La question des femmes est toujours et sans conteste « le sujet central » qui anime, avec passion et non sans polémique, les débats contemporains. Il reste cependant difficile actuellement d’appréhender cette question de façon objective tant cette dernière reste d’une part, perçue à travers les prismes de l’actualité internationale et d’autre part, sujette aux enjeux politiques en cours et aux idéologies régnantes.
La question des femmes est toujours et sans conteste « le sujet central » qui anime, avec passion et non sans polémique, les débats contemporains. Il reste cependant difficile actuellement d’appréhender cette question de façon objective tant cette dernière reste d’une part, perçue à travers les prismes de l’actualité internationale et d’autre part, sujette aux enjeux politiques en cours et aux idéologies régnantes.
A un niveau international, le discours récurrent sur « les femmes musulmanes » avec leur statut juridique précaire, leur émancipation retardée, leur mise sous tutelle culturelle, leur inévitable « voile » rétrograde, induit à la nécessité symbolique de les « libérer ».
Ce « droit d’ingérence » intellectuel profondément ancré dans l’imaginaire collectif occidental fait toujours partie des préalables requis du discours politiquement correct. « Libérer les pauvres femmes musulmanes victimes de l’islam » est une formule politique qui se « vend » toujours très bien et qui témoigne, tant que faire se peut, d’une indubitable appartenance au monde de « La civilisation ».
Le monde arabo-musulman devant les différentes interpellations quant à cette question épineuse, se retrouve, le moins que l’on puisse dire, dans une posture assez inconfortable. C’est que, au delà, de la rhétorique occidentale sur cette question, qui frise parfois l’indécence et dont l’objectif est loin d’être innocent, cette question des femmes, avec son corollaire de droits juridiques comme l’égalité hommes femmes et les droits humains touche à l’un des problèmes majeurs des sociétés arabo-musulmanes : l’absence d’un véritable espace de liberté démocratique.
Débattre et promouvoir la question de l’égalité des droits entre femmes et hommes au sein d’une société, c’est promouvoir et accepter les fondements de la démocratisation politique et c’est bien sur ce déficit en démocratie que se cristallisent les échecs de la grande majorité des réformes entreprises depuis bien longtemps au sein du monde arabo – musulman, dont notamment celles qui concerne la question des femmes.
C’est ainsi que dans la plupart de ces pays, le débat oscille entre deux discours. L’un officiel légitimant une politique de tolérance et d’action « minimaliste » envers les femmes comme une caution de sa politique de modernisation tout en pérennisant sur le fond une lecture religieuse rigoriste, tandis que l’autre, représentatif d’une réalité collective musulmane, érige le « statut quo » sur la question des femmes dans les débats sur la religion, comme un étendard de sa résistance culturelle à l’occidentalisation.
Triste dilemme.
Cependant, il est très évocateur, malgré la posture identitaire essentialiste qui le sous tend, des profondes métamorphoses en cours dans le monde arabo-musulman, qui loin des stéréotypes réducteurs le présentant comme un monde inévitablement statique et monolithique, sont paradoxalement révélatrices de futures mutations et fécondations culturelles hybrides au sein du tandem modernité et islam.
Néanmoins, il demeure évident que dans la majorité des pays arabo-musulmans, les femmes demeurent les « alibis » des pouvoirs politiques officiels. En effet, la survenue depuis ces dernières années de l’impératif de la représentation des femmes comme condition majeure de la démocratisation du champ politique a fait que de nombreux pays arabo-musulmans ont tenté d’adapter leurs législations à ce nouveau paradigme.
En effet, la visibilité de la représentation politique des femmes est devenu un, voire LE, critère fondamental de la démocratisation selon les instances politiques internationales, ce qui force beaucoup de pays arabo-musulmans à y adhérer même si parfois cela se fait sans enthousiasme ni véritable conviction politique.
Il en résulte, que, malgré des résistances culturelles et des aprioris de type religieux très importants et très enracinés dans ces sociétés, des lois comme celles « des quotas » pour les femmes en politique ont été adoptés dans la majorité des pays musulmans, donnant lieu à des situations où certes quelques femmes ont eu accès à des postes politiques mais sans que cela ait eut un véritable impact sur les sociétés en question.
Dans certains pays, la présence d’une minorité de femmes dans les lieux de décision politique a été vécu comme un changement dans la continuité du même type d’autorité politique par le biais d’une élite féminine issue des cercles restreints du microcosme politique et acquise aux pouvoirs politiques en place.
La représentation politique des femmes, dans les sociétés majoritairement musulmanes, est souvent donc et malheureusement le résultat soit d’un compromis idéologico - politique soit celui d’une cynique instrumentalisation de « l’alibi » femmes par les gouvernements officiels afin d’afficher leur prétendue adhésion aux valeurs de la démocratie et de la modernité.
Il va s’en dire que tant que le travail de fond qui consiste à instaurer des réformes sociétales radicales n’est pas encore à l’ordre du jour, il sera très difficile de concevoir toute évolution par rapport aux mentalités qui restent réfractaires à l’égalité entre hommes et femmes. La véritable participation politique démocratique et l’ouverture d’espaces de liberté sont les seules garants de la libération du religieux de la tutelle politique et de là du renouvellement de la pensée islamique qui est actuellement et surtout sur cette question des femmes encore réfractaire à tout véritable changement. Il est à noter dans ce sens que le discours religieux prédominant actuellement sur les femmes reste d’une incroyable médiocrité intellectuelle.
En effet, l’ensemble du discours islamique, aussi bien traditionnel et officiel que celui des mouvances dites islamistes s’inscrit en déphasage par rapport aux attentes des valeurs démocratiques et de la modernisation sociétale. Dans la grande majorité des sociétés arabo-musulmanes, la donnée conjoncturelle majeure – qui bien entendu se nourrit de la précarité et de l’injustice socioéconomiques – reste celle d’un recours, parfois pathétique, au religieux et de là, à la production d’une littérature islamique allant à contrecourant des aspirations légitimes de ces populations diluées dans une mondialisation déstructurante.
L’émergence depuis des décennies maintenant de l’islam dit politique n’a dans ce sens pas du tout apporter grand chose au débat sur la question des femmes en général et de leur représentation politique en particulier. Le réformisme de l’époque de la Nahda est resté bloqué à son point de départ autrement dit figé à des théories du genre : « l’islam honore les femmes et respecte leurs droits », qui même si elles restent vraies dans le fond, deviennent à force d’être rabâchées, vidées de leur sens et anachroniques par rapport à la réalité de ces dites sociétés.
Il est aussi important de souligner à cette étape de l’histoire du monde musulman que la vision de tous les mouvements dit islamistes par rapport aux question des femmes n’a jamais été réformiste mais bien plutôt conservatrice, tradionnaliste, voire pour certaines mouvances, réellement obscurantiste, puisque ces mouvements vont revenir sur un grand nombre d’acquis concernant les droits des femmes.
Toujours dans le même sens, l’on constate aussi que la majorité des pays arabo-musulmans reste très réticente par rapport à la ratification des conventions internationales concernant les femmes et que le principal justificatif à cela est la « spécificité culturelle ». Cette « spécificité culturelle » répond souvent si ce n’est toujours à des justificatifs d’ordre religieux que l’on met sur le compte d’une « Charia », pensée et imaginée comme une compilation de lois religieuses complètement incompatible avec les valeurs universelles d’égalité entre hommes et femmes. Et c’est ainsi que cette spécificité culturelle est brandie comme un véritable « étendard » à chaque fois qu’il s’agit d’éviter l’adoption intégrale des valeurs égalitaires et représente en somme, un moyen légitime afin de vider les conventions de leurs contenus.
