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Articles
La mécanique raciste
vendredi 31 octobre 2008
Tout le monde ou presque en France est antiraciste. Et pourtant les discriminations racistes se perpétuent, de générations en générations, dans des proportions massives… et une remarquable indifférence. C’est dans ce paradoxe que s’ancre la réflexion de Pierre Tevanian. À rebours des discours convenus de « l’antiracisme d’État », qui réduisent complaisamment l’oppression raciste à un réflexe naturel et compréhensible de « peur de l’autre », il souligne le caractère social et systémique du racisme français, et son enracinement dans notre culture : loin d’être naturel, le racisme est une production culturelle, et loin d’être une pathologie individuelle, qui ne concernerait que quelques extrémistes, il traverse toute la société, sous des formes plus ou moins distinguées, adaptées à tous les univers sociaux et à toutes les sensibilités politiques. À l’heure où le passé colonial, le présent postcolonial et la question des « minorités visibles » font un retour violent dans le débat public, ce livre remonte à la racine du problème et en mesure tout l’enjeu : non pas « l’intégration », « le vivre-ensemble » et autres mascottes de l’antiracisme d’État, mais ni plus ni moins que l’égalité de traitement. Nous en publions, en exclusivité, l’introduction. L’engagement dans différentes luttes politiques[1] m’a, ces dernières années, amené à rencontrer et combattre le racisme sous diverses formes et à l’envisager sous des angles divers : comme concept, comme percept et comme affect[2]. Le racisme est en effet une réalité complexe et multiforme, qui peut être appréhendée à la fois comme - un corpus théorique, un édifice conceptuel, une conception du monde ; - un rapport aux autres, une manière de percevoir l’autre, sa présence, son corps, sa parole ; - un rapport à soi, un choix de vie, une manière d’être affecté et de vivre cette affection. Le racisme comme concept Envisagé sous l’angle de la logique, le racisme se caractérise par plusieurs opérations, dont la combinaison produit une conception du monde, une philosophie, une idéologie qui, à défaut d’être pertinente et estimable, possède une cohérence relative [3] : - la différenciation , c’est-à-dire la construction mentale d’une différence sur la base d’un critère choisi arbitrairement (la race, la culture, la religion, la couleur de peau…) ; - la péjoration de cette différence (sa transformation en stigmate, c’est-à-dire en marqueur d’infamie ou d’infériorité) ; - la focalisation sur ce critère et la réduction de l’individu à son stigmate (quiconque est – entre autres choses – noir, arabe, musulman ou juif, devient « un Noir », « un Arabe », « un Musulman », « un Juif », et chacun de ses faits et gestes trouve son explication dans cette identité unique) ; - la naturalisation, l’essentialisation, l’amalgame, autrement dit : l’écrasement de toutes les différences d’époque, de lieu, de classe sociale ou de personnalité qui peuvent exister entre porteurs d’un mêmes stigmate (« les Noirs », « les Arabes », « les musulmans » ou « les Juifs » sont « tous les mêmes ») ; - la légitimation de l’inégalité de traitement par la moindre dignité des racisés (ils « méritent » d’être exclus ou violentés en tant qu’inaptes ou dangereux)[4]. Pour résumer, le racisme est, sur le plan logique et idéologique, une conception particulière de l’égalité et la différence, une manière d’articuler ensemble ces deux concepts sur un mode particulier : celui de l’opposition radicale. Pour le dire plus simplement encore, le racisme est sur le plan conceptuel l’incapacité de penser ensemble l’égalité et la différence. C’est à cette incapacité – et à sa déconstruction – qu’est consacré le premier chapitre de ce livre. Le racisme comme percept Mais le racisme n’est pas