Lundi 20 October 2014
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Les finalités et les objectifs supérieurs de l’islam

Les finalités et les objectifs supérieurs de l’islam
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La science des objectifs de la religion (maqassid Chari’a) est l’une des branches les plus importantes de l’enseignement traditionnel musulman. S’intéressant à la philosophie et aux finalités des prescriptions islamiques, elle ne comporte pas de technicité méthodologique, ni de lecture littérale des textes, mais intègre surtout un haut degré de malléabilité et de souplesse.

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La science des objectifs de la religion (maqassid Chari’a) est l’une des branches les plus importantes de l’enseignement traditionnel musulman. S’intéressant à la philosophie et aux finalités des prescriptions islamiques, elle ne comporte pas de technicité méthodologique, ni de lecture littérale des textes, mais intègre surtout un haut degré de malléabilité et de souplesse.

Notre article a pour vocation de fournir un bref aperçu de l’histoire de cette école et de sa pensée, laquelle, par l’approche systémique  qu’elle offre, est capable de rénover la manière d’appréhender les questions du droit et de la jurisprudence islamique.

La genèse de l’école des finalités

On peut affirmer que les prémices de cette science ont vu le jour dès l’avènement de l’islam. Le Prophète a éduqué ses compagnons en matière d’Ijtihad afin de les rendre indépendants.  Il n’a eu de cesse de les consulter et de les valoriser. Le hadith du compagnon Mu’adhIbn Jabal[i] est très instructif à ce sujet. En effet, son  profond respect à la fois pour le  livre de Dieu et pour la Sunna du Prophète, n’excluait en rien l’usage de sa raison. Les opinions et les jugements de ce compagnon sont une preuve de sa conception finaliste de l’islam.

Par son excellence, la pédagogie prophétique a promu l’idée du pluralisme dans les interprétations. L’histoire de Bani Qourayda en est une parfaite illustration. [ii] C’est ainsi qu’en  milieu musulman, a eu lieu  l’éternel débat entre deux lectures : une lecture qui observe les finalités du message et une autre qui se conforme plutôt à la lettre. Ces deux approches se sont développées après la mort du Prophète afin de répondre à la question centrale : qu’est-ce qu’être fidèle au message de l’islam ?

Observer les objectifs supérieurs de l’islam était une pratique quotidienne imputable à la présence du prophète et à l’assimilation profonde des dispositions générales du message et de l’esprit qui sous-tend la législation islamique dans son ensemble. C’est cette clairvoyance qui incita lors d’un voyage, ’Amr Ibn Al-’Ass de présider la prière en état d’impureté majeure en se contentant du Tayammum (ablution sèche), estimant qu’il y avait un risque sérieux d’atteinte à sa santé en se lavant[iii]. L’un des objectif supérieur de l’islam étant de préserver sa vie[iv].

La manière dont Omar a changé certaines lois qui paraissaient immuables aux yeux des musulmans est une autre preuve de cette dynamique initiée par le Prophète. En effet, le calife ’Umar ibn al-Khattab a décidé de suspendre, au nom donc de la finalité de la Chari’a l’application de la peine sanctionant les voleurs au cours d’une année marquée par la  famine. Il a ainsi évité une grande injustice à l’égard des pauvres qui volaient par nécessité en vue de survivre à une situation de pauvreté généralisée. Le texte Coranique est des plus explicites en la matière.

 Une nouvelle forme d’intelligence du droit musulman est donc apparue en raison de l’émigration des compagnons du Prophète,  de la dispersion de la science islamique, et de l’arrivée de questions nouvelles dans des contrées où les coutumes et les pratiques différaient,.

A partir du II ème siècle de l’hégire, la vie sociale, économique, politique et intellectuelle, alors en pleine effervescence a suscité une multitude d’interrogations auxquelles il fallait apporter des réponses appropriées. Pour combler ce «  vide juridique », plusieurs écoles du droit et de la jurisprudence ont vu le jour entre le IIème et le IIIème siècles. On peut en dégager deux grandes tendances dans le domaine de la jurisprudence :

École d’opinion (écoled’Arra’y en Iraq) : représentée par l’école des Hanafites, elle s’appuie particulièrement sur les interprétations, l’extrapolation et la méthode inductive.

École des traditions (école dite d’Al Hijaz[v] ou d’Al Athar (des traditions)). Se basant notamment sur les textes scripturaires (c’est-à-dire utilisant la méthode déductive), ce courant de pensée, est incarné par les Malékites, les Hanbalites et les Chafi’ites.