Or il est évident que les sources scripturaires de l’islam ne constituent en aucun cas une entrave à l’instauration des droits égalitaires entre hommes et femmes . Ces soit disant interdits religieux envers les femmes que l’on nous sort à chaque occasion n’existent tout simplement pas dans les textes sacrés mais dans la longue tragédie historique d’une tradition islamique qui est restée otage de ses propres élucubrations séculaires.
Cette problématique n’est donc pas inhérente à des « dogmes » religieux infaillibles qui préconiseraient ainsi la « réclusion » intellectuelle, politique et juridique dont sont victimes les femmes musulmanes dans ces sociétés. Mais c’est bien l’imbrication des interprétations religieuses converties en doctrines sacralisées avec une culture patriarcale notoire et tous les autres ingrédients explosifs de pays en situation de retard historique, de fragilité économique, de dépendance intellectuelle et de déficit démocratique, qui font le terreau de toutes ces résistances et dont la plus importante est bien celle de la résistance à l’émancipation des femmes. La question des femmes étant le principal enjeu de la modernisation politique dans l’espace arabo-islamique c’est bien évidemment autour d’elle que vont se tisser toutes les résistances et se cristalliser toutes les frustrations conjoncturelles.
C’est dans ce sens donc qu’une vision réformiste de la pensée islamique mais aussi des concepts forgés par une jurisprudence islamique – la plus importante source de discrimination envers les femmes – est essentielle afin de déconstruire tout cette littérature prolifère et tristement défectueuse, qui à force d’être maintenu contre vents et marées, à fini par scléroser tout semblant d’évolution et d’ouverture de la pensée islamique.
La pérennisation des lectures religieuses traditionalistes, l’absence d’une réforme de fond de la pensée islamique et la progression d’une vision islamique rigoriste, constituent le terrain favorable sur lequel se développent bon nombre d’obstacles à une véritable égalité hommes femmes en terres d’islam. C’est ce qui justifie l’intérêt de ces initiatives de relecture et de réforme au sein de la pensée islamique, les seules à même de représenter, à la longue, une véritable source de sensibilisation des femmes à l’ensemble de leurs droits légitimes.
D’aucuns, se poseront la question légitime de la pertinence de cette « rétrospection » dans les textes sacrés et de son véritable impact actuellement sur l’essor des sociétés arabo-musulmanes, d’autant plus que cela peut prendre le risque de rester cantonné à la théorie et d’être inefficient sur le plan des réalisations pratiques.
Mais, c’est omettre le fait que l’islam reste, que l’on veuille ou pas, une donnée incontournable dans les pays arabo-musulmans et que toute réforme sociétale en profondeur doit prendre en considération le fait religieux. La religion, en l’occurrence l’islam dans les sociétés arabo-musulmanes fait partie du vécu, de l’historique et de l’expérience spirituelle de ses peuples et il est inconcevable de formuler des concepts, des réformes et une vision structurelle, sans tenir compte de ces données essentielles.
C’est dans ce cadre là que cette « rétrospection » est nécessaire, « ce retour aux sources », aux textes sacrés ne doit pas être un retour refuge dans le passé à la recherche d’une consolation nostalgique mais plutôt un regard vif, lucide et rationnel sur ce que ces sources ont véritablement dit ou pas dit…
Il reste néanmoins que la question de l’égalité et de la participation politique des femmes, reste fortement liée à l’exercice d’un véritable pouvoir démocratique qui respecterait tous ses citoyens, femmes et hommes et il serait certes illusoire de prétendre analyser isolément la thématique des femmes sans tenir compte de la globalité des problèmes politiques qui mine profondément les sociétés musulmanes. C’est en travaillant sur ces deux volets, démocratie et réformisme religieux que les femmes dans les pays arabo –musulmans , cesseront peut être un jour d’être les « alibis » des discours officiels.
Commentaires
Texte d’une justesse qui devrait inciter les musulmans à la réflexion.
J’ai envie de réagir à cet article, non pas que le sujet ne me semble pas justifier le débat, mais parce selon moi il manque une dimention importante à l’analyse qu’en fait son auteur.
Sans rien enlever sur le fond qui dénonce trés justement la cause profonde de la situation des femmes dans les pays musulmans comme étant le révélateur d’un déficit de démocratie touchant sans distinction les femmes et les hommes ; il faut bien le dire aussi les femmes plus que les hommes.
Il manque un regard critique sur la condition des femmes dans les pays qui revendiquent haut et fort la libération de la femme musulmane, pour constater que le résultat n’est pas si probent que cela. Quel constat pouvons nous faire ?
Dans ces pays occidentaux donneurs de leçons, les violences faites aux femmes sont monnaie courante tant dans leur foyer où elles sont battues voire jusqu’a ce que mort s’en suive,qu’au travail, où à travail égal elle sont moins bien rémunérées que les hommes, et où leurs espoires d’accéder aux postes de décisions ou fonctions d’encadrement sont moins souvent satisfaits. En politique il aura fallu attendre les dernières décennies pour que les femmes soient acceptées à l’égal des hommes, et encore sous la contrainte des quotas. En Europe aussi les femmes souffrent encore de sexisme,de discrimination et de privation de citoyenneté. Elles se prostituent pour sortir de la misère ou pour obéir à des hommes sans scrupule qui les exploitent comme simples bêtes de somme.
Si l’occident verse une larme de crocodile sur la condition de la femme musulmane c’est pour faire oublier ses propres turpitudes mais aussi cela lui permet de désignier un exutoire à toutes les victimes des injustices générées par la mise en oeuvre du capitalisme et du libéralisme qu’ils prônent contre toutes évidences comme seuls rapports sociaux possibles dans nos pays. C’est ainsi qu’ils détournent l’attention du peuple de la responsabilité qui est la leur devant la misère le chômage et la peur qu’ils font reigner sur le monde entier.
Non vraiment ne pas traiter de la question de l’émancipation des peuples ne permettra pas de répondre à la question de l’émancipation de la femme musulmane où qu’elle se trouve. Traiter de la question d’un point de vue proprement religieux et culturel ne suffit pas non plus car il s’agit d’un détournement objectif d’une question d’ordre politique avant tout.
A grya26,
Ce que vous dites serait juste si vous ne compariez pas d’un côté un statut légal de la femme dans certains pays, à des comportements illégaux dans d’autres.
Effectivement, la violence aux femmes, le proxénétisme existent aussi dans les démocraties, mais ils sont strictement illégaux et punis par la loi, et ceux qui s’y adonnent sont des délinquants ou des criminels.
Des inégalités sociales entre hommes et femmes y subsistent aussi, mais elles ne sont pas acceptées par la loi, et un certain nombre d’actions de longue durée, y compris contraignantes, sont menées pour y mettre un terme. L’évolution des mentalités depuis 100 ans est énorme.
Par contre, là où l’égalité n’a pas été institutionnalisée, le statut de la femme est figé dans son infériorité civile, et les comportements et les mentalités qui en découlent aussi.
