Mourir pour Israël, ou les impasses de la résolution 1701
Par Bruno Guigue
mardi 29 août 2006
Jouant les matamores, les dirigeants israéliens promettaient d’infliger une correction magistrale au Hezbollah : jugés indestructibles par les experts, les blindés de Tsahal ont pourtant été transformés en passoires. Incroyable mais vrai : avec leurs lance-roquettes et leurs kalachnikovs, les combattants du Hezbollah ont contraint les forces israéliennes à lâcher prise. Combatifs et disciplinés, les miliciens chiites sont les vainqueurs inattendus de cette guerre profondément asymétrique, où Israël disposait pourtant d’une écrasante supériorité matérielle. C’était inconcevable pour les admirateurs d’Israël, mais aucune dénégation verbale n’occultera désormais cette réalité : la plus puissante armée du Moyen-Orient a dû reculer face aux miliciens d’un parti politique libanais.
Les gains procurés à l’Etat hébreu par cette malencontreuse équipée au Liban-Sud, dès lors, paraissent dérisoires : le Hezbollah est toujours debout et son potentiel militaire encore menaçant. Auréolé par sa résistance à l’envahisseur, il jouit dans le monde arabe d’un prestige inégalé, qui transcende le clivage artificiellement entretenu entre sunnites et chiites. Au Caire par exemple, la vénération pour Nasrallah n’a d’équivalent que celle naguère vouée à Nasser, et elle fait entendre la même incantation « victorieuse ». En voulant donner à cette guerre un caractère punitif, Israël s’est manifestement puni lui-même : l’histoire retiendra que ses soldats ont été incapables de prendre une poignée de villages frontaliers et que son principal fait d’armes fut une campagne aérienne dévastatrice. Israël voulait éradiquer le Hezbollah : tout ce qu’il a réussi à faire est de massacrer des civils, essuyant par là même une double défaite, militaire certes, mais aussi morale.
Mais le bilan n’est guère plus flatteur sur le plan politique. Non seulement Israël cristallise l’hostilité et l’indignation d’une partie de la planète, mais les forces qu’il comptait mobiliser à son profit se dérobent. Les dirigeants israéliens espéraient dresser la majorité des Libanais contre le Hezbollah en frappant tous azimuts un petit pays fragilisé par ses divisions internes. Ils ont abouti au résultat inverse : stupides et meurtrières, les frappes aériennes contre le peuple libanais ont contribué à le souder, comme il fallait s’y attendre, autour de la résistance islamique.
Car les Libanais n’ont pas la mémoire courte : ils se souviennent qu’en 1982 l’armée israélienne a cruellement fait le siège de Beyrouth, tuant près de 15 000 personnes. Après avoir combattu durant trois mois, les forces de l’OLP durent quitter la capitale libanaise pour éviter sa destruction complète par l’artillerie et l’aviation ennemies. Tandis que l’armée libanaise restait l’arme au pied, Israël a imposé l’élection par le Parlement d’un président phalangiste. Cet allié imprudent l’a payé de sa vie trois semaines plus tard, et les chrétiens libanais furent pris au piège d’une allégeance catastrophique à l’Etat hébreu. Il a fallu vingt ans de harcèlement sans répit contre les troupes d’occupation pour obtenir leur départ, en mai 2000. Durant toutes ces années, l’âme de la résistance, ce fut le Hezbollah.
Lors du déclenchement des hostilités, le 12 juillet, les caciques de la politique libanaise rivalisèrent d’indignation pour incriminer « l’irresponsabilité » de la formation chiite. Mais depuis la déroute israélienne, le ton a changé. Pour ces ténors du système confessionnel, eux-mêmes ex-chefs de milices, faire le procès de la seule organisation de résistance libanaise qui ait contraint l’envahisseur à reculer tenait de la gageure. Et s’ils invoquent toujours le désarmement du Hezbollah prévu par la résolution 1559, c’est après avoir loué au préalable l’héroïsme de ses combattants face à « l’ennemi israélien ». Jusqu’au président chrétien de la République libanaise, le général Emile Lahoud, qui juge « honteux » de « réclamer le désarmement du Hezbollah au moment où le sang des martyrs n’a pas encore séché », et pose cette question de simple bon sens : « Comment peut-on nous demander de désarmer la seule force dans le monde arabe qui a pu rester debout face à Israël ? »
Reste que, sur le plan international, les dirigeants israéliens affirment avoir remporté une victoire politique avec le vote de la résolution 1701. L’assertion serait en partie vraie, assurément, si cette décision onusienne avait la moindre chance d’être appliquée. Car en réitérant l’exigence du désarmement du Hezbollah, puis en lui infligeant un embargo sur les livraisons d’armes, la résolution 1701 fait incontestablement la part belle aux demandes israéliennes. Fruit d’un compromis boiteux entre la France et les Etats-Unis, elle marque, en revanche, une hésitation significative quant au règlement politique du contentieux israélo-libanais. Elle fait, pour l’essentiel, comme s’il n’y avait pas de conflit entre les deux pays, mais un problème d’ordre public à la frontière.