L’écart important qui a fractionné ces deux modes de pensées au début, s’est réduit grâce à la diffusion de hadiths, notamment après l’élaboration de deux sciences reposant essentiellement sur l’exercice de la raison : il s’agit de la science des fondements du droit et de la jurisprudence islamique (usul al-fiqh)[vi] et de la science de la terminologie des Traditions prophétiques (mustalahat al-hadith)[vii].

En étudiant le développement de la pratique du droit islamique au cours de l’Histoire, on peut remarquer que les savants musulmans sous l’égide de leurs écoles respectives, ont toujours cherché la finalité et la sagesse d’une règle avant d’établir un avis religieux. Le questionnement sur le pourquoi d’une règle et la référence à la "raison d’être" d’une obligation ou d’une interdiction était en effet une constante.

A titre d’exemple, l’imam Malik (93-179 H). est connu pour son attachement au bien commun, "Al Maslaha Al mursala", considéré comme une source de la législation. L’imam Abou Hanifa (80-150 H), utilisait  également la préférence juridique/l’appréciation personnelle, "Al Istihssan", comme une cinquième référence du droit musulman. La finalité première étant la préservation du bien, et de l’utile pour le genre humain et la protection contre le mal et ce qui est nuisible en général.

Au-delà des deux tendances citées plus haut, une nouvelle grille de lecture globalisante, susceptible de cadrer et d’orienter l’exercice d’application des règles aux nouvelles réalités, a émergé. Cette nouvelle grille de lecture globalisante est le fruit des débats intellectuels complexes entre les différentes écoles de pensée  (la jurisprudence, le dogme, exégèse, la philosophie, etc...). Il s’agit de l’école des objectifs et des finalités de la religion (maqassid al ahkam).

Elaboration et développement

Certains chercheurs contemporains[viii] ont mis en lumière l’existence d’une réflexion sur les notions des objectifs et des finalités, qui existait déjà au 3ème siècle, auprès de certains érudits (toute école confondue). Cette science encore naissante  qui a produit quelques traités, évolua progressivement. Les premiers livres parvenus jusqu’à nous sont les suivants : le livre "les finalités de la prière" de l’imam Al-Hakim At-Tirmidhi (m. 320H)[ix], le livre "ma’alim as-Sounan" (jalons des traditions) de l’imam Al-Khattabi (m. 388H), le livre "mahasinou Chari’a" (les perles de la Voie) de l’imam Ash-Shachi al Kaffal (m. 365H) et tant d’autres.

 

Le savant mecquois Al Juwayni (419-478H)  va initier une démarche originelle, dans son œuvre magistrale "Al Burhan fi ousouli al fiqh", en élaborant une méthodologie juridique fondée sur l’appréciation du degré d’utilité d’un bien (maslaha) – idée maîtresse de l’école mâlikite. L’imam Abu Hamid Al Ghazali, son disciple, va s’employer quant à lui, à raffiner le travail de catégorisation de son maitre,  qui deviendra ultérieurement une référence.

Dans son livre "al-moustassfâ min ’ilm al-ussul" , l’imam Abu Hamid Al Ghazali (450-505H) déclare : « la finalité supérieure de la religion pour les êtres humains est au nombre de cinq : il s’agit de leur préserver leur religion, leur vie, leur raison, leur filiation « nasslahum », et leur propriété[x]. Tout ce qui est de nature à préserver ces cinq finalités est un intérêt/bien (maslaha) ; et tout ce qui concourt à faire manquer ces finalités est un préjudice. En effet, la préservation de ces cinq finalités entre dans la catégorie des indispensables. Ces dernières constituent le plus haut degré des intérêts. »[xi].

En premier lieu, il faut préserver la religion, qui est le garant même des autres finalités[xii]. Ensuite, c’est l’intégrité de la personne (an-nafs) qu’il faut conserver, quelle que soit son origine ou sa religion, en interdisant de se donner la mort ou de tuer quiconque. Le Coran stipule ainsi : " Et quiconque sauve une vie c’est comme s’il sauvait la vie de toute l’humanité"[xiii].

Puis, c’est au tour de la raison. L’islam prohibe tout produit capable d’altérer le discernement chez l’homme, comme l’alcool, les drogues, etc. L’usage de ces substances peuvent provoquer des perturbations physiques ou mentales graves.