C’est évidement très différent !
Certes la situation des femmes en Occident n’est pas parfaite et la route est encore longue pour que les femmes et les hommes soient traités a égalité comme la Loi le stipule.Mais que ceux qui sont tellement en retard dans ce domaine en profitent pour justifier leur immobilisme et en souligner les imperfections,je trouve cette méthode désastreuse pour les pays Arabo-Musulmans
puisque les femmes représente plus de 50% de la force vive d’un pays.Marcher sur une jambe c’est comme nous le voyons,aller moins vite que les autres.
à Didier
Vous dites que les pays démocratiques considèrent le proxénitisme et les violences faîtes aux femmes comme strictement illégaux, et ceux qui s’y adonnent sont aux yeux de la loi des délinquants ou des criminels, et vous avez parfaitement raison.
Par contre, là ou vous vous trompez lourdement c’est lorsque vous dites qu’ils sont séverement punis pour cela.En effet, vous n’êtes pas sans savoir qu’en France des femmes sont battues par leur compagnon ou conjoint, parfois à mort(une tous les 2 jours et demi !C’est ce qui est dit en ce moment.)Si le sentiment d’impunité ne prévalait pas, il est claire qu’on en serait pas là aujourd’hui(la preuve qu’il ne s’agit pas toujours de culture ou de traditions, mais plutôt bien de laisser-faire et de non-application de la loi)
Pour ce qui est des pays dit non-démocratiques, il s’agit parfois pour certains, de mêmes régles:de jolies lois écrites sur du joli papier, mais dans la réalité:niet, nada, walou !!!Il ne faut pas croire que le problème des dictatures résident toujours dans l’inexistance systématique des lois, mais plutôt dans le non-respect quasi systématique de celles-ci !
Quand à la question du proxénitisme, ne me dites que vous êtes candide à ce point là pour croire que toutes ces dames qui travaillent dans le milieu du "rose" le font toutes pour leur propre compte et qu’il n’y a pas de proxénètes et de réseaux derrière(mon oeil oui !)La loi est contournée, tout le monde le sait, même les pouvoirs qui ferment les yeux.
A doro vito,
Si toutes les violences faites aux femmes dans ce pays ne sont pas sanctionnées, vous le savez parfaitement, c’est parce que dans un état de droit, on ne peut juger et condamner quelqu’un sans plainte et sans preuves. Malheureusement, beaucoup de femmes n’osent pas porter plainte ou signaler leur détresse, souvent par peur de leur mari, car la plainte n’aura de suite que si des preuves ou des témoignages existent.
La législation de plus en plus dure, les campagnes se sensibilisation et le développement des centres d’écoute ou de signalement, et ceux d’accueil sont autant de preuves d’une lutte officielle contre cette facette abjecte du machisme le plus rétrograde.
C’est déjà difficile dans un pays le nôtre, alors c’est mission impossible dans un pays où cette volonté n’est pas affichée, ou la législation, si elle existe, est assez permissive, et où l’égalité de l’homme et de la femme n’est pas un principe acquis vers lequel la société doit tendre.
Le silence qui a longtemps pesé sur la condition des femmes ne s’est pas levé dans tous les pays, Et sous cette chape de silence, on n’entend ni les pleurs ni les cris, et encore moins la résignation.
A Didier
Il est évident que l’on ne peut comparer deux monde différent, que la condition des femmes est meilleure dans les pays démocratique.Cela est indéniable.Cependant, savez-vous Didier qu’en Europe et en France même, que lorsque certaines femmes ont le courage de porter plainte, elles se voit ce droit interdit par la police(oui la police refuse parfois de recevoir certaines plaintes !) et qui leurs dit de surcroit, "vous n’avez qu’à déménager pour ne plus à avoir à le subir !"(personnellement, j’ai connu deux femmes dans ce cas là)Quand ces femmes ne sont ni entendues ni comprises par la police qui se doit de faire son devoir, l’on peut se poser légitimement la question, est-ce seulement un problème de femmes n’osant pas porter plainte ou le problème est plus profond que cela ?
J’ai déserté la télévision et consacre à peu près l’essentiel de mon temps pris au petit écran , à internet.
J’y ai découvert un monde merveilleux,un florilège de couleur et de beauté.
J’y ai découvert aussi le côté négatif,le côté obscur.
J’y ai découvert le savoir dans sa brutalité et j’essaye avec tant bien que mal d’en comprendre le fond.
Tout me porte à croire qu’avec l’âge on y arrive.
A Didier dont "l’affreux"jojo vint à me perturber en ce Vendredi où je n’étais pas à la mosquée.Faut-il écrire M(m)osqué ?
Je vous assure Didier de toute mon amitié.
S’il est quelqu’un qui se sentît touché,qu’il m’en excuse,c’était pure méchanceté.
Merci à Mme Asma Lamrabet de me publier et que pour la question des femmes,il me semble tellement à dire.
Chère Asma,
Vous êtes Médecin hématologiste à l’hôpital d’enfants de Rabat au Maroc. Google transmet rarement vos titres. Votre thèse qui n’est pas que féministe est remarquable. Elle fait usage de deux concepts, la démocratie et l’égalité de droit, trop facilement considérés comme occidentaux. En fait, le machisme, autre concept moins marqué politiquement, n’a rien de spéciquement arabo-musulman. Il est un problème mondial et psycho-logique. Psychique en tant que reposant sur une certitude traditionnelle, celle de la supériorité de l’homme sur le femme et logique puisqu’il est plus facile de gérer la moitié de l’humanité plutôt que sa totalité surtout pour le monde entier. En effet, en occident même, nous rencontrons un symbole éclairant : à la mosquée d’Evry, en île de France, une mosquée qui dispose d’un minaret, les femmes sont reléguées pour la "khotba" du vendredi, dans les sous-sol. Les hommes disposant de tout l’espace en pleine lumière !
Reste à savoir si ce problème est spécifiquement musulman ?
Un symbole est différent de ce qu’il signifie. L’église catholique n’est pas plus démocratique et ne laisse guère la parole aux femmes même si ces dernières peuvent entrer dans les églises à l’égal des hommes. Le judaïsme vit aussi des querelles épiques contre les femmes devenues rabbins.
Le problème est sans doute politique et juridique mais il gît au coeur de tout être humain qu’il soit homme ou femme, incapable de s’auto-gérer.
Pourtant, l’être humain qu’il soit homme ou femme ne doit se soumettre qu’à Dieu. Les Livres sacrés exposent l’égalité de droit de tous les hommes, quelques soient leurs sexes ou dans l’enfance, Quels que soient leurs handicaps, leurs maladies, leur richesse ou leur pauvreté... C’est un principe religieux fondamental mais qui le sait ?
Ce problème est sans doute politique et juridique mais il gît au coeur de l’homme et de sa spiritualité qui balaye toutes les excuses au profit des droits humains.
Merci pour cet article percutant !
à bientôt.
Liliane Bénard
Très bon article, même s’il dérange certains esprits lents à évoluer. Les Occidentales seraient donc plus battues que les Musulmanes ? Tapez donc sur Google ces 4 mots : "femme arabe violence battue", et lisez... Par exemple cet article de l’AFP :
"Alger : La violence contre les femmes, un fléau touchant toutes les couches
Hassen ZENATI - Les cheveux serrés dans un vieux foulard rouge, le sourire triste, Farida salue d’un geste las. Violée par son demi-frère, elle est l’une des 30 locataires du chalet-refuge de ""Sos Femmes en détresse"" à Alger.