Du contentieux israélo-libanais, le plan adopté à l’unanimité par le gouvernement de Beyrouth dressait pourtant l’inventaire précis : occupation illégale des fermes de Chebaa, détention de centaines de prisonniers libanais, viols répétés de l’espace aérien et des eaux territoriales libanaises, refus israélien de communiquer la carte des champs de mines du Sud-Liban. C’est pourquoi le président Chirac, dans le plan de paix présenté le 27 juillet, avait défini le cœur du processus comme un « règlement politique », seul susceptible de pérenniser la cessation des hostilités et de rendre possible le désarmement effectif du Hezbollah. Le « plan Chirac » prévoyait donc trois phases dont l’enchaînement répondait à la logique de la situation : cessez-le-feu immédiat, règlement politique « au fond », envoi d’une force internationale.
Malheureusement, la résolution 1701 a mis l’accent sur la troisième phase en faisant l’impasse sur la deuxième : le texte onusien prévoit le déploiement des forces internationales et de l’armée libanaise au Liban-Sud, mais il renvoie le « règlement politique » aux calendes grecques. Tandis que le volet militaire du plan de paix est précis et explicite, son volet politique est particulièrement évasif. Pire encore, son application est différée dans le temps : le secrétaire général de l’ONU, en effet, est invité à présenter des « propositions » sur les fermes de Chebaa d’ici trente jours. Lesquelles ? On l’ignore. Quant au sort des prisonniers, il n’est pas traité avec le même empressement selon leur nationalité : la résolution demande « la libération inconditionnelle des prisonniers israéliens enlevés », mais elle se contente « d’encourager les efforts visant à régler d’urgence la question des prisonniers libanais détenus en Israël ».
Cette résolution de l’ONU est manifestement une cotte mal taillée et elle risque fort, dans ces conditions, de rester lettre morte. En un sens, c’est dommage : pour une fois que l’Etat d’Israël semblait se plier devant la loi internationale ! Dans Le Monde, un ancien ministre israélien des affaires étrangères relève ce paradoxe : après avoir traité par le mépris les résolutions onusiennes, Israël doit aujourd’hui admettre qu’il a fait une guerre pour obtenir une nouvelle résolution de l’ONU dont l’avenir est au demeurant très incertain : à chacun ses paradoxes ... Il est fort peu probable, en tout cas, que cette résolution soit appliquée, et cela pour deux raisons essentielles.
C’est peu probable, d’abord, parce qu’on ne voit pas pourquoi le Hezbollah désarmerait. A défaut d’un règlement politique du contentieux israélo-libanais dont Israël n’a jamais voulu, c’est inconcevable. Ensuite, parce que personne n’est en position de force pour exiger le désarmement de la milice chiite : autant demander à un général victorieux de déposer les armes. En clair, l’improbabilité d’un règlement politique rend improbable le désarmement du Hezbollah, lequel rend improbable, enfin, l’accomplissement de sa mission par la « FINUL bis ». La focalisation médiatique sur l’envoi d’une force internationale agit, par conséquent, comme un prisme déformant. Elle empêche de voir que ce n’est pas l’obstination maladive des mollahs iraniens qui obère le retour à la paix, mais le refus réitéré de l’Etat hébreu de considérer le Liban comme un Etat souverain. Sinon, pourquoi le contentieux israélo-libanais n’a-t-il pas été réglé plus tôt ?
L’idée qu’on puisse mettre fin à la guerre larvée entre Israël et la résistance libanaise en dépêchant un corps expéditionnaire est donc parfaitement illusoire. C’est comme si l’on prétendait soigner un blessé en pansant la plaie sans l’avoir préalablement désinfectée. Le sanglant précédent de 1983 illustre l’incongruité de la démarche : envoyés au Liban pour empêcher les Libanais de s’entre-tuer, les soldats français furent pris pour cibles aux côtés de leurs « alliés » américains. Va-t-on, demain, faire mourir pour Israël des soldats français sur le sol libanais ? En réalité, l’envoi d’une force internationale au Liban-Sud n’a de sens que si le mandat est clair, mais surtout si les conditions politiques en sont réunies. Cette exigence figure en toutes lettres dans le processus de paix en trois phases, défini le 27 juillet par le président français, et dont le cœur se trouve être, précisément, un « règlement politique » qui est aujourd’hui aux abonnés absents.