qu’une théorie. Comme toute idéologie, il s’insinue partout et se répercute directement dans la pratique en orientant, informant, construisant notre perception du monde extérieur. Il construit en particulier notre perception du corps de l’autre, ou plus précisément la différence entre notre perception des « autres ordinaires » – appréhendés, sans a-priori négatif, comme des êtres singuliers inconnus – et notre perception de « certains autres », « plus autres que les autres » : les racisés – appréhendés au contraire comme des exemplaires interchangeables d’une série déjà connue, et à ce titre identifiés a-priori comme méprisables, redoutables ou repoussants. En même temps qu’une logique qui pose l’égalité et la différence comme antinomiques, le racisme est donc une esthétique, au sens où l’entend Jacques Rancière : une certaine manière de sentir – et de ne pas sentir[5]. C’est à cette esthétique raciste qu’est consacré le second chapitre de ce livre, et à la manière dont elle « fait exister » les racisés comme des « corps d’exception » invisibles, infirmes, ou « furieux ». Le racisme comme affect Enfin, le racisme n’est pas seulement une manière de penser l’altérité et une manière de sentir l’autre : c’est aussi une manière de se sentir et de se penser. En même temps qu’un rapport au monde et aux autres, c’est un certain rapport à soi. Sartre l’a souligné avec force dans son analyse de l’antisémitisme : adhérer au racisme, c’est non seulement adopter une certaine opinion sur les Noirs, les Arabes ou les Juifs, mais aussi se choisir soi-même comme personne[6]. S’il y a dans le racisme une part de choix individuel, elle réside moins dans le choix de la cible – construite et mise à disposition par la collectivité, en fonction d’enjeux socio-historiques, et simplement reçue en héritage par l’individu[7] – que dans le choix préalable d’un certain mode de vie – et donc d’un certain personnage, d’un certain rôle pour soi-même. Le choix d’une « vie raciste », qu’on peut résumer par le mot privilège. Saisir la perche que nous tend une société, un État, une culture, une tradition racistes, choisir de mépriser, redouter ou détester les Juifs, les Noirs ou les Arabes, c’est en effet choisir pour soi-même la position enviable du « Blanc », de l’ « Aryen », du « vrai Français », bref : - de celui qui, en infériorisant le groupe racisé, peut se vivre comme supérieur ; - de celui qui, en l’accusant de tous les maux, peut du même coup s’en innocenter ; - de celui qui, en choisissant l’aveuglement et les « raisonnements passionnels », échappe du même coup au doute, à l’incertitude, et à l’effort incessant vers le vrai ; - de celui qui, en s’appuyant sur une discrimination systémique, accède plus facilement à des positions sociales dont sont exclus d’office les discriminés[8]. Pour le dire plus vite encore, le racisme est, sur le plan éthique, le choix d’adhérer à un certain rôle et de jouir d’une certaine position sociale : celle du dominant. C’est à cette question éthique qu’est consacré mon dernier chapitre. J’y aborde la question « Que faire face au racisme ? » du seul point de vue qui m’est accessible : le mien – celui d’un blanc qui occupe, dans les « rapports de race » tels qu’ils sont socialement construits dans notre république postcoloniale, la place du dominant. Il manque donc un chapitre dans ce livre, que je ne suis par définition pas en mesure d’écrire : celui qui décrirait les multiples manières dont les concepts, percepts et affects racistes font système, alimentent une oppression, se manifestent sous forme d’actes – regards, paroles, discriminations – et sont de ce fait vécus, endurés, affrontés par celles et ceux qui les subissent. Ce chapitre, ce sont elles et eux – les racisé-e-s, les stigmatisé-e-s, les discriminé-e-s, les corps d’exception – qui l’écrivent, sous forme de