La violence contre les femmes ""Après son viol par son demi-frère, Farida a pratiquement perdu la raison. Nous l’avons sauvée de l’asile psyschiatrique"", se souvient Myriam Belala, présidente de cette association d’aide aux femmes victimes de violence.
"La violence contre les femmes est un phénomène généralisé en Algérie. Il touche toutes les couches sociales et toutes les régions, sauf le grand sud, où les Touaregs, bannissent les hommes qui violentent les femmes"", ajoute Mme Belala.
Educatrice spécialisée, elle a décidé de se consacrer à la cause des femmes battues. A l’entrée des bureaux de ce centre d’accueil et d’écoute, une affiche en noir et blanc lance un défi aux ""machos"" : ""si tu es un homme ne lui parle pas comme ça"". Une autre proclame : ""elle compte sur nous"".
Une troisième présentant une femme souriante, est barrée d’un slogan qui résume le programme de ""SOS Femmes.."" : ""le bonheur c’est une femme libérée de la violence"".
Quelque 7.400 femmes ont porté plainte pour violence en 2005, contre 5.845 en 2004, selon le département Femmes et enfance de la police judiciaire.
Ce nombre est en augmentation en 2006, mais toutes les femmes battues, craignant le scandale, ne franchissent pas le seuil d’un commissariat de police, affirment les éducatrices. Il en est même de celles victimes de violence sexuelle dans le couples et sur les lieux de travail.
""En revanche, elles nous en parlent au téléphone, sous anonymat"", indique Mme Belala. ""Nous recevons des centaines d’appels de femmes contraintes à la sodomie ou à des pratiques que leur morale réprouve"", précise-t-elle ""La nuit de noce dans les mariages traditionnels, se transforme souvent en nuit de viol, car les époux ne se connaissent pas avant de convoler"", dit-elle.
Mme Belala parle aussi ""d’inceste, fréquent et dramatique"" et de ""pédophilie"", mais, précise-t-elle, ""les attouchements sexuels sur enfants n’étant pas reconnus par la loi, le délit ne peut être établi"".
Parmi d’autres formes, Mme Belala cite la ""violence morale"". ""De nombreuses femmes vivent dans la résignation les humiliations subies quotidiennement par leur mari"", poursuit-elle.
Mais la forme la plus fréquente reste la violence physique, qui peut aller jusqu’à la tentative de meurtre. ""Nous avons connu des cas terribles : des femmes aux os fracturés et d’autres jetées par le mari du haut d’un immeuble"".
Les causes les plus fréquentes de cette violence sont la mésentente conjugale. ""Les hommes ne frappent pas toujours sous l’effet de la boisson, mais dans un accès de colère irrépressible"", relève Mme Belala.
Créée il y a une quinzaine d’années, ""SOS Femmes.."" avait ""brisé un tabou"" en dénonçant publiquement, pour la première fois, les violences subies par les femmes, rappelle-t-elle.
Financée par des ONG internationales, l’association multiplie les projets de protection et de réinsertion des femmes en détresse. Son dernier projet est de donner une formation de neuf mois (tissage, couture, informatique, gestion) aux victimes, afin de leur permettre de repartir d’un bon pied.
""L’une de nos meilleures réussites est d’avoir pu travailler en commun avec la police et la gendarmerie. Nous revendiquions ce partenariat avec l’Etat.
Notre livre sur les violences contre les femmes est désormais fourni aux membres des forces de l’ordre, qui sont aussi formés à l’écoute des femmes en détresse"", dit Mme Belala.
""Mais, ajoute-t-elle, nous aurons réussi lorsque nous aurons changé les lois en faveur des victimes"".
""Nous nous préparons en 2007 à assiéger la nouvelle Assemblée nationale pour faire entendre notre voix aux députés"", annonce-t-elle. ""Nous leur préparons des commandos de victimes pour les sensibiliser à la détresse de ces femmes"".
AFP
Vendredi 24 Novembre 2006
Très bon article, même s’il dérange certains esprits lents à évoluer. Les Occidentales seraient donc plus battues que les Musulmanes ? Tapez donc sur Google ces 4 mots : "femme arabe violence battue", et lisez... Par exemple cet article de l’AFP :
"Alger : La violence contre les femmes, un fléau touchant toutes les couches
Hassen ZENATI - Les cheveux serrés dans un vieux foulard rouge, le sourire triste, Farida salue d’un geste las. Violée par son demi-frère, elle est l’une des 30 locataires du chalet-refuge de ""Sos Femmes en détresse"" à Alger.
La violence contre les femmes ""Après son viol par son demi-frère, Farida a pratiquement perdu la raison. Nous l’avons sauvée de l’asile psyschiatrique"", se souvient Myriam Belala, présidente de cette association d’aide aux femmes victimes de violence.
"La violence contre les femmes est un phénomène généralisé en Algérie. Il touche toutes les couches sociales et toutes les régions, sauf le grand sud, où les Touaregs, bannissent les hommes qui violentent les femmes"", ajoute Mme Belala.
Educatrice spécialisée, elle a décidé de se consacrer à la cause des femmes battues. A l’entrée des bureaux de ce centre d’accueil et d’écoute, une affiche en noir et blanc lance un défi aux ""machos"" : ""si tu es un homme ne lui parle pas comme ça"". Une autre proclame : ""elle compte sur nous"".
Une troisième présentant une femme souriante, est barrée d’un slogan qui résume le programme de ""SOS Femmes.."" : ""le bonheur c’est une femme libérée de la violence"". Quelque 7.400 femmes ont porté plainte pour violence en 2005, contre 5.845 en 2004, selon le département Femmes et enfance de la police judiciaire.
Ce nombre est en augmentation en 2006, mais toutes les femmes battues, craignant le scandale, ne franchissent pas le seuil d’un commissariat de police, affirment les éducatrices. Il en est même de celles victimes de violence sexuelle dans le couples et sur les lieux de travail.
""En revanche, elles nous en parlent au téléphone, sous anonymat"", indique Mme Belala. ""Nous recevons des centaines d’appels de femmes contraintes à la sodomie ou à des pratiques que leur morale réprouve"", précise-t-elle ""La nuit de noce dans les mariages traditionnels, se transforme souvent en nuit de viol, car les époux ne se connaissent pas avant de convoler"", dit-elle.
Mme Belala parle aussi ""d’inceste, fréquent et dramatique"" et de ""pédophilie"", mais, précise-t-elle, ""les attouchements sexuels sur enfants n’étant pas reconnus par la loi, le délit ne peut être établi"".
Parmi d’autres formes, Mme Belala cite la ""violence morale"". ""De nombreuses femmes vivent dans la résignation les humiliations subies quotidiennement par leur mari"", poursuit-elle.
Mais la forme la plus fréquente reste la violence physique, qui peut aller jusqu’à la tentative de meurtre. ""Nous avons connu des cas terribles : des femmes aux os fracturés et d’autres jetées par le mari du haut d’un immeuble"".
Les causes les plus fréquentes de cette violence sont la mésentente conjugale. ""Les hommes ne frappent pas toujours sous l’effet de la boisson, mais dans un accès de colère irrépressible"", relève Mme Belala.
