Libération du soldat Shalit : le Hamas, bouc émissaire tout désigné d’Israël

Conforté par les résultats d’un récent sondage paru dans le quotidien Yédiot Aharonot, dont il ressort q

mardi 17 mars 2009

Conforté par les résultats d’un récent sondage paru dans le quotidien Yédiot Aharonot, dont il ressort que la majorité de la population israélienne est en faveur de la libération de centaine de prisonniers palestiniens en échange de Gilad Shalit, érigé au rang de cause nationale, le gouvernement israélien n’a une fois de plus pas failli à sa réputation en rejetant la responsabilité de l’impasse diplomatique des pourparlers en Egypte sur le camp adverse, avec un bouc émissaire tout désigné : le Hamas.

Dans un communiqué aussi laconique qu’insidieux, le gouvernement israélien désigne le seul et unique coupable : le Hamas, qui a "durci sa position, revenant sur des arrangements élaborés durant l’année écoulée, et a accru ses exigences en dépit des propositions généreuses faites par Israël dans la série de pourparlers en cours".

Récusant avec fermeté les allégations fallacieuses du gouvernement d’Ehoud Olmert, le Hamas impute à son tour ce statu quo des plus préjudiciables à l’inflexibilité caractérisée d’Israël.

Obsédé par une fin de règne en beauté, Ehoud Olmert se dit disposé à alléger le blocus de Gaza pour obtenir la libération de Shalit, alors que de son côté le Hamas exige la remise en liberté immédiate de 1 400 prisonniers, parmi lesquels 450 purgent des peines de longue durée.

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