livres, mais aussi de journaux, de tracts, de banderoles, de chants et de bien d’autres canaux d’expression[9]. [1] En particulier les luttes de sans-papiers, les luttes anti-sécuritaires (menées notamment par le Mouvement de l’Immigration et des Banlieues), l’opposition à la loi sur le voile (menée par le Collectif Une école pour tou-te-s), et les controverses publiques sur l’islamophobie et sur l’héritage colonial (déclenchées notamment par l’Appel des Indigènes de la république). [2] J’emprunte ces trois notions à Gilles Deleuze et Félix Guattari, cf. Qu’est-ce que la philosophie ?, Editions de Minuit, 1992 [3] Une cohérence toute relative Par cohérence relative j’entends que des contradictions logiques peuvent assez facilement être relevées dans les discours racistes, même s’il existe toute une casuistique assez sophistiquée, qui s’évertue à les résoudre ou les dissoudre. Sartre relève notamment deux grandes contradictions dans ses Réflexions sur la question juive : - d’une part la fusion en un même « mauvais objet » du « sous-homme » qu’on méprise et du « malin génie » qu’on redoute ; - d’autre part la combinaison entre un déterminisme absolu, niant toute possibilité pour l’individu d’échapper à son destin racial ou culturel, et une incrimination des racisés qui présuppose leur pleine et entière responsabilité, et donc une pleine et en entière liberté, dans les méfaits qu’on leur impute. Cette analyse, que Sartre présente explicitement comme généralisable à tous les racismes, vaut effectivement autant pour l’islamophobie contemporaine que pour l’antisémitisme des années 1930-1940. La jeune musulmane voilée a par exemple été présentée, ces dernières années, parfois au sein d’un même discours, comme étant à la fois coupable et victime, libre et aliénée : elle n’a rencontré qu’incrédulité et moqueries lorsqu’elle affirmait avoir choisi librement de porter le voile, et on a postulé, derrière chacune de ses paroles, la présence d’un tuteur masculin (« imams », « grands frères », « barbus »), mais on lui a reconnu in extremis une pleine et entière liberté de choix lorsqu’il s’agissait de la juger et de la réprimer, et on a alors expliqué que la lycéenne qu’on venait d’exclure définitivement avait « choisi elle même de garder son voile et donc de se faire exclure ». [4] Ces différentes caractéristiques formelles du racisme ont déjà été mises en évidence et analysées notamment par Jean-Paul Sartre (Réflexions sur la question juive, Gallimard, 1946), Albert Memmi (Portrait du colonisé et Le racisme, Folio Actuel, 2002) et Colette Guillaumin (L’idéologie raciste, Folio Actuel, 2003). [5] Cf. Jacques Rancière, La mésentente, Galilée, 1995 et Aux bords du politique, Folio Essais, 2004 [6] Cf. Jean-Paul Sartre, Réflexions sur la question juive, Premier chapitre, Folio essais, 1946 [7] « Le Juif n’est ici [dans le cas de l’antisémitisme] qu’un prétexte, ailleurs on se servira du nègre, ailleurs du jaune » (Jean-Paul Sartre, op. cit.) [8] Ces différents bénéfices de la « vie raciste » sont développés par Sartre (op. cit.) [9] Entre autres (nombreux) exemples, citons les livres de Ralph Ellison, James Baldwin et Frantz Fanon, les productions écrites ou orales de Martin Luther King et Malcolm X ou de mouvements politiques comme les Black Panthers, et toute un pan du rap. Sur la scène française contemporaine on peut citer, là encore sans être exhaustif, les livres de Mogniss Aballah, Saïd Bouamama, Sadri Khiari, la parole politique du Mouvement de l’immigration et des banlieues et du Mouvement des Indigènes de la république, et les textes d’auteurs de rap comme Casey ou La Rumeur. Mots clésVos réactions et commentaires sur cet article2 novembre 2008
Darwin a dit :
A Abstract,
lorsqu’on critique l’islam tu le prends pour toi et bien moi quand on critique la france je le prends aussi pour moi.