Ces impasses de la résolution 1701, il va de soi qu’Israël en est parfaitement conscient. Mais elles lui permettent d’exercer une pression sur la communauté internationale qui constitue le prélude à un éventuel « second round » dans l’affrontement avec ses ennemis. Elles l’autorisent surtout à incriminer un coupable tout désigné, le Hezbollah, aussi longtemps que ce dernier ne rend pas les armes. Elles lui fournissent un argumentaire idéal pour mettre implicitement en accusation les Etats réticents à expédier leurs militaires dans ce guêpier. Meurtri par sa défaite militaire, victime d’une profonde crise morale, l’Etat hébreu ne se contentera pas d’une semi-victoire politique. Pourquoi résisterait-il à la tentation d’impliquer les Etats occidentaux dans une confrontation directe avec le Hezbollah ? Pour aucune des parties en présence, la guerre n’a évidemment rien résolu, et il est clair que la résolution 1701 ne résoudra rien non plus. Reste, pour l’Etat hébreu, à tirer le bénéfice maximum d’une situation de blocage qui l’autorise à s’exonérer de toute responsabilité, demain, dans une reprise des hostilités destinée à lui fournir enfin sa revanche.
Bruno Guigue
Diplômé de l’Ecole normale supérieure et de l’ENA
Auteur de "Proche-Orient : la guerre des mots", L’Harmattan, 2003
Du même auteur, à lire en ligne sur Oumma.com :
Vos réactions et commentaires sur cet article
à Patrick sur la commission d’enquête et le rapport Winograd. La situation n’a rien de Kafkaienne : c’est sur demande de la Cour Sûpreme que le gouvernement d’Olmert a dû ouvrir les documents et les publier. Tout n’a pas été publié, cependant, les non publications ont fait l’objet de justifications devant cette même cour. La situation est seulement celle d’une démocratie où la séparation entre le pouvoir éxécutif et judicaire est telle que ce dernier impose au premier de publier des documents sur ses errements... J’aimerais savoir quels sont les pays où de telles publications interviennent moins de 30 ou 10 ans après les faits surtout lorsque cela concerne une guerre ! Même les américains champions des rapports et enquêtes parlementaires n’obtiennent pas ça.
Zéphyr SEREHEN
notre ami david a une allergie bien comprehensible vis a vis de la resistance libanaise qui a flanque la raclee historique que l’on sait a l’"armee invincible", et s’il essaie de nous vendre une option anti-syrienne pour le Liban, elle n’est pas neuve, depuis 1948 l’etat colonial sioniste vise le sud Liban et le Litani et tente tous les 10 ans de diviser le peuple libanais et de signer un traite de paix avec les chretiens "civilises" (par opposition aux musulman terroristes...), cela a failli marcher avec les Phalangistes, mais aujourd’hui david et ses amis vont avoir du mal le compte a rebours a commence et la resistance aura raison des colons et de l’injustice en Palestine, au Liban, en Irak, etc.
A qui le tour demain ? l’ennemi est tout désigné mais il y a un petit problème : il détient des cartes maîtresses qui touchent des intérêts plus importants que le soutien d’Israël. Sharon disait dans un des ses derniers interviews que même s’il a usé de la force militaire (au Liban aussi), il faut un jour discuter avec ses voisins. Mais là aussi, il y a un petit problème : les arabes ont une bonne mémoire !
Bravo Bruno, encore une fois tes analyses sont trés bien construites...
FAROUCK.
L’intervention "d’Al Yahoud" est partisane et se contente de ressasser des clichés répandues dans la presse favorable à Israël. Un peu d’objectivité.... le texte de Bruno Guigue est en tout cas pertinent, et je comprends que Al Yahoud soit gêné aux entournures
Mourir pour Israel ? Non, vivre contre le Hezbollah
1. Le Liban n’est plus sous occupation israelienne. Les fermes de chebaa sont attribuées à la Syrie par l’ONU. C’est à celle ci de régler le problème avec Israel (par la guerre ou la diplomatie, la première étant une prolongation de la seconde).
2. Cela étant dit, pourquoi le Liban accepte t il de se laisser embarquer par une milice armée, quelle qu’elle soit ? Pourquoi le Hezbollah est elle la seule milice armée encore présente au Liban ?
3. Israel et le Liban sont tous les 2 perdants dans cette guerre. Mais aussi les musulmans qui tombent dans le piège démagogique tendu par 2 pays qui se servent du sang de leurs "frères" pour leurs propres visées politiques : L’Iran et la Syrie.
Ne tombons pas dans ce piège. B Guigne ignore délibérément ces faits : la FINUL a pour but de sortir le Liban des mains de l’Iran et la Syrie en rendant sa souveraineté pleine et entière aux libanais, qui seuls doivent décider de leur avenir dans la région.
Restons lucides, et espérons voir Israel cohabiter pacifiquement avec le Liban démocratique et une Palestine libre et indépendante.
Mais de grâce, ne tombez pas dans le piège tendu par des pays qui n’ont aucun souci pour leurs populations (cf guerre Iran/Irak qui a fait des MILLIONS de morts avec guerre de missile en zone urbaine ; cf le massacre de Hom mené par le père Assad au cours duquel entre 20 et 30 000 personnes ont été massacrées en semaine dans sa guerre contre les islamistes).