Ensuite, il est nécessaire de préserver la progéniture/filiation. Dans cette optique, l’islam encourage le mariage et interdit les relations sexuelles extraconjugales, les viols, les violences conjugales, et la transmission de maladies.

Enfin, préserver le bien, constitué de l’ensemble du patrimoine humain : que ce soit un actif matériel de valeur pécuniaire (l’argent, la maison..), mais aussi le capital immatériel : la santé, le temps, le savoir, etc.

Par ailleurs, Al Ghazali affirme que ces finalités sont classées par ordre de priorité, de façon à ce que l’on puisse choisir laquelle appliquer en cas de conflit d’intérêts. A titre d’exemple, la préservation de la vie passe avant celle de la raison, il est donc permis de consommer de l’alcool en vue de sauvegarder sa vie.

En outre, il a proposé de classer les objectifs par ordre d’importance en déterminant trois niveaux différents (selon l’intensité du bien commun maslaha) :

Ad-Daruriyyates : les besoins obligatoires et essentiels pour le bon déroulement des affaires spirituelles et temporelles.

Al Hajiyyates : les besoins complémentaires pour alléger les contraintes de telle façon que les prescriptions islamiques puissent être suivies sans trop de difficultées[xiv].

At-Tahssiniyyates : les besoins liés à l’embellissement ou au perfectionnement[xv].

 

L’imam Al Ghazali remarque à juste titre : « Il est inconcevable pour toute religion ou philosophie qui veut le bien des hommes de ne pas chercher à préserver ces cinq éléments »[xvi]. Ainsi, il affirme avec force que les cinq objectifs supérieurs transcendent toutes les religions d’une manière explicite ou implicite.

Cette approche telle qu’elle a été élaborée par Al Ghazali, sera intégrée par les savants de toutes les écoles islamiques. Quelques siècles plus tard, l’imam Shihab Eddine Al-Qarafi (m. 684H) et Taj dine Ibn As-Subki (m. 771H) ajouteront aux cinq objectifs, un nouvel objectif qui sera « l’honneur ».

[i]Mu’adh ibn Jabal avait été nommé juge au Yémen par le Prophète Mohamed. Avant son départ, le Prophète lui demanda : Selon quel critère tu jugeras ? Il répondit : Selon le livre de Dieu. Mohamed demanda : Et si tu n’y trouves rien ? Il répondit : Selon la tradition du Prophète de Dieu. Mohamed demanda finalement : Et si tu n’y trouves rien ? Il dit : Alors je m’efforcerai de former mon propre jugement… (Hadith rapporté par Abou Daoud).

[ii] D’après ibn ’Omar (que Dieu l’agrée) le Prophète nous a affirmé lors de notre retour de la bataille des coalisés (ahzâb) : « Qu’aucun d’entre vous ne prie la prière du ’Asr à moins d’être chez les Bani Qourayda ! » l’heure du ’Asr est arrivée alors que certains d’entre eux étaient en route. Une partie a dit : « Nous ne prions pas avant de l’avoir atteint (c-a-d Bani Qourayda) », et une partie a dit : « Au contraire, nous allons prier, on ne veut pas cela de nous ! ». Ceci fut évoqué devant le Prophète qui ne fit de reproches à aucun d’entre eux.

[iii] ’Amr Ibn Al-’Ass (que Dieu l’agrée) rapporte  : "Lorsque je fus envoyé à la bataille "des bandages", j’ai fait un rêve dans une nuit de très grand froid, j’ai eu peur qu’en me lavant je périsse, j’ai donc fait le Tayammoum puis j’ai présidé la prière du matin [As-Soubh]. Quand nous sommes retournés, ils ont rapporté cela au Prophète qui a dit : "’Amr, tu as présidé la prière en état d’impureté majeure ?". J’ai fais cela par rapport au propos du Très-haut : « Et ne vous tuez pas vous-mêmes. Dieu, en vérité, est Miséricordieux envers vous », j’ai donc fais le tayammoum et prié. Le Prophète a rigolé sans rien me reprocher" (rapporté par Ahmad, Abou Dawoud, Al-Hakim, Ad-Darqoutni et Ibn Hibban).

