Le Dubaïgate booste la popularité du Mossad

Ironie d’une nouvelle supercherie d’Etat, les autorités israéliennes ont beau nier toute implication dan

lundi 15 mars 2010

Ironie d’une nouvelle supercherie d’Etat, les autorités israéliennes ont beau nier toute implication dans le Dubaïgate, elles sont trahies par l’incroyable regain de popularité que connaît le Mossad, depuis l’annonce du meurtre d’un cadre du Hamas à Dubaï. Ou quand l’expression massive d’une admiration citoyenne à l’égard de ses services secrets signe l’aveu d’une culpabilité gouvernementale, qui feint l’innocence à la face du monde.

Et lorsque le peuple encense, le business israélien rapplique, irrésistiblement alléché, et peut-être bien plus soucieux de considérations géopolitiques qu’on ne pourrait l’imaginer... Après les méthodes éprouvées du Mossad, on découvre celles d’un marketing surfant sans tabous sur la côte d’amour de ses espions, tout en misant, à n’en pas douter, en filigrane, sur l’éveil de nouvelles vocations de patriotes, potentiels agents secrets.

Ainsi, un supermarché assure sa promotion dans un clip vidéo, clin d’œil à la thématique du complot et du réseau commando, au son d’un slogan qui laisse pantois : « Nous faisons des prix qui tuent ».

Véritable filon, la conspiration politique s’impose comme un concept de communication des plus porteurs, et s’affiche sans ambages sur toute une palette de produits dérivés : « Faites-pas chier le Mossad ! » donne le ton de tee-shirts qui font fureur.

Parallèlement aux hommes du marketing, le Mossad, pour sa part, plastronne, et n’a pas tardé à prendre la balle au bond en lançant sur son site officiel une vaste campagne de recrutement.

De la supercherie d’Etat à l’enrôlement de nouvelles recrues, que conforte un business florissant, telle est la réalité israélienne, à mille lieux d’une autre réalité, pourtant limitrophe : la révoltante souffrance palestinienne, murée, paupérisée et sans horizon.

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