Créée il y a une quinzaine d’années, ""SOS Femmes.."" avait ""brisé un tabou"" en dénonçant publiquement, pour la première fois, les violences subies par les femmes, rappelle-t-elle.
Financée par des ONG internationales, l’association multiplie les projets de protection et de réinsertion des femmes en détresse. Son dernier projet est de donner une formation de neuf mois (tissage, couture, informatique, gestion) aux victimes, afin de leur permettre de repartir d’un bon pied.
""L’une de nos meilleures réussites est d’avoir pu travailler en commun avec la police et la gendarmerie. Nous revendiquions ce partenariat avec l’Etat. Notre livre sur les violences contre les femmes est désormais fourni aux membres des forces de l’ordre, qui sont aussi formés à l’écoute des femmes en détresse"", dit Mme Belala. ""Mais, ajoute-t-elle, nous aurons réussi lorsque nous aurons changé les lois en faveur des victimes"".
""Nous nous préparons en 2007 à assiéger la nouvelle Assemblée nationale pour faire entendre notre voix aux députés"", annonce-t-elle. ""Nous leur préparons des commandos de victimes pour les sensibiliser à la détresse de ces femmes"".
AFP Vendredi 24 Novembre 2006
La condition des femmes musulmanes est le choix de vie fait par les femmes musulmanes à travers l’histoire. Ceci, infinement plus que l’influence des hommes.
Je n’ai pas demandé à être publiée en double, donc mes excuses : j’ai seulement cru que que je ne serais pas publiée du tout. C’est pourquoi j’ai insisté. Désolée.
A doro vito,
Dites à ces femmes de faire le 3919, et/ou d’aller sur ce site gouvernemental où elles trouveront toutes les démarches à faire et les coordonnées des associations qui pourront les écouter et les aider dans leurs démarches (il y en a dans tous les départements) :
http://www.stop-violences-femmes.gouv.fr/
Les lois existent et les structures sont plutôt bien faites, mais il faut qu’elles fassent la démarche. Car c’est souvent ce silence imposé par la terreur qui fait la part belle aux maris ou concubins violents qu’il faudrait soigner ou enfermer, car ce sont des malades ou des délinquants, voire les deux.
A """libre"" penseur :
"libre penseur a dit :
La condition des femmes musulmanes est le choix de vie fait par les femmes musulmanes à travers l’histoire. Ceci, infinement plus que l’influence des hommes.
5 décembre 2009
La servitude, même séculaire, n’est pas un choix de vie. N’avez-vous pas honte de ce que vous êtes en train de dire ? Où avez-vous trouvé cette appellation : "libre penseur" ? Vous copiez simplement les termes que vous ne comprenez pas ???
Honte à vous ! Vous dénaturez l’Islam.
"libre penseur a dit :
La condition des femmes musulmanes est le choix de vie fait par les femmes musulmanes à travers l’histoire. Ceci, infinement plus que l’influence des hommes."
Ben voyons, elles se frappent toutes seules.
Cher Didier, c’est parce que vous aimez que les choses soient claires et justes que je vous propose cette petite explication concernant les réalités pénales et du monde judiciaire ainsi que la terminologie y afférentes.
Vous écrivez : "Si toutes les violences faites aux femmes dans ce pays ne sont pas sanctionnées, vous le savez parfaitement, c’est parce que dans un état de droit, on ne peut juger et condamner quelqu’un sans plainte et sans preuves. "
Concernant la plainte. Seules quelques infractions limitativement prévues par la loi nécessitent obligatoirement la plainte préalable de la victime (diffamation par exemple). Ce n’est pas le cas des victimes de violences quelles qu’elles soient. Donc, d’un point de vue juridique, il est érroné de dire " dans un Etat de Droit, on ne peut juger et condamner ". Cependant, dans le cas d’éspèce, et donc en pratique (peut être vouliez vous dire cela) il y aura effectivement beaucoup de difficultés à s’enquérir de l’existence de ces infractions, étant donné le huis clos dans lequel les violences conjuguales sont exercées, et la totale proximité de l’auteur et de la victime.
Concernant les preuves. "On ne peut juger et condamner sans preuve". Deux actions : juger, puis condamner. L’action de "juger" précède celle de "condamner".
En matière délictuelle, c’est le juge qui a le seul, le droit et l’autorité de juger (lapalissade ?) et la preuve est laissée à sa libre appréciation. En l’absence de preuve, le magistrat du Tribunal peut effectivement acquitter le prévenu, dès lors relaxé. Cette décision prise par un Tribunal est néanmoins un jugement rendu en faveur du prévenu....
Condamner. Nous penserions effectivement tous que l’existence des preuves est nécessaire pour établir la culpabilité d’une personne. Pour autant, existe-t-il légalement une obligation de motiver toute décision judiciaire (ipso facto sur la base d’une preuve) ? Pour vous, oui. Donc, cette obligation devrait s’appliquer également aux décisions des cour d’assises ... La culpabilité d’un accusé se fonde uniquement sur la décison prise par les magistrats et les 9 jurés (en premier ressort) lors des délibérations. Comment la cour et le jury prennent-ils leur décision ? Sur les preuves et uniquement les preuves ? Non ! il arrive parfois qu’il n’a pas été établi de preuves de sa culpabilité. "Pas de cadavre, pas de crime" dit l’adage. Alors que reste-t-il ? L’intime conviction... 12 bouts de papiers dans lesquels il est secrétement écrit "sur mon honneur et en ma conscience, ma déclaration est...oui/non". C’est ainsi qu’avec au moins 8 voix, vous envoyez quelqu’un à l’échaffaud.(cf l’affaire O.Raddad)
Voilà le sentiment exprimé par le Droit : " La loi ne demande pas compte aux juges des moyens par lesquels ils se sont convaincus, elle ne leur prescrit pas de règles desquelles ils doivent faire particulièrement dépendre la plénitude et la suffisance d’une preuve ; elle leur prescrit de s’interroger eux-mêmes dans le silence et le recueillement et de chercher, dans la sincérité de leur conscience, quelle impression ont faite, sur leur raison, les preuves rapportées contre l’accusé, et les moyens de sa défense. La loi ne leur fait que cette seule question, qui renferme toute la mesure de leurs devoirs : " Avez-vous une intime conviction ? "." (CPP art 353 al.2)
Etat de Droit, preuves disiez-vous. Intime conviction, honneur et conscience sont parfois les termes qui peuvent détruire une vie.
Merci et encore merci Najelk d’avoir pris le temps de ramener certains et certaines à la triste, sordide réalité pour ce qui est du sort des femmes en Algérie notamment.
Encore une fois, Didier le problème ne réside pas dans les lois ni dans le fait que les femmes ne porte pas systématiquement plainte, c’est ce qu’on nous fait croire, lorsque n’y a ’il pas de véritable politique pour enrayé ce phénomème.D’ailleurs essayer d’expliquer que le probleme vient du fait que les femme sont réticentes à porter plainte est complétement riducule, cela peut effectivement jouer un rôle, mais ne peut en aucun cas e^tre l’explication du problème !