Il faudrait que tu précises de quelles incohérences tu parles que je vérifie que nous sommes bien d’accord
Une fois que tu auras déniché toutes les incohérences sur cet affreux pays raciste responsable de tous les malheurs du monde (le seul pays à avoir instauré la cmu quelle ignominie !!), tu pourras t’intéresser aussi à des noms comme
Ali Abderrazik
Muhammad Khallafalah
Kareem amer
Mahmoud taha
2 novembre 2008
Zélig a dit :
Vraiment flatté des réactions disons... vaguement agressives à mon petit message timide. Et que de contrevérités ! L’un, mal inspiré, feint d’assimiler la laïcité au polythéisme, l’autre... Pas tellement envie d’ergoter sur vos queues de cerises. J’affirme simplement que la laïcité est une chance pour les croyants et pour les incroyants de tous poils de vivre dans une relative harmonie. Faites donc le compte des conflits causés par des différents religieux ! Pensez-vous vraiment que Dieu - s’il existe - soit ravis de ces cruelles chamailleries qui risquent un jour ou l’autre de dégénérer en massacres ? VIVRE ET LAISSER VIVRE. CROIRE ET LAISSER CROIRE. CROIRE ET LAISSER NE PAS CROIRE. OU EST L’AFFRONT ? 2 novembre 2008
abstract a dit :
Pourquoi faut-il que certain crois toujours que c’est de leur nombril dont il s’agit, Tu ne sais pas maîtriser ton égo ? Je ne sais pas qui tu es et ce n’est pas mon problème, je te rappel que l’on est sur un forum pas devant un miroir (confondre prétention et noblesse, c’est vulgaire). Pourquoi m’amuserais-je, comme tu le fais, à me comparer à toi ? L’histoire de la France est très mal interprétée or si l’on nous répète souvent qu’il y a un devoir de mémoire, il est d’autant plus important de pouvoir regarder les faits en face et de remettre les choses à leur place. On nous invite encore et toujours à fermer les yeux. la remise en cause de l’histoire officielle est sujet tabou. Pourtant la digue ne tiendra plus très longtemps tant le poids de l’incohérence n’est plus supportable. 2 novembre 2008
A Didier Si vous me permettez de "brandir ma religion" pour vous repondre, je ne partage pas votre pessimisme et je fais ce "voeu pieux", justement. Ma foi en Dieu me donne foi en l’Homme, capable de s’elever et de depasser ses instints. L’Homme ne nait pas mauvais et n’est pas condamne a l’etre et c’est ma religion qui me l’enseigne. Je reste donc optimiste sur le long terme et pense que les mentalites peuvent evoluer par l’education et le dialogue. Vous ne partagez pas ce genre d’optimisme peut etre mais j’ai le droit de l’exprimer tout comme vous exprimez votre pessimisme. Cordialement 2 novembre 2008
Didier a dit :
Que l’on estime que les français soient racistes, et si par racisme on entend se méfier ou faire des différences vis à vis de ceux qui sont d’une autre origine, alors oui, les français sont racistes. Mais ils ne sont pas les seuls, il suffit d’avoir la chance d’avoir séjourné dans d’autres pays pour s’en rendre compte. On peut même dire que cette forme de racisme est dans la nature humaine. D’ailleurs, et à moins d’avoir la langue de bois, il faut reconnaître que ce racisme-là est souvent réciproque. Il suffit de voir certaines réactions sur ce site-même pour s’apercevoir que l’on met parfois "tout le monde dans le même panier" et qu’on parle parfois de façon globale de "la France ou "des "Français", en oubliant au passage que la France et les Français ne sont pas une précision d’origine, mais de citoyenneté. Ce racisme ordinaire et horripilant est lié aux mentalités. Et autant on peut lutter contre les effets du racisme dans un certain nombre de cas, autant changer les mentalités ressortit du vœu pieux. La loi peut s’attaquer à l’expression et aux conséquences du racisme, mais pas aux mentalités. Il est même presque inévitable qu’une certaine forme de racisme ordinaire, et donc par le fait même de discrimination sournoise, est une réaction instinctive de la majorité silencieuse face aux tentatives de la culpabiliser, à tort ou à raison. Aucune loi ne pourra sanctionner l’expression du racisme ordinaire dans l’isoloir, dans les