Le député UMP Jacques Myard compare la musulmane voilée à un « sac de pommes de terre » que « laboure son mari… »

Se drapant dans sa toge de républicain chevronné, Jacques Myard, député-maire de Maison-Lafitte, incarne p

jeudi 2 juillet 2009

Se drapant dans sa toge de républicain chevronné, Jacques Myard, député-maire de Maison-Lafitte, incarne pitoyablement cette frange droitière de l’UMP, qui prêche des homélies laïcisantes pour mieux incriminer le diable, l’islam, tout en ne jurant que sur la bible !

Une vaste Tartufferie d’Etat, dont le cheval de Troie démagogique ouvre aujourd’hui de manière fracassante la boîte de Pandore de toutes les dérives extrémistes, nationalistes, populistes et pro-chrétiennes.

Signant et persistant, Jacques Myard, qui connaît en cette veille de transhumance estivale une soudaine notoriété nationale, saisit chaque micro pour déverser un peu plus son aversion de l’islam et des musulmans, cédant à une gloriole médiatique qui lui fait perdre la dignité et le sens de la mesure qui échoient à son rang.

Les luttes menées par Jacques Myard masquent des croisades politico-religieuses qui ne disent pas leur nom, aux accents ignobles et condamnables dans la bouche d’un élu du peuple !

Evoquant sciemment l’islam de manière paillarde, il déclare sans mâcher ses mots, après avoir comparé la femme musulmane voilée à un vulgaire « sac de pommes de terre » devant lequel « parade son mari » : « Pour ces gens, la femme n’est qu’un instrument de jouissance. L’islamiste est un jouisseur fini ! Et il laboure ses femmes comme il veut… »

Scandant avec fièvre que le Coran et l’islam ne sont pas compatibles avec la France, le législateur qu’il est n’hésite pas, dans sa hiérarchisation personnelle, à placer les chrétiens au-dessus du lot : « "Dans la Bible, il y a une dynamique du progrès ! Il y a une évolution, et cela n’existe pas dans le Coran » déclare-t-il avec emphase.

Quand il est poussé dans ses retranchements, ce censeur dans l’âme livre sans retenue sa secrète aspiration inquisitoriale : « Il y a une sorte de victimisation qui s’érige sur une base identitaire ou religieuse. Et c’est purement inacceptable ! La République, ni la royauté, n’a reconnu la loi personnelle. L’affaire des Cathares, c’est ça. L’affaire des Albigeois, c’est ça. L’affaire des Protestants cévenols, c’est en partie cela également. Pour moi, c’est niet. En France, il n’y a qu’une loi, celle de la République. »

Jacques Myard, ou l’inquiétante irruption d’un intégriste qui se pare des atours d’un républicain convaincu, qui exclut l’altérité, qui recourt à la peur, qui attise les passions les plus viles, figé dans une consternante perception de l’islam, et qui empoigne bien opportunément la burqa et le niqab en oriflamme de la haine !

Lire l’entretien de Jacques Myard sur le site Top Chrétien

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