Ce genre de phénomème massif a toujours été consideré comme étant plutôt "accidentel, parce que le système patriarcale en France a disparu" et de ce fait nié, et étant toujours attribué à d’autres(voir l’excellent article de Sylvie Tissot et Christine Delphe à ce propos-http://www.lmsi.net/spip.php ?article873-elles y parlent également du "crime d’honneur" qui avait disparu du code pénal au 19éme siècle et qui a été rebaptisé par la suite"crime passionnel") Le simple fait de nier une telle réalité(pourquoi ?) contribue à faire de ce phénomène un sujet social tabou difficile à reconnaitre et de ce fait à résoudre.
Aujourd’hui, on en parle et on le reconnait, gardons espoir !
A ceux qui ont réagit à mon intervention : J’ai dit que les choix de vie des femmes est surtout fait par les femmes (qu’elle soient musulmanes, occidentales, indiennes, ésquimaux,...). C’est tellement évident...Je pense que la transmission des traditions est plus le rôle des mère (surtout mère/fille). A ce sujet je toujours interpellé par l’empressement de la mère musulmane à transmettre une tradition dont elle se pensait (ou même disait) être victime plus jeunes. Bien sûr, pas toutes les femmes ne font le font même choix, mais c’est bien la majorité qui trace les sillons à travers l’histoire.
Si on prend l’exemple de l’occident, ce n’est pas les hommes qui ont "donner" les mêmes droits qu’au femme mais bien les femmes qui se sont battus pour avoir les droits élémentaires.
Je ne veux opposer personne à personne, j’essaie juste une analyse...
Libre-penseur a dit
"A ce sujet je toujours interpellé par l’empressement de la mère musulmane à transmettre une tradition dont elle se pensait (ou même disait) être victime plus jeunes. "
Parce que c’est tout ce que la majeur partie des femmes musulmanes a comme pouvoir : reproduire les coutumes aliénantes.
A libre penseur : Vous êtes dans le vrai quand vous dites :"Si on prend l’exemple de l’occident, ce n’est pas les hommes qui ont "donner" les mêmes droits qu’au femme mais bien les femmes qui se sont battus pour avoir les droits élémentaires."
Si les femmes occidentales ont pû se battre pour leurs droits,c’est parce qu’elles évoluent dans une démocratie. Et encore le combat n’est pas fini pour rappel :
La majorité des pays orientaux sont des dictatures où effectivement les femmes sont trés mal loties, comme le sont les hommes. Pour que les femmes puissent acquérir et faire respecter leurs droits, il faut que dans ces pays, l’Homme (avec un grand H) ait déjà acquis les siens ....Ce qui n’est malheureusement pas le cas aujourd’hui.
Donc le problème est plus d’ordre politique que d’ordre religieux.
A libre penseur : vous avez dit :"La condition des femmes musulmanes est le choix de vie fait par les femmes musulmanes à travers l’histoire" et non pas "J’ai dit que les choix de vie des femmes est surtout fait par les femmes (qu’elle soient musulmanes, occidentales, indiennes, ésquimaux,...). " D’où le flot de réactions !!!
A doro vito,
Ma femme ayant longtemps milité dans le milieu associatif entre autres de défense de la femme, je peux vous garantir que son expérience montre qu’encore aujourd’hui, une grande proportion de femmes (et d’hommes, parce qu’il en a aussi), victimes de violences conjugales ne portent pas plainte, soit par auto-culpabilisation, soit par manque d’autonomie financière, soit par résignation culturelle ou personnelle, par peur du rejet familial ou social soit encore et souvent par peur des réactions du conjoint. Toute l’action depuis des décennies est de ne plus qualifier le couple comme une zone où le droit ne s’appliquait pas vraiment.
Par ailleurs, pour la justice de notre pays, le crime passionnel n’est plus un concept juridique, on lui a substitué les composantes psychologiques et psychiques des criminels.
Il est loin le temps où on disait tuer par amour dans les crimes dits passionnels, on tue en fait par refus psychologique égocentrique, ce qui n’est plus forcément une circonstance atténuante.
La statistique (une femme tuée par son conjoint par jour qui passe) est une statistique destinée à sensibiliser les français sur ce mal venu du tréfonds des âges et qui met en relief d’une part la situation inacceptable de nombre de femmes, et d’autre part, les problèmes psychologiques voire psychiatriques d’hommes qui sont ou malades ou délinquants ou imbus stupidement d’une prétendue supériorité du mâle.
Avec quels pays pourrait-on faire une comparaison de ce genre de statistiques et d’actions ? Il faut comparer les choses comparables. Il y a des pays où la violence faite aux femmes est culturelle, le mari ayant tous les droits, d’autres où l’existence des femmes n’a plus à être considérée quand elles sont veuves ou répudiées, et d’autres où la mort des femmes est un non événement. Dans ces cas, il n’y pas de signalements donc pas de statistiques.
Quant au rôle des religions (en tant que structures sociales), on peut dire que toutes ont traîné les pieds ou traînent encore des pieds quand il s’agit des droits des femmes et de leur égalité avec les hommes. Et quand les pesanteurs culturelles de ce type et la religion sont en étroite osmose, on peut même dire que certaines religions servent parfois à figer le statut d’infériorité au delà de la condition sociale, c’est à dire dans un statut dogmatique et donc immuable.
A Didier : "Et quand les pesanteurs culturelles de ce type et la religion sont en étroite osmose, on peut même dire que certaines religions servent parfois à figer le statut d’infériorité au delà de la condition sociale, c’est à dire dans un statut dogmatique et donc immuable."
Je ne partage pas votre conclusion quant à la place de la femme et à ses droits, l’islam à libéré la femme même si les hommes veulent nous faire croire le contraire.
Que les pesanteurs culturelles aient placé la femme arabo musulmane dans un statut d’infériorité, c’est incontestable...mais que vous reliez cela à l’islam j’attends que vous me le prouviez !
Vous avez je crois une vision chrétienne du statut de la femme en islam, ce qui fausse votre appréciation !
A Amazon :
"l’islam à libéré la femme même si les hommes veulent nous faire croire le contraire..." : au mieux c’est faux, sinon malhonnête.
"Que les pesanteurs culturelles aient placé la femme arabo musulmane dans un statut d’infériorité, c’est incontestable...mais que vous reliez cela à l’islam j’attends que vous me le prouviez !" : Il n’y a pas d’islam en dehors de ce qui a été pensé depuis 14 siècles.
Le problème de la condition féminine n’est pas propre au monde musulman. (Comme celui des des pauvres, enfants,... tous les "faibles" par rapport à l’homme adulte en général...)
C’est un symptôme de société plus primitives que d’autres : une importance prémordiale est portée aux différences visibles...
Pour ceux qui connaissent la langue arabe, on peut remarquer que toute la grammaire et la conjugaison différencie fortement le masculin du féminin. (les textes de Droit ont en besoin)...
Je me repette et n’en déplaise aux féministes : dans le monde musulman les femmes ne sont pas victimes des hommes. Ce n’est pas aussi simple que ça.
J’ai renconté autant de femmes que d’homme qui défendent mordicus des versets et hadiths explicites.
a Amazone :
amazone a dit :
" ....La majorité des pays orientaux sont des dictatures où effectivement les femmes sont trés mal loties, comme le sont les hommes. Pour que les femmes puissent acquérir et faire respecter leurs droits, il faut que dans ces pays, l’Homme (avec un grand H) ait déjà acquis les siens ....Ce qui n’est malheureusement pas le cas aujourd’hui.