sélections subjectives d’embauche et dans tous ces actes où on peut marquer ses préférences ou ses rejets sans les exprimer ouvertement. Et ceci est valable dans les deux côtés. La communautarisation entre bien dans ce cadre. Et chacun s’accroche à ses différences qui de secondaires (car nous sommes tous des femmes et des hommes, avec le même génome) deviennent alors fondamentales et sujets de conflits. Et la religion est une de ces différences. Et tant qu’il y aura des hommes pour brandir leur religion en étendard, en carte d’identité ou en dogme universel, la religion servira plus à rejeter qu’à aimer. J’ai connu une époque où quand vous aviez levé les barrières des réserves habituelles, les gens avouaient être un peu racistes "comme ça", sans savoir, par inquiétude ou incompréhension, et à partir de caricatures grotesque de "l’autre". Aujourd’hui, je constate qu’à un certain niveau de confidence, ils vous expliquent pourquoi ils sont devenus racistes. Nous sommes passé du racisme instinctif et irraisonné au racisme admis et argumenté. Et je le répète, je le constate des deux côtés. Voilà la raison pour laquelle je suis très pessimiste. 2 novembre 2008
pragmatique a dit :
Adapa "Et ça c’est le meilleur exemple de mensonge sur la laïcité. Bush n’est pas laïque, c’est un fanatique religieux." Sort de ta télé et de tes clichés, je ne évoquais absolument pas de Bush je parles de la France, tu n’as pas compris et tu réponds à côté de la plaque 1er novembre 2008
Lisa a dit :
Adapa, vos arguments ne sont tous faux.Il existe une peur de la difference chez quasiment tous les groupes humains.
Cependant,la xenophobie institualisee et legitimee par des lois(APARTHEID) est le fait de l’occident.De meme que les theories racialistes (De Guobineau) et pseudo-scientifiques destinees a asservir et piller les peuples differents mais considerees comme inferieurs.
Il n’y a qu’a voir le sort des afro-americains et des amerindiens aux USA !
Je ne connais pas,heureusement, l’equivalent d’un KLU KLUX CLAN en terre d’Islam.
1er novembre 2008
DARWIN a dit :
A AMAZONE de la part de Darwin
oui Amazone vous avez le droit de dire que l’eglise catholique a un problème avec la pédophilie : VOUS AVEZ LE DROIT DE DIRE CE QUE VOUS PENSEZ !!!!!! : Vous avez le droit y compris de tenir des propos excessifs car même dans l’excès, il y a du vrai et le catholique il doit apprendre à le supporter !!
Si personne ne dis plus rien parce qu’il a peur d’offenser son voisin alors il n’y a plus de débat et c’est le début de la tyrannie et moi je préfère quitter ce pays.
1er novembre 2008
adapa a dit :
IL ne faut pas confondre discours basés sur une essentialisation, ou c’est l’appartenance réelle ou supposée au groupe qui détermine le rejet, et d’autre part le rejet basé sur des pratiques ou la possible application d’idées. Mais pour certains faire cet amalgame c’est pratique car celà permet de ne pas remettre en cause leurs pratiques ou idéologies autoritaires et liberticides. Si il existe un racisme dans la droite vis à vis des musulmans, à gauche sauf peut être de rares exceptions, il ne s’agit pas de racisme, mais d’opposition à des idées et pratiques. Ce n’est pas l’appartenacne réelle ou supposé à l’islam des maghrébins, mais les pratiques et idéologies diffusées par des msuslmans prêt de leurs textes religieux de référence, et ce quelque soit l’appartenance ethnique en question. Pour les gens de gauche un noir ou un maghrébin laîque qui se dit musulman mais qui n’en fait pas des tonnes à ce sujet, vaut mieux qu’un blond aux yeux bleu islamiste. Au niveau général, l’article est interressant, il met bien en avant les aspects extérieurs et intérieurs du racime. Mais ce qui est interressant mais que l’auteur n’a pas pensé, c’est que certains shéma s’appliquent à certaines catégorie de personne qui ne sont pas mentionnonés comme racistes dans l’article :
Donc certains considèrent l’appartenance ou la non appartenance à l’islam comme le critère fondamental, et bien sûr la culture qui va avec, une culture conservatrice et traditionelle.