[iv] Par ailleurs, c’est en observant les objectifs de la religion (principe de la justice par exemple) que Aîcha a rejeté l’idée selon laquelle le mort serait châtié à cause des pleurs que sa mort suscite au sein de sa famille. Dieu a affirmé en effet, dit-elle : « Personne ne portera le fardeau (responsabilité) d’autrui » (Coran, 6/164).

[v] La région d’Al Hijaz se situe au nord-ouest de l’Arabie, englobant ainsi les deux grandes villes saintes la Mecque et Médine.

[vi] Elle établit les principes sur lesquels s’appuient les juristes pour rendre sentence : Coran, tradition prophétique, Ijma’ (unanimité des savants), raisonnement par analogie (al-quiyas), principe de l’approbation (al-’istihsan), principe d’utilité commune (al-istislah), coutumes ( ’urf) et tant d’autres. Toutes les écoles adoptent quatre fondements essentiels : le Coran, la Sunna, le consensus (ijma’) et le raisonnement par analogie (al-quiyas).

[vii] Un tournant décisif sera pris au 5ème siècle de l’Hégire « lorsque les quatre grandes écoles madhhab en se confrontant, se rallièrent tous – malgré leurs divergences – sous la même enseigne ».

[viii] Cheikh Abdallah Ben Bayya, Dr Ahmed Ar-Rayssouni entre autres.

[ix] Al Hakim at-Tirmidhi : Abu ’abd Allah Muhammad ibn `Ali, maître du troisième siècle de l’hégire. Il existe plusieurs divergences quant à l’année de sa mort. Il semblerait qu’il soit mort à la fin du III ème siècle (H), voire au début du IV ème.

[x] Il semblerait que ce n’était pas son maitre Al Juwayni qui était le premier à évoquer les cinq objectifs supérieurs. En effet, l’imam Abu Al hassan Al ’Amiri (m. 381 H) les avait déjà cités dans son livre "Al i’lam bi manaqibi Al Islam", page 20 (arabe), cf. Dr Ahmed Rayssouni, Dr Ben Bayya.

[xi] Voir « Al mousstassfa », Ed. Al-Rissala, année 1997, tome 1, p 416 et 418.

[xii] On pourrait, dans ce cas, reconnaître qu’il s’agit justement là des fondements mêmes des Droits de l’Homme, de ceux de la personne et de la famille, de ceux de la culture et de la vie économique, tous enracinés dans les droits mêmes de la dimension religieuse de l’être humain - Dieu étant le premier et le dernier garant.

[xiii]Coran 5/32.

[xiv]Exemple des "Al-Hajiyyates" : Les allégements dans les actes cultuels tels que le rassemblement entre les prières en cas de besoin, le raccourcissement de la prière pendant le voyage, la permission de rompre le jeûne à cause d’une maladie, les dérogations autorisées sur certaines transactions commerciales non permises à la base, la Mousharaka, la Moudaraba et l’ijara…

[xv]Exemple des "At-Tahsiniyyattes" : les règles de bienséance "Adab", le nettoyage du corps, la beauté, le parfum etc.

[xvi] Cette idée sera reprise plus tard par Chatibi.

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Commentaires

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Monsieur Ahmed Alouazzani ; je ne crois pas que c’est ’Amr ibno Al-’Ass qui a instaurer le attayammoum ; mais le prophète (spsl) lui même la nuit où il a ordonner de passer la nuit dans un camp malgré la réticence de ses compagnons du voyage , qui préféraient voyager la nuit pour arriver à destination avant la prière de l’aube ; quand Aicha radhia allaho ’anha à perdu à la tombée de la nuit un bijou qu’il lui tenu à coeur pendant la pause suite à un long voyage ! A l’aube avant de décamper , vu le peu d’eau dont disposait la caravane , le prophète (ص) à eu une révélation l’autorisant de substituer à l’eau le sable pour faire les ablutions ! au petit matin au moment de décamper Aïcha رضي الله عنها à retrouver son bijou qui se trouvait en dessous de sa chamelle ! Par cet incident voulu certainement par allah qui a contraint la caravane à passé la nuit dans le désert contre son gré , Allah nous à fait ce cadeau oh combien précieux pour pouvoir faire les ablutions sèches en cas de besoin ! c’est une bénédiction d’Allah pour faciliter la vie des croyants !

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essalaamou 3alaikoum,

Merci pour cette article très instructif. Cependant j’ai une question d’ordre général.

Il me semble que les significations de "Islam" et de "religion" ont été chargés différemment par l’Histoire. N’est-ce pas ?

