Les bons points des musulmans d’Outre-Rhin

Talonnant la communauté musulmane française, le nombre de musulmans installés en Allemagne est évalué en

lundi 29 juin 2009

Talonnant la communauté musulmane française, le nombre de musulmans installés en Allemagne est évalué entre 3,8 et 4,3 millions de personnes, parmi lesquelles le groupe d’individus originaires de Turquie constitue de loin le noyau immigré prédominant.

En marge de la Conférence sur l’islam qui rassemble des représentants des pouvoirs publics, des organisations musulmanes et des personnalités indépendantes favorables à un islam sécularisé, les résultats d’une récente étude s’attachant à déterminer les contours du mode de vie de la communauté musulmane font ressortir un bilan d’intégration qui agrée les autorités allemandes.

Quelques chiffres clés d’une population, dont moins de la moitié possèdent un passeport allemand :

Même si une large majorité (86,4 %) de musulmans résidant sur le sol allemand se déclarent plutôt croyants ou très croyants, ils ne sont que 20 % à faire partie d’une association religieuse.

La plupart des femmes (70 %) ne revêtent jamais le foulard, et il est à noter que parmi celles qui se disent très croyantes, seulement la moitié se conforme à ce rite.

De même, le phénomène très médiatisé des cas de parents qui refusent d’envoyer leur fille à un cours de natation ou d’éducation sexuelle reste marginal, puisque seules 7 % à 10 % des écolières sont concernées. Autre preuve d’une bonne intégration, plus de la moitié des musulmans sont membres d’une association allemande.

Si ce rapport observe que le défi essentiel à relever se situe à l’école afin de pallier un niveau scolaire qui demeure encore très faible, notamment au sein de la communauté turque, il fait également état du souhait émis par 76 % des musulmans de bénéficier de cours de religion islamique à l’école, sur le modèle de l’enseignement prodigué aux catholiques, aux protestants et aux juifs"

Un vœu pieux, dont les quelques projets élaborés dans ce sens sont restés au stade de pilotes, se heurtant au refus irrévocable du gouvernement allemand de conférer aux organisations musulmanes le même statut qu’aux Eglises chrétiennes.

Initiée en septembre 2006 par le ministre de l’intérieur, Wolfgang Schäuble (CDU), la Conférence sur l’islam préfigurait l’amorce d’échanges prometteurs entre l’Etat et les musulmans, dont trois ans plus tard, les réalisations concrètes s’avèrent, elles, peu satisfaisantes.

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