Pour se valoriser ceux qui adhèrent à cette vision on notament toute une liste de versets qui leur permet la péjoratin vis à vis des non musulmans, plus d’autres discours plus récents sur les occidentaux, mais qui sont basés sur le même principes, : pervers, débauchés, ect... et en plus ils ont habillement repris un concept pour l’utiliser à leur faveur : ceux qui sont contre eux sont des racistes, circulez il n’y a rien à voir.
Tout leur discours et pensées se rapportent à l’appartenance ou pas de l’islam, il s se considèrent comme musulmans avant d’être des citoyens d’un pays dans lequel ils vivent, mettant donc bien en avant la différence d’appartenance comme critère essentiel, les nons musulmans sont avant tous vu par leur non adhésion à l’islam.
Les gens sont vus uniquement à travers leur appartenance religieuse, chrétiens, juifs, hindouïstes, ect... ou pire athées, ils ne perçoivent aps de différence entre les français du XXème - XXième siècle et les français du XVIIIème siècle, la france est une république laïque, donc tous les français sont laïque, même les anti laïque (voir message en dessous). Les non musulmans sont tous pareils au niveau politique et philosophique, les oppositions gauche, droite, les idées progressistes et les réactionaires sont amalgamés, attribuant à des idées progressistes, des faits pratiqués par des gens qui leurs sont totalement opposés. L’occident est vu comme un bloc monolithique de gens pensant qu’au sexe, à l’alcool et à l’argent.
Pour ces musulmans il n’est pas question de se méler à des mécréants, encore moins qu’ils puissent faire partie de leur famille par le mariage. Et si il ne veut pas se soumetre un islam reconnu comme religion supérieure aux autres en plus d’être exclu de la communaté des bons musulmans, il peut être soumis à la violence. Donc on peut trouver du racisme de partout, même dans l’islam, dans l’islam traditionaliste, fondamentaliste. Et c’est cet islam là, et tout ce qui s’en rapporche, qui est avant tout rejeté. 1er novembre 2008
bof a dit :
Qu’attendez-vous d’un monde qui injecte des milliards pour sauver des banquiers douteux, et qui rechigne a secourir des gens qui ont faim ?
1er novembre 2008
adapa a dit :
pragmatique : Que de contre vérités, qui révèlent d’amalgames tout et son contraire. En reprennat un paragraphe de l’article je dirais que tu fais de l’essentialisation, en mélangeant dans ta tête, la france, les français et laïcité, comme un corpus unique. La république française n’est laïque que depuis 1905, et la laîcité a été suspendu par le régime de vichy. ce n’est pas la france laïque qui a envoyé les juifs dans les camps de concentrations, mais la france anti laïque de vichy, qui a remis la religion d’état sur pied, qui a décrété l’inégalité entre les appartenances religieuses ect... Vichy, c’est l’opposé de la laïcité. Arrêter des juifs parce qu’ils sont nés juifs pour les exterminer, ça n’a pas de sens dans une république laîque, puisque c’est un concept opposé à celui de la laïcité qui fait que l’état est neutre vis à vis des croyances et appartenance et qu’il ne reconnait aucune communauté ethnique ou religieuse. NOn ce n’est pas la france laïque qui est antisémite mais la france cléricale et catholique, donc la france antilaïque encore, alors que les laîques comme jaurès ou zola ont défendu dreufus, et c’est la france laïque qui a réhabilité dreyfus, justement la laïcité a fait disparaitre cet anti sémitisme d’état, en faisant des juifs des citoyens comme les autres. Non la laïcité ne reconnait que des citoyens, des individus, pas des membres d’une communauté, ce sont les musulmans qui s’affirment comme des musulmans avant d’être des citoyens français. En te lisant on voit que tu n’as rien compris de la laïcité, tu amalgame la laïcité avec des choses qui n’ont rien à voir.