Pourquoi alors toujours traduire Islam par "religion" ?

Qu’est-ce qu’une "religion" ?

En quoi ces deux mots coïncident-ils dans leurs significations ?

Il y a des mots qui sont pires que des bombes à retardement !

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Cher frère El Waouazzani, merci pour ce rappel. Cependant vous dites concernant les maqâsid : "elle ne comporte pas de technicité méthodologique, ni de lecture littérale des textes, mais intègre surtout un haut degré de malléabilité et de souplesse." Comment dégager le sens voulu par les versets si l’on ne fait pas appel à une méthode d’exégèse et à une étude poussée de la littéralité ? Les maqâssid ne sont donc pas autonomes, et fort heureusement, sinon l’on peut penser ce que l’on veut sans trop regarder le sens voulu par Dieu en ses versets. wa shukran

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Salamo’alaykoum wa rahmatollah wa barakatoh,

Frere Elwazzani, je vous felicite pour cet article qui est d’une importance fondamentale.

Cependant, si je n’avais pas peur de semer le doute sur Ussul alfiqh en portant un regard critique sur quelques regles methodologique (pas toutes), j’aurais volontiers fourni mes arguments critiques et quelques nuances sur les finalites et les objectifs superieurs. Mais bon, j’ai appris que parfois il faut savoir se taire, pour l’interet general.

Vous dites : "Toutes les écoles adoptent quatre fondements essentiels : le Coran, la Sunna, le consensus (ijma’) et le raisonnement par analogie (al-quiyas)."

Vu la technicite de vos termes scolastiques, et la multiplicite de vos sources, meme si elles ne sont pas exhaustives (et je ne pense pas que c’etait votre objectif), je pense que vous etes tres bien au courant en verite de l’absence de consensus sur bcp de ces regles, et je ne parle que des quatre premieres sources (ijma’ et surtout le quiyyas). Mais bon, je pense que vous parliez en fonction de votre ecole peut etre. Par exemple vous auriez pu dire "dans mon ecole, il n’y a pas divergence" ou bien dire que les ecoles citees plus haut pratiquent le quiyyas, ou bien la "majorite des ecoles". Eh bien, oui, sinon, dans ce cas, votre discours ne s’adresse qu’a quelques ecoles en particulier. Si vous voyez ce que je veux dire...

Bref, Bref. Barakallahofikom. Barakallahofikom. Merci a oumma.com. J’espere qu’on aura droit a davantage d’ecrits en la matiere. Une tres breve video a deja ete faite sur les sciences du hadith sur le site. Pourquoi pas un texte plus complet sur cette scrupuleuse science dont vous avez evoque le nom.

Salam

mouhib

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Moha, vous devriez un peu réfléchir. Croire s’oppose à la réflexion.

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Bonsoir Moha
Ce que vous évoquez concernant le tayamoun ne contredit pas le verset cité dans cet article ou il s’agit d’une personne qui avait de l’eau mais avait peur de tomber malade...
Merci beaucoup, voilà une science extremement interessante, oh combien utile de nos jours. C’est en se basant sur cette science que les savant indonésiens on permit à la soeur d’hériter une part égale a celle de son frere. Selon eux l’objectif du legislateur divin était d’améliorer le sort de la femme, pour cela Dieu a fixer un minimum avec pédagogie, et ne nous a pas empècher d’aller dans le sens ou Il voulait aller : une améliorfation de la situation de la femme

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Croire qu’on peut espérer relève d’1 utopie.
Réfléchir permet de le comprendre.
Reno en pleine métaphysique.

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Et Bla Bla Bla et Bla Bla Bla franchement ne pensez vous pas avoir mieux a faire alors qu’un cinquieme de l’humanite creve de faim,n’a pas acces a l’eau et a l’education ? Alors que la plupart des musulmans sont opprimes par la dictature et l’injustice ?
Allah a revele le Coran,un livre clair,a designe le Prophete Mohamed SAW et les Imams de sa Sainte famille pour ne pas nous egarer dans ce genre de conjectures steriles et AGIR !!
Donc nos pseudo intellectuels devraient relever leurs manches travailler pour le bien commun,aller convaincre les dictateurs qui les dirige de quitter leur poste ,promouvoir l’education et la justice sociale !!!!!