Donc le problème est plus d’ordre politique que d’ordre religieux."
C’est un problème politico sociétale en effet. Mais l’islam reste encore très politique et archi sociétal, donc dans ce cas c’est un problème religieux.
A libre penseur : ""l’islam à libéré la femme même si les hommes veulent nous faire croire le contraire..." : au mieux c’est faux, sinon malhonnête" Qu’est ce qui est faux ? Que l’islam a libéré la femme ? OU Que les hommes nous font croire le contraire ? Pas trés clair !
salam aleykoum,
Amazone, je réponds ici à votre dernier message dans le sujet sur les minarets suisses, car apparemment, il n’est plus possible d’y répondre à ses interlocuteurs. Vous me dites : "Mais je crois que vous voulez un islam invisible, un islam qui ne doit pas s’adapter à la situation mais un islam de mimétisme." Et je vous réponds clairement que je ne veux pas un islam invisible, mais que l’islam de France soit un islam non-identitaire, la nuance est de taille ! Je ne veux pas non plus un islam qui imiterait la culture occidentale (si je vous ai bien compris). Il serait intéressant je pense d’analyser ce type de réaction récurrente sur ce site : vouloir que l’islam ne soit pas ostentatoire et provocateur est compris par certains ici, dont vous, comme une volonté de ressembler aux Occidentaux ! en sous-entendant évidemment que ces imitateurs des Occidentaux seraient honteux de leurs propres origines (comme vous me l’avez dit vous-même), de leur propre culture ancestrale, etc. Cette analyse en ce qui me concerne est fausse ! Je n’ai nullement honte de ma religion et de la culture maghrébo-musulmane de mes parents. Mais je considère que celles et ceux qui affichent de manière ostentatoire leur islam identitaire font beaucoup de tort aux musulmans eux-mêmes. Beaucoup de Français et d’Européens considèrent que ce type de musulmans sont des provocateurs arrogants qui préfèrent le "confort" de leur cocon identitaire plutôt que vivre un islam non-identitaire et seulement spirituel, adapté à leur vie en France. Elle est là la provocation de l’islam identitaire : les porteuses de voiles, les porteurs de barbes et djelabas semblent dire en permanence aux Français non-musulmans : "on vous em... !". Est-ce cela l’islam ? je ne crois pas !
salam aleykoum,
Soufiane
"Elle est là la provocation de l’islam identitaire : les porteuses de voiles, les porteurs de barbes et djelabas semblent dire en permanence aux Français non-musulmans : "on vous em... !".
Mais bon sang Soufiane (sic)..Vôtre tendance à la généralisation est affolante ! Même si bien entendu certaines personnes arborent effectivement ces signes comme une sorte de défi, nombreux sont ceux pour qui ils représentent un élément constitutif de leur pratique spirituelle. Ils devraient donc selon vous se plier à la norme ambiante, juste parce que leur apparence choque, qui ?, des gens qui sont français comme eux ??
En tant qu’Européenne, je partage vôtre désir de voir la mise en place d’un réel islam Européen mais cette construction doit se faire je pense "de l’intérieur", et dans le respect des sensibilités de chacun. Elle ne doit pas être le fruit d’une réaction au rejet de l’autre, sans quoi,on se situe aussi dans l’identitaire (la négation de l’identité en l’occurence).
Et ça c’est se faire violence à soi même.
Le salam sur vous.
A Soufiane : Il est incroyable qu’à chaque fois qu’il y a revendication d’un autre modèle, on est automatiquement taxé de ne pas aimer l’occident et ses valeurs...ce n’est absolument pas ce que je dis.
Quand je parle d’un islam de mimétisme, je parle d’un islam où, rien ne transpire...ce n’est pas respecter les autres que de devenir invisible, ou de pratiquer son culte de façon inodore et incolore.
Et c’est ce que vous prônez sous couvert de ne pas vouloir un "islam identitaire". L’islam identitaire n’a absolument rien à voir avec le fait de vouloir porter la barbe ou la Djélaba.
L’islam identitaire c’est l’islam sectaire, qui consiste à rejeter tout ce qui ne nous ressemble pas. Or, porter la barbe n’est pas refuser les valeurs de l’autre c’est vouloir vivre en adéquation, pour certains, avec soi même.
Ex : quand je porte un jupe, ce n’est pas par rejet du pantalon mais parce que la jupe me correspond. Il en est de même pour la barbe.
Le fait de porter la barbe détermine t-il le caractère d’un homme ? Le fait qu’une femme porte le voile cela détermine t-il son orientation politique ?
Est-il besoin de vous rappeler que l’habit ne fait pas le moine et qu’il ne faut juger une personne que sur ses actes et non sur son apparence ?
Et c’est en cela que je m’oppose à votre vision...
Je ne porte pas le voile et je suis musulmane mais le fait de ne pas respecter celles qui le portent, d’avoir un jugement de valeurs sur ses filles alors je ne suis plus musulmane, parce que j’aurai violé un point important de ma religion celui de ne pas avoir "Couvert ma soeur de la vindicte" !
A Amazone,
Quand je parle de religion, je précise souvent mais je parle toujours des structures sociales créées autour d’une croyance.
A titre d’exemple, il suffit de lire ce que disait et prêchait au 19ème siècle l’église catholique (en tant que structure sociale ...) à propos de la femme, et on comprend qu’elle n’a pas vraiment œuvré pour l’égalité sociale et statutaire de la femme.
Il en est de même pour la plupart des religions et parmi celles-ci, celles issues de la même culture moyen-orientale. Après, il y a les évolutions sociétales et ses multiples facteurs au cours des siècles.
Soufiane : Franchement tu nous soules avec "ce que veulent les Français, beaucoup de Français et d’européens veulent..." ! De quel Français est-tu le porte parole ? du FN ? Ce que je veux moi, ne compte pas ? Dois-je me plier à ces gens là parce que je ne fais pas partie de la race supérieure "la race blanche" ? Tu es pathétique !
salam aleykoum,
"Femme libre", sachez d’abord que la liberté n’est pas la licence ! je ne vous autorise pas à me tutoyer et à m’insulter comme vous le faites, je suis ici pour débattre et mes idées sont aussi respectables que les vôtres. Par ailleurs, je tiens à pointer le fait que vous parlez vous-même de "race blanche supérieure", ce qui montre surtout votre propre fantasme quant à l’existence d’une telle "race". Je vous signale pour votre culture personnelle que le mot "race" est aujourd’hui banni par les biologistes et les ethnologues, car tous les êtres humains sont frères génétiquement. Interrogez-vous alors sur l’utilisation que vous faites de ce terme inapproprié et péjoratif.