Et ça c’est le meilleur exemple de mensonge sur la laïcité. Bush n’est pas laïque, c’est un fanatique religieux. Les championnes du fanatisme ? ce sont les religions, qui génèrent chez de trop nombreux croyants des emportements émotionnels qui les mènent à la barbarie et à la violence, et le pire c’est qu’ils se donnent bonne conscience. En fait les discours religieux, pris au premier degrés encouragent fortement la mise en place du fanatisme, avec de nombreux textes qui favorisent une identification sentimentale, qui fait que les plus faibles, les plus influençables ne réagissent que par les affects liés à ces discours. Quand les islamistes et les fondamentalistes décapitent, mutilent, c’est en en référence à des textes de leur traditions religieuses. Quand la panzer américa, torture et emprisonne arbitrairement dans un lieu isolé, c’est en contradiction avec ses textes fondamentaux qui interdisent ce genre de pratique, mais avec le gouvernement bush et ses fanatiques religieux anti laïques, les pricipes n’engagent que ceux qui veulent y croire. 1er novembre 2008
sceptik a dit :
Les livres de Pierre Tevanian sont aussi clairs et utiles que le site lmsi.net pour demonter et comprendre les mecanismes qui se cachent sous les mots.Alors un grand merci de nous aider a comprendre pour faire evoluer les choses.
Ceci dit,les classes sociales et les groupes ethniques sont moins etanches que par le passe.Les moyens de communications ont tendance a rapprocher les peuples,mais cela deplait,peut-etre aux elites qui preferent diviser pour mieux regner.
1er novembre 2008
abstract,
vous croyiez m’atteindre en me faisant le coup de l’histoire de france mais la cible est ratée.
Les crimes commis par la france, je les connais depuis un moment (peut être même avant que vous soyez nés).
Cela fait belle lurette que j’ai compris que les nations et les religions reposaient sur des mythes inventés pour faire marcher et mourir les masses.
Quand je parlais de liberté de critique, je pensais surtout à des gens comme :
Mahmoud Taha : théologien musulman, pendu à Khartoum en 1985 avec la "bénédiction" d’AlaZHAR
ou bien à
Karim Amer, ancien étudiant d’AlAzhar, enfermé en Egypte pour avoir critiqué l’islam
etc.....
Bien à vous cher Monsieur
1er novembre 2008
pragmatique a dit :
Zélig c’est la France laïque qui a envoyé des juifs dans les camps de concentrations ; juifs à qui il a été collé une étoile jaune pour pouvoir les distinguer... C’est aussi la France laïque dont la jurisprudence témoigne de l’antisémitisme systémique ; antisémitisme qui a longtemps, été considéré aussi normal que l’islamophobie aujourd’hui C’est aussi la laïcité qui qualifie les individus de « musulmans » comme à l’époque coloniale. Depuis la fameuse loi sur le voile, on nous voit comme musulman point (tu ne te rends même pas compte à quel point c’est viscéral), c’est d’ailleurs depuis cette loi que les actes islamophobes se sont multipliés avec la complicité de l’état qui ne les condamne pas. Quand à appeler « critique » le monologue d’ignorance et de haine qui se déverse sur les ondes c’est encore prendre les gens pour des abrutis. Tout est alibi à la haine. Même ici où le racisme est clairement dénoncé, les collabos ferment les yeux et répètent le discours officiel, sans aller voir plus loin que le bout de leur nez « point barre » dit Darwin, c’est grave un aveuglement pareil. C’est la laïcité qui fait de pareil mouton ? A n’en pas douter c’est même l’objectif de la laïcité ; la pensée zéro. La laïcité, comme en témoigne, l’Histoire et l’actualité est championne du fanatisme, de la barbarie et