Salam aalikoum & shalom aleichem
Je découvre ce site et ce forum et je dois dire qu’il est agréable de trouver des avis exprimés clairement et dans un français correct ce qui change d’un certain nombre d’autres forums. J’ai lu l’article de Bruno Guigue et je suis d’accord avec l’avis exprimé comme quoi son opininion est à 180° de ce qu’on peut trouver dans la presse (pas seulement française d’ailleurs) sur le sujet. Personnellement dans ce genre de situation j’aurai tendance à penser qu’il doit y avoir un certain nombre de choses valables dans les autres opinions et un certain nombre de choses non valables dans celle de Bruno Guigue. Ce qui me gène, c’est d’en conclure que l’on a raison parce qu’on est seul à penser de cette façon et que si on est seul c’est parce qu’on nous en veut et c’est justement là la preuve qu’on a raison. Il existe suffisamment de pays non démocratiques où cet enfermement intellectuel est organisé, pour ne pas sombrer là -dedans alors qu’on dispose dans notre pays de tous les moyens pour s’informer à différentes sources.
à David : vous oubliez la réaction démesurée d’Israël qui a quand même fait un millier de victimes (certes le Hezbollah n’a pas donné ses pertes qui y sont comptabilisées) et des milliards de dégats, qui fait plus penser à une volonté de vengeance gratuite qu’à autre chose. Ces victimes ne méritent pas votre compassion et votre indignation ? Pourquoi cette indifférence à la souffrance de la population libanaise ?
à Yacef : Je suis d’accord. Hélas, il suffit que quelqu’un, qu’il s’appelle Nasser, Khomeney, S.Hussein, Zarqaoui ou maintenant Nasrallah tape sur les méchants-américano-sionistes pour que le monde arabe et ses faux amis les portent aux nues. Peu importe qu’il soit un dictateur sans pitié qui persécute les arabes et musulmans à domicile, un fanatique qui ne propose rien sinon l’horreur en vidéo, ou un chef de milice cynique et subventionné par l’Iran et la Syrie.
C’est triste pour le monde arabe et cela ne nous aidera pas à faire avancer la démocratie, l’islam vrai, et à combattre ceux qui détournent la religion à leurs projets ou ambitions politiques.
Salam
à Francis : c’est faux. Le parlement européen a qualifié le Hezbollah "d’organisation à l’action clairement terroriste" ; mais il est vrai que la diplomatie française, grande et habituelle défenseuse des démocrates par le monde en général et dans le monde arabe en particulier a fait pression pour que cette qualification ne se traduise pas dans la liste européenne des organisations terroristes...
Source : résolution du parlement européen du 10 mars 2005. http://www.europarl.europa.eu /sides/getDoc.do ;jsessionid =355C4A5813E62122AD19FBABC9643950.node1 ?pubRef=-//EP//TEXT+TA+20050310+ITEMS+DOC+XML+V0//FR
Pour l’article de Monsieur Guigne, je m’étonne que sa sollicitude pour les chiites libanais ne trouve pas de continuité pour les chiites iraquiens, victimes ultramajoritaires d’un terrorisme autrement plus abject et sanguinaire que la stupide brutalité israélienne. Mais bon, le fait que les chiites iraquiens ne soient pas assez antiaméricains doit les rendre moins...importants que les gentils humanistes du Hezbollah
Pour rebondir sur les propos de Yacef, je pense aussi que le Hezbollah est un épiphénomène, et que les défis que doivent affronter les musulmans sont plus complexes que le simple maniement de simple missilles. loin de moi l’idée de disqualifier le Hezbollah qui incarne la résistance, comme la signifié avec brio Bruno Guigue.
Je citerais à mon tour une autre citation qui va dans le sens de celle de Ben Badis. Cette citation est de Mohamed Abdou, grand réformiste musulman : "Celui qui ne connaît pas une langue de la science européenne ne peut être tenu pour un savant".
Tout cela pour dire, que le patriotisme, la résistance armée ne suffit pas pour transformer un peuple en une civilisation prospère et féconde. Les Etats qui ne reposent pas sur des valeurs civilisationnelles, sur une morale, sur des institutions, sur la rationalité, mais sur des mythes et des hommes faillibles ne peuvent que s’écrouler.
comme d’habitude, monsieur guigue oublie volontairement plusieurs points :
il parle de contentieux entre israel et le liban : quel contentieux ? la frontière, la ligne bleue, ne fait l’objet d’aucune contestation ! les fermes de chebaa ? l’onu a établi que ce territoire appartient à la SYRIE et non au Liban au regard du droit international ! Les prisionniers libanais ? qu’un accord de paix et une reconnaissance mutuelle soient signés et on ne voit pas ce qui bloquerait la libération des prisionniers !
le hezbollah n’a pas remporté grand chose : il a certes démontré qu’enterrée dans des bunkers dissimulés au milieu des populations civiles, son armée-milice, entrainée et équipée par les iraniens et les syriens, était capable de resister à une attaque aérienne israélienne. Mais, m.guigue a vu comme moi le sieur nasrallah expliquer tout penaud qu’il ne s’attendait pas à une telle réaction des israéliens et qu’il n’aurait certainement pas autorisé l’incursion en territoire israélien qui, en rupture du statu quo qui avait permis au liban de commencer à se reconstruire, a conduit à la riposte destructrice israélienne.