PS:votre exemple cite ci dessus d’Omar ayant eu une idee de genie en suspendant pendant un an l’amputation des mains des voleurs pauvres est tout simplement stupide et ridicule car tout d’abord on ne coupe pas la main d’une personne qui vole par necessite pour se nourrir,et d’autre part,ce sont les dictateurs arabes de l’epoque,comme ceux d’aujourd’hui, qui faisaient regner la terreur et couper les mains des pauvres gens pendant qu’ils s’empifraient dans leurs palais !!Il ne s’agit donc pas d’un changement de la loi Divine qui est immuable ,mais d’un amenagement des lois de la terreur !!

Wa Salam

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Merci aicha/isabelle.nous avons besoin de nous inspirer des finalités des textes pour nous avancer dans le sens de l’égalité hommes/femmes et pas seulement dans l’héritage. la compréhension littéraliste d u texte est une amputation de ce qui est essentiel dans le texte:sa finalité.son objectif.vers quel but il veut nous emmener : vers la liberté ou l’esclavage ? vers l’égalité ou l’injustice ? vers l’amour ou la haine ? vers le tajdid ou le taqlid ? etc...à méditer.

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Croire qu’il ne faut pas croire, c’est deja croire.

Salam

Mouhib

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Allez y doucement avec Reno, il ne faut pas le perdre ni le brusquer(Muallafati koüloubouhoum ?). Personnellement ces sarcasmes et quelques fois ses réflexions me permettent de me questionner et de me corriger. Peut être joue t-il un rôle sans qu’il sache qu’il peut nous être bénéfique ? En tout état de cause, je m’habitue à sa présence sur ce site et cela ne me dérange point tant qu’il reste poli et ...disons civilisé.

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Djamel, je suis souvent sarcastique (l’indignation sans doute) mais j’essaie de faire réfléchir.

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Salam,

Que Dieu vous récompense chers frères du site Oumma.com de publier ce genre d’articles très instructifs. Merci beaucoup au frère ELouazani pour cet article très intéressant. Barakallahoufik. I look forward to hearing from you soon.

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Quand on parle à cet effet de civilisation,que faut-il entendre ? que par supériorité on tende à se permettre le pouvoir sur tout,le pouvoir de guider les consciences ?
Qu’on tente à suggérer que l’homme peut se soustraire à Dieu et la réponse ne tardera à nous parvenir.Quant l’homme se vautre dans l’infamie,que reste t-il ?

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Intéressant ce texte. On peut comprendre que le discernement humain de chaque époque doit primer sur les traditions religieuses.

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Salam alaiykoum,

Ce que j’ai compris c’est que dès les premiers moments de la révélation et, à fortiori, ultérieurement...le texte allait de paire avec la raison..Ibnou ’Ass a utilisé l’ijtihad même dans des domaines rituelles (en utilisant tayammum à la place des ablution) en interprétant sublimement un simple verset..

je suis d’accord avec zyad quand il dit : "On peut comprendre que le discernement humain de chaque époque doit primer sur les traditions religieuses."..oui c’est vrai. L’Homme est au centre de la préoccupation de l’islam et non pas le texte en soi(d’emblée sacré mais moins que l’Homme). Merci beaucoup aux savants des finalités de l’islam de nous le rappeler.

Qu’en est il maintenant du wahhabisme qui veut nous faire croire que tous est vérouillé.. ?

Les finalités ont été observé tout le long de notre histoire par les savantqs musulmans..

Les savants qui étaient des fouqaha eux étaient des scientifiques..la liste est longue pour les énumérer..

Le frère Elouazzani dit dans son article :"Notre article a pour vocation de fournir un bref aperçu de l’histoire de cette école et de sa pensée
"..cela voudrait-il dire qu’il va continuer sa description des finalités jusqu’à nos jours ? Espérons.

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salam aleiykoum,
pour Mouhib, le frère elouazzani ne parle pas des divergences au sujet de quiyas (raisonnement par analogie) et qui l’utilise comme preuve ou pas, mais visiblement parle des 4 écoles canoniques malékites, hanafites, chafiites et hanbalites (donc de la majorité des savants) qui ont utilisé le quiyass d’une manière ou d’une autre dans leur ijtihad...il ne parle pas du fait de prendre le quiyass comme source de droit. Cela veut dire que certains savants ont utilisé le quiyas occasionnellement même si leur méthodologie (ou école de pensée) ne l’adopte pas souvent.

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Karim2,

La citation mise en évidence est pourtant bien claire.

Salam

Mouhib