la déroute des régionales, le gel de plusieurs grandes réformes emblématiques, notamment de la justice, le fiasco du débat sur l’identité nationale, et alors que la mauvaise croisade anti-voile intégral a atteint son paroxysme, sur fond d’une double crise économique et monétaire, certains clament haut et fort que le Sarkozy nouveau est arrivé ! Ah bon, mais lequel… ?

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