Résultat ? le hezbollah dispose surement encore d’un bien bel arsenal, mais il a été privé de la capacité matérielle et politique de s’en servir : 1. l’armée libanaise arrive au liban sud et intercepte les armes à la frontière syrolibanaise ; 2. les milliers de soldats de la finul renforcée ne vont pas désarmer le hezbollah mais ne manqueront pas de l’empêcher de tirer sur israel ; 3. siniora a dit lui-même qu’il en avait assez de la syrie et qu’il était normal que l’Etat libanais revendique, et IMPOSE si besoin, comme tout Etat, le monopole de la violence physique légitime sur son territoire.
in fine, la syrie va perdre définitivement sa mainmise sur le liban, ce qui laisse présager des lendemains très difficiles pour la dictature alaoui, qui peut aussi faire une croix sur le golan qu’israel n’a aucune raison de lui rendre pour l’instant ; l’iran va devoir mesurer pour de vrai la détermination de la communauté internationale à lui faire renoncer à l’arme atomique ; le hezbollah va devoir jouer, main dans la main avec l’armée libanaise et la finul, les gardes frontières au sud du liban.
tous ces éléments, m.guigue les connait mais les ignore délibérément : idéologie quand tu nous tiens !
david
L’analyse de Bruno Guigue est solide, et bien menée. Certes le Hezbollah a acquis une "crédibilité " au sein du monde musulman, mais la renaissance musulmane ne pourra se faire qu’à travers l’élaboration d’une théologie critique, ouverte sur l’universalité et débarrasée d’une lecture littéraliste scélorosante, le Hizbollah est un parti politique dont l’action se limitera à celle du Liban. Son exemple n’est pas applicable ailleurs, et n’a pas vocation à être un modèle pour les musulmans. Le Hezbollah est un mouvement islamo-nationaliste.
C’est pourquoi, je termirai par le grand oulama Ben Badis et par sa citation extraite du Manifeste doctrinal de l’Association des Oulamasen mai 1977 : "L’Islam honnore la raison et recommande de baser tous les actes de la vie sur l’usage de la refléxion. il propage sa doctrine par l’argumentation rationnelle, non par la ruse et la contrainte. Son régime est essentiellement démocratique et n’admet point d’absolutisme, même au profit de l’homme le plus juste. "
Excellente analyse ... a quand une publication dans un "grand" journal ... le monde par exemple pour que vous soyez plus entendu. Arafat
Que dire de ceux qui ont choisi de cibler la population musulmane ? De ceux qui par un macabre calcul espéré la victoire des lâches ? Victoire qu’il n’ont même pas eu.
Amnestie internationale dénonce les crimes de tsahal. Qu’est-ce qu’ils peuvent bien espérer à refuser toute forme de discussion ou de concession ? La stratégie des va-t-en guerre n’es pas viable c’est la raison pour laquelle ils sombrent dans l’entêtement et la haine. Jusqu’où ?