Amazone et Hayat, je vais vous faire une réponse groupée, car je pense que vous me dites la même chose toutes les deux. Mais je tiens d’abord à vous remercier pour le ton relativement cordial que vous adoptez en communiquant avec moi. J’entends bien votre argument concernant la liberté de s’habiller comme on veut, de porter une barbe ou pas, etc. Mais vous l’aurez compris, ce qui me préoccupe surtout, c’est la cohésion sociale dans le pays où je vis, la paix civile, la concorde fraternelle entre citoyens français, et j’inclus personnellement dans la communauté des citoyens français, les immigrés non-français de nationalité mais qui participent à la vie sociale, culturelle et économique du pays. Je constate que beaucoup de Français éprouvent un réel malaise face aux musulmans qui affichent leur islamité de manière vestimentaire et corporelle. Ils vivent cet "affichage" comme quelque chose d’intrusif et d’irrespectueux de la neutralité nécessaire dans l’espace public concernant l’appartenance religieuse des uns et des autres. Dans un article du Monde datant du 4 décembre dernier, le journaliste Robert Solé écrit à propos de Tareq Oubrou, imam de Bordeaux : "Il pense aussi que les musulmans établis en Occident devraient observer, en matière religieuse, une certaine discrétion, rendre leur religiosité "moins visible"". Eh bien je partage l’avis de cet imam de Bordeaux. Et je pense que beaucoup de musulmans partagent aussi cet avis. Il y a un mouvement amorcé en France, qui va complètement contre le courant représenté par l’UOIF, Tareq Ramadan et les salafistes. J’ajoute que je considère que le voile est une insulte à la féminité ! car à la base, il servait juste à protéger les femmes du regard concupiscent et malveillant d’hommes incapables de contrôler leurs pulsions sexuelles. Mais aujourd’hui, Dieu merci, les femmes peuvent marcher dans la rue sans se faire agresser sexuellement à chaque coin de rue ! donc le voile en France est parfaitement inutile ! si l’on ajoute à cela qu’il fait peur à une majorité de Français, il n’est vraiment pas raisonnable de le porter ! C’est pourquoi je ne crois vraiment pas qu’en France le port du voile ait un motif spirituel, mais que sa raison d’être est bel et bien une revendication identitaire. Porter le voile est une manière maladroite à mes yeux de se "protéger" des "tentations" d’une culture occidentale hyper-permissive... Mais pour résister à ces "tentations", il y a sans doute bien mieux que le tissu !
salam aleykoum,
Soufiane
« Juger une personne sur ses actes et non sur son apparence ». Les choses ne sont jamais, jamais, aussi simples. Car au travers de son vêtement, l’individu acte un comportement. Il extériorise quelque chose de lui même. Autrement dit il exprime un mode d’être, de penser, de présence au monde, et il met en mouvement, sur un plan visuel, social, esthétique, religieux etc..., une idée qu’il se fait de lui même et par conséquent, car les deux sont liés, de la relation à l’autre.
Le vêtement engage, par ce qu’il véhicule, un mode de relation à l’autre. L’on parle du prestige de l’uniforme, du pouvoir de la blouse blanche, cela veut bien dire ce que cela veut dire. L’individu induit quelque chose chez l’autre de par le vêtement porté et plus largement, par son apparence globale.
Alors oui, c’est certain, chacun a le choix de sa tenue et de son apparence.
Mais cela doit se faire en conscience de ce que l’on porte au regard de l’autre, de ce qu’on lui amène et demande d’être témoin, et de ce qu’on lui demande, en conséquence, de mutualiser dans l’espace commun de la société.
Au travers du vêtement se joue une relation. Laquelle ?
Au travers du voile, de la barbe et autres, se joue aussi une relation. Laquelle ?
Et ce n’est pas rien que de poser une telle question. Car à la lecture des nombreux messages de ce forum, elle est carrément occultée.
L’on peut lire : « j’ai le droit de m’habiller comme je veux donc je le fais. Je n’ai pas à tenir compte de ce que l’autrepense. »
C’est un passage en force de soi sur l’autre. Et dans le passage en force, l’une partie prévaut sur l’autre, donc se situe dans l’annulation du vécu de celui qui lui fait face.
Or, l’annulation est un impensé.
Nous sommes dans l’impensé. Je le réecris car cela constitue une donnée fondamentale du problème.
Nous sommes dans l’impensé, volontaire, de ce que nous signifions à l’autre. Car nous estimons ne pas avoir à le prendre en compte.
Il y a refus (voire mépris) de prendre en considération ce qu’il vit et de ce que nous changeons par nos codes dans l’espace social commun.
Nous sommes dans l’impensé de notre relation à la société, car nous sommes dans l’impensé de la société. La société n’a qu’à s’adapter.
Or, à ce jeu-là, nous sommes tous perdants. Un islam sans environnement sociétal, ça n’existe pas. Se refuser à tenir compte de l’environnement, c’est se priver des ressources qu’il procure, et lui interdire de puiser à nos spécificités propres. C’est cloisonner les espaces et entretenir les ignorances des deux côtés.
Il n’y a rien de pire que l’ignorance partagée qui vient puiser dans nos ignorances respectives.
Car il y a, quoiqu’on en dise, beaucoup d’ignorances dans nos comportements actuels.
Faire l’impasse sur l’autre, c’est rompre un rapport d’égalité. Or, l’Islam, c’est apprendre à ne jamais se hisser au dessus des autres.
Et c’est oublier que chaque impasse a un fond aveugle et fermé.
Ce qui questionne l’alliance du vêtement avec cette idée de passage en force dans l’indifférence à l’autre et à son ressenti.
Car POURQUOI, et c’est une question de bon sens, le comportement visible ne pourrait-il pas s’harmoniser avec la foi invisible, qui a vocation à ouvrir le dialogue avec toutes et tous et permettre le flux fécondant des multiples relations humaines ?
Ce qui veut dire que le vêtement porté par foi, loin d’être une marque de liberté individuelle toute puissante, s’accompagnerait de la reconnaissance de l’autre et d’une mise à l’écoute de son vécu intime, de ses questions face à la reconfiguration de l’espace social français et à l’introduction de l’élément religieux.
Et là, indubitablement, nous serions dans la dimension du DIALOGUE.
Bien sûr que le dialogue sera difficile, mais les hommes n’en ont jamais connu de facile. Rilke n’écrivait-il pas : « quand une chose est difficile, cela doit nous être une raison supplémentaire pour l’entreprendre. » ?
Bien sûr que la société française est complexe et entretient un rapport au religieux particulier, et alors ? N’est ce pas une chance que de toucher aux raisons cachées qui modèlent les rapports entre les hommes ?
Tout ceci pour dire que la présence musulmane en France doit s’ARTICULER avec la société et non se SUPERPOSER à elle. Que le lien est à créer, même si ça et là, de manière silencieuse et discrète, quelques bonnes volontés s’y sont certainement déjà collées.
Ce qui veut dire aussi que la phrase si souvent entendue ici « je n’ai pas à tenir compte de l’autre » et qui est le symptôme d’une relation qui ne prend pas, doit céder la place à « je dois tenir compte de l’autre, ici et maintenant, par ma foi et dans ma foi. »
Ce qui veut dire que la question du respect doit être travaillée. Et celle du mépris, de l’indifférence, profondément questionnée, car elle touche à l’« en-soi » de la communauté et à son niveau de maturité spirituelle.
Ce qui veut dire que le fait que l’autre soit « choqué » , ou en proie à la « peur », comme on peut le lire, doit être posé sur la table, avec ses problématiques propres, et pensé avec courage, celui de faire face au réel, et honneteté, sans procès d’intentions.
Ce qui veut dire que les musulmans doivent sortir de leur sentiment de stigmatisation pour oser la réflexion et poser le problème de leur relation à la société et la façon dont ils font le choix d’articuler leur présence à un environnement, qui, s’il est spécifique, n’en vaut pas moins le coup et est porteur de multiples, d’innombrables opportunités propres à élever la foi des croyants.