Une "blague".Que se passerait-il ? si on invitait B.GUIGUE pour exposer son analyse geopolitique au journal de PPDA sans aucune censure(on peut toujours rêver).Réponse:Un seisme sur "les médias français propagandiste". Bravo Mr GUIGUE
Mr BENALAIN
Israel n’a pas gagné toutes ses guerres à armes égales, face à une multitude d’arabes prets à bondir sur le mini etat juif. Il faut replacer les choses dans leur contexte historique. La participation de l’occident a étée lourde dans la proéminence de l’etat d’Israel. Bref en 1948 la hagana faisait face à une armèe arabe faite de Jordaniens de palestiniens et de volentaires (pour memoire Aman à cette époque ne comptait que cinq mille habitants, je dis biens 5000) ; le reste du monde arabe etait le joug de la colonisation(donc aucune possibilité de soutient exterieur). En 1956 l’agression tripartite( Frnce,Angleterre et Israêl) contre l’Egypte n’est pas à comptabiliser dans les guerres israelo-arabes. En 1967 de l’aveu même de feu Mosche Dayan, l’agression etait préparée depuis 15ans par l’armée israelienne en collaboration etroite avec les Etats unis pour barrer la route à Nacer voyant en lui leader arabe potentiel, alors qu’il n’etait qu’un arrogant nationaliste etroit qui a engagé l’Egypte dans une guerre fratricide et inutile contre les Freres musulmans. Jusqu’à la la determination des israeliens sur un fond de legitimité l’a emporté. Mais déja de lourds actes criminels ont entaché cette épopée. La guerre de Kipour en 1973 a été un tournant, l’armée israelienne donnée pour invincible a été rapidement bousculée, le salut n’est venu que d’un pont aerien à la mode USA(Hommes et materiel). En 1982 l’entrée des israeliens au Liban etait militairement injustifiée,politiliquement inutile, et juridiquement criminelle.Resultat cela a confirmé le potentiel criminel de l’armée israelienne Scharon en tête. Avoir créer un etat dans des conditions de le gitimité entachées, mais surtout avoir non seulement bafoué le droit des palestiniens dès l’origine mais Israel a fait un sort impitoyable pour les palestiniens, avec une violence qui n’a césser de monter. L’arrivée de Rabin etait une chance pour la paix,car il a compris et dit l’interret qu’a Israel à preparer l’avenir de sa jeunesse dans la paix avec les palestiniens. Rabin fut le premier homme politique israelien assassiné justement pour cette raison, il voulait vraiment une veritable paix. On sait maitenant que les services secrets israeliens sont impliqués. Effectivement Israel est une armée qui dispose d’un etat, la fonction d’une armée est de faire la guerre voir de la pereniser. Voila pourquoi il n’y aura pas de paix autour D’Israel, la surenchére des responsables politiques israeliens depuis Ehudb Barak montre bien que cette machine criminelle s’est emballée. A un degrés superieur l’arrivée de Scharon à la tête de l’état consacre la resposabilité de toute la sociétée israelienne dans cette geste criminelle. L’histoire de l’humanité est pleine d’absurdité de ce type. Le Hezbollah a conduit une action legitime et determinée aussi, ce qui a fait sa force ; dans ces conditions, même avec des lances pierres il aurait gagné. Comme pour conjurer le sort les israeliens ne justifient plus leur action que par la survie de leur état. Il y a la comme un pressentiment de fragilitée de la force face àune légitime determination.Il est peut-etre encors temps d’opter pour la paix. L’equipe de malades (et réellement psychopathes) a fini par démotiver la jeunesse israelienne qui ne demandait qu’une chose c’est d’etre comme toute la jeunesse du monde, qu’on ne construit pas son passé dans le meurtre et son avenir dans la violence. Alors Mr Benalain vous serez inspiré en donnant du crédit aux articles de Mr Guigue, il fait partie de ceux qui par leur critique construisent un avenir equitable pour les genrations à venir.
MERCI INFINIMENT POUR TOUS VOS EXPLICATIONS M LE PROFESSEUR : Les gens comme vous, n’ont pas le droit aux médias, surtout sur les chaines télévisées, il faut etre un débile, pour dire qu’en fance , il y’a une liberté d’expression totale.il ya de la censure, et des gens comme vous M Guigue vous n’etes pas le bien venu sur les chaines françaises , vous etes censuré,Hélas !
Merci pour cette analyse, et je souhaite que d’autres personnes dans le monde s’interessent et s’interrogent sur les conflits geopolitique du moyen orient d’un point de vue plus CRITIQUE et plus JUSTE Amen Encore merci
On nous dit que le Hezbollah est devenu une force crédible, un pôle politique essentiel par sa "victoire", par le fait qu’il a tenu tête à Israël plus d’un mois ; il a ainsi redonné au monde islamique sa dignité, et des masses de jeunes ou moins jeunes se reconnaissent dans son emblème, etc. Cela veut dire surtout que le sentiment de cette dignité est bien bas pour se contenter du fait qu’un groupe armé, qui s’est terré pendant un mois, faisant des sorties hâtives pour lancer ses petites fusées dont 1% a fait mouche, devienne le nouveau porte drapeau de masses frustrées.
merci pour la pertinence de votre article qui montre parfaitement bien l’incohérence de la position de la communauté internationale qui semble toujours ne pas comprendre que la solution passe par un réglement politique. Cette immunité ainsi que l’impunité dont bénéficie Israel vis à vis de cette communauté sont réellement troublantes. Pas de comptes à rendre sur le massacre des civils libanais, pas de responsabilité financiére quant aux destructions ( c’est la communauté internationale qui va payer !!!). Un autre pays se serait vu mis en quarantaine pour moins que cela....
Il me semble que votre article résume la situation en mettant en exergue à la fois le traitement de ces populations de façon asymétrique et leur humiliation régulière par différentes manières. En effet, nous avons l’habitude d’entendre, de lire et de voir que le même scénario se répète. Quand c’est le monde arabo-musulman qui agit tout le monde est sur ses gardes, et les qualificatifs ne manquent pas, quand c’est Israël on se contente de suivre et de chercher un compromis si ce n’est à être d’accord. Cette situation ne peut perdurer, des civils meurs tous les jours, des familles disséminées, des populations déplacées, des enfants meurtris...arrêtons ce massacre et cherchant de vrai solutions ou du moins de vrais réponses aux questions et aux problèmes posés.
Bravo M. Guigue pour votre argumentaire.
Toute cette tragédie est partie de l’enlèvement de 2 soldats israliens. Ce qui m’a surpris dans les médias c’est l’utilisation du mot "otage". Or ce mot ne peut s’appliquer dans ce cas puisqu’il s’agit de soldtats enlevés en temps de guerre (il ny’a jamais eu signature de traité de paix entre Israel et le Liban. Et donc ces soltats sont des prisonniers. Et les conventions de Genève me direz vous. C’est vrai mais Que dire d’Abou Ghrahib ou Guatannamo (même s’il n’y a pas de comparaison car les soldtats israelien semblent mieux lotis).. . Ces soldtats ont été enlevés pour servir de monnaie d’échange contre des milliers de Libanais détenus arbitairement par Israel. Le problème aurait pu être réglé par négociation comme d’habitude avec le Hezbollah mais cette fois-ci Israel a décidé de sortir l’artillerie lourde comme il le fait encore plus honteusement dans les territoires occupées.
Mais tout crime ne reste jamais impuni.
Les articles de M.Guigue se caractérisent en effet par une grande lucidité, n’en déplaise à Benalain dont l’opinion caricaturale prête à sourire. Benalain est certainement échaudé par la déroute d’Israël, on peut le comprendre, reste que les faits sont les faits, Israël demeure un état colonial qui suscitera toujours la résistance, la paix passe par le retrait des territoires occupés en toute illégalité par Israël !
A chaque fois que je lis vos analyses Mr Guigue, je me sens rassuré, parce que quand même il existe encore des gens qui refléchissent, malheureusement la ligne éditoriale des principaux quotidiens et médias français est a 180 ° de vos réflexions...et je trouve cela navrant....Merci encore pour votre clairvoyance.
Mr Guigue, dont "l’intégrité" fantastique à vos dires est bien sur à l’opposé du parti pris des médias pour Israel (à mourir de rire) fait votre admiration. Tant mieux
Enlevez vos lunettes : le Hezbollah en prenant délibérément pour cible des civils est un parti terroriste, il a massacré les militaires francais de l’ONU. Et est soutenu par le pays au role tres central qu’est l’IRAN, quelle belle référence (peut être pour vous, mais par pour nous occidentaux).
Enfin, Mr Guigue trouve illégitime et anormal de demander au Hezbollah de désarmer car il a (selon lui) gagner la guerre. Soit
Mais alors pourquoi depuis 1967 demande t-on à Israel de faire des concessions alors qu’il a gagner toutes les siennes ?
Bien à vous.
Je reviens d’un séjour en Egypte et suis en mesure de confirmer les propos de M.Guigue. Le hezbollah jouit en effet d’un immense prestige, il incarne celui qui a remporté une bataille contre Israël. Israël a rendu un immense service au monde arabe et à son opinion publique qui se prend à rêver d’une rennaissance après des décennies de torpeur
Cet article d’une grande perspicacité, est affranchi de toute objection de ma part, Bruno Guigue révèle toute sa cognition du proche-orient, qui se démarque des raccourcis déclinés par des experts-propagandistes de la politique israélienne.
Encore une fois, un article excellent de B. Guigue.
Quelques remarques :
On parle du désarmement du hezbollah mais je n’ai pas entendu parler du désarmement de l’armée sioniste ! C’est quand même cette armée qui a commis des crimes de guerre (confimrmée par Amesty) et qui a mis à feu et à sang le Liban !Il est vrai que cette armée de lâches est habituée à se battre contre un peuple désarmée en Palestine. C’est quand même plus facile quand il s’agit de s’attaquer avec des chars, des missiles, des avions à des gamins miséreux qui lancent des cailloux.
Je suis très déçu du peuple israelien qui manifeste auprès de son gouvernement, non pas pas parce que son armée a commis des massacres et tués de nombreux civils au Liban, mais au contraire, parce que celle-ci n’en n’a pas fait encore plus !
Salam, Bonjour,
Merci pour cet article très intéressant qui permet de comprendre la situation au proche orient et j’espere que la majorité des gens le lira. Surtout de retour de vacances et l’esprit dirigé sur la rentrée. Un point merite notre attention c’est le traitement médiatique qui a été fait et qui continue, c’est honteux. Les medias francais dans leur majorité montre ou font temoignés des jeunes soldats de Tsahal blancs parlant francais finalement ressemblant aux occidentaux, on choisit rapidememnt son camp. Il est interessant de voir d’autres médias (al-jazera, arabia...) qui nous montrent l’autre côté, le visage des combattants du Hesbollah c’est riche d’enseignments.
Dans les faits tous le monde le sait mais tous le monde se tait. Nous observons, qu’Israel est agresseur et n’agit pas pour une paix, c’est evident dans les actes et les dires. Mais bon tous le monde se tait , tous le monde le sait. En autre Israel est un etat qui n’arrive meme pas a definir ses propres frontieres, peut etre souffre elle d’amnesie et pense que le Liban se trouve dans ses frontieres, c’est peut etre cela la reponse à nos questions depuis 1982. Mais bon tous le monde le sait tous le monde se tait. Je crois simplement que beaucoup des personnes dans le mondes savent se qui se passe vraiment, pas besoin de sortie de science_po. Pour finir je pense simplement aux Femmes, aux Enfants, aux Hommes du Liban et d’ailleur aussi, mais particulierement à ceux de CANA(Liban sud) parceque nous sommes tous perdant, resolution ou pas. En esperant une paix... mais une Paix JUSTE et ca c’est une toute autre chose.
Hier, Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a annoncé lundi la création d’une commission d’enquête publique sur les ratés de la guerre au Liban. Cette désision est vraiment kafkaienne, c’est Olmert qui il y a plus d’un mois , et sûr de son fait fois lancé la guerre contre le Liban, c’est ce même Olmert qui décide une commission d’enquête. Tout cela est est à mourrir de rire, et calamiteux.
Cette résolution a été votée pour masquer la déroute militaire de Tsahal. L’ONU est un "machin", pour citer De Gaulle au service des puissants, Le Liban ne doit compter que sur lui-même ! Brillant article Bruno Guigue
L’Europe contrairement aux USA, a refusé d’inscrire le Hezbollah parmi les organisations terroristes. le Hezbollah est un mouvement islamo-nationaliste, qui est né en 1982, suite à l’occupation du Liban par Israël. Le Hezbollah est en quelque sorte l’enfant d’Israël qui doit le reconnaître comme un partenaire politique à part entière. Le Hezbollah est populaire au Liban, même auprès des chrétiens. Rappelons que le général Hoaoun, dont on ne peut pas soupçonner d’extrémisme, et qui est un grand ami de la France, a signé un accord avec le Hezbollah et partage son combat pour la liberation du Liban. Seuls les défenseurs acharnés d’Israël et leurs amis américains diabolisent le hezbollah, on comprend mieux pourquoi quand on voit que le Hizbollah a infligé une défaite politique à Israël qui risque de laisser des séquelles dans ce pays, provoquant même une crise politique. La force ne mène à rien, la négociation est la seule alternative à ce conflit qui dure depuis 60 ans.
J’ai lu tous vos articles qui m’ont beaucoup appris.
Merci du fond du coeur !
Je tiens tout simplement à saluer l’intégrité de Bruno Guigue. Je n’ai rien d’autres à ajouter.
Ce qui me surprend dans certaines "analyses", c’est cette façon systématique de chercher un bon ( en général Israël) et un méchant ( en général les arabes) dans une région aussi complexe de que le Proche-Orient. Et pourtant, en jetant un regard neutre sur l’histoire de cette région, il est établi que nous avons affaire à une situation coloniale que seul celui qui ve veut pas voir peut nier. L’agression israélienne contre le Liban rélève de cette situation, donc cessons ces expertises manichéennes et revenons un peu à l’histoire.
Avant de demander l’application de la résolution 1701, il y a la résolution 242 . Si cette résolution 242 était appliquée, demandant ainsi le retrait d’Israël des territoires qu’il occupe, le conflit Israëlo-arabe trouveraient sa solution. Comme l’a rappellé si justement Bruno Guigue, la 1701 est une impasse de plus.
Merci Bruno Guigue pour vos analyses clairvoyantes, c’est un plaisir de vous lire.
Durant ce conflit, j’ai décidé de ne pas consulter les médias qui étaient la plupart d’entre eux de minables propagandistes de Tsahal. Les articles les plus intéressants que j’ai pu lire, ne se trouvaient pas dans la presse française, mais dans le journal Israélien Haretz qui a pris de la distance vis-à-vis de cette agression. Ce qui en dit long sur l’état de la presse française, avec une mention particulière pour la feuille de choux qu’est devenu le Monde totalement acquis aux thèse de Tel Aviv.
Excellente mise en perspective de la résolution 1701, qui est en effet une impasse. L’application du droit international au Proche-Orient est une vue de l’esprit. Israël n’ a jamais respecté l’once d’une résolution.
Bravo M.GUIGUE !
Résolution : je m’interroge sur le sens de ce mot. Un mot de plus dans cette océan de mots. Les mots s’agitent ,les mots se meurent . . . Seul, il y a cet enfant qui ne dit mot et qui s’endort sous les bruits violents des explosions.