de la violence. C’est bien au nom de la laïcité que les fanatiques couvrent et encouragent les actes et crimes islamophobes en France. C’est bien au nom de la laïcité que la France participe à des croisades meurtrières dans le monde musulman. Fillon a justifié la guerre en Afghanistan où se perpétue un génocide « par la guerre contre le peuple musulman » qui ça a choqué dans la France laïque ? La laïcité est tellement radicale qu’aucun acte absolument aucun acte islamophobe n’est qualifié comme tel pas même la profanation de tombes, de mosquées et encore moins les agressions et crimes sur les individus. Que dire de la partie émergée de l’iceberg où la laïcité justifie la discrimination et la différenciation de traitement. En France c’est bien au nom de la laïcité que l’on tire sur les gens. La laïcité c’est la haine et le racisme déguisé. La laïcité n’est pas la solution, elle est le problème. Le 21è siècle doit être le siècle de la liberté et non de l’enfermement, il doit être le siècle de la diversité et non de l’uniformité. 1er novembre 2008
abstract a dit :
Zélig le polythéïsme est aussi une religion c’est même la pire et la plus intolérante
1er novembre 2008
Hachem a dit :
Fine analyse. Claire et intéressante. Qui donne assurément envie d’en savoir plus sur ce nouvel ouvrage de l’excellent Pierre Tevanian. Oui, nous avons été, nous sommes et nous serons stigmatisés/discriminés. Je vais sûrement acheter ce livre pour le lire en entier. Dans l’intervalle, surtout ne pas oublier les facteurs suivants :
Personnellement, s’agissant des "musulmans", au-delà des mécaniques rituelles vidées de leur sens (beaucoup de corrompus font de jolis sémaphores à prières) et des leçons approximatives d’« imams » pathétiques, je rêve d’une grande contagion parmi nous. Celle du courage et du sens de l’honneur, de l’humilité et de la solidarité. Ce n’est qu’un rêve de « bougnoule idéaliste » bien sûr, mais il m’aide à (sur) "vivre" dans l’univers carcéral où m’a plongé depuis ma plus tendre enfance le mensonge républicain, ausi tragique que trilogique (« liberté, égalité, fraternité » et tout ça...) 31 octobre 2008
SSD a dit :
Un musulman ne pouvant vivre en terre non musulmane,je me pose la question de mon départ de France,sachant que j’ai les moyens pour vivre très bien chez moi au Maroc !!. Ce qui me retient,c’est l’avenir de mes enfants ( les études). Est ce que je peux rester alors en France en me disant que je suis là pour développer ma foi auprès de non-croyants ,ce qui me permettrait d’être de manière indirecte ,conforme à la religion ?.
31 octobre 2008
Rachid ZANI a dit :
A Monsieur l’intervenant du 31 10 qui se montre si enclin à mettre en avant la laïcité,je souhaiterai,s’il m’en accorde quelques réponses,savoir de quelles pratiques de l’Islam il s’agit ?
S’il s’agit du prétendu port du voile ou de cet ennuyeux refrain qui rappelle la brutalité masculine à l’égard des dames,votre silence vaudra pour toutes les réponses.Merci.
Les "feux de l’actualité"comme il dit,nous invite à "ingurgiter"des images subliminales ,que l’on passe en boucle partout ou elles peuvent être diffusées, en suggérant les vilenies de l’Islam.
Alors que l’Eglise essuye ses déboires en tentant timidement de rallier ses ouailles qui franchissent le"rubicon",
ne devrait-elle pas dans une autre mesure, se rapprocher de l’Islam et créer une confiance profitable à sa reconstruction ?
31 octobre 2008
Chère Amazone,
je vous retrouve avec plaisir( nous avions échangé cet été sur les délices du chorizo).
La beuverie est une maladie chronique de nos sociétés et quant à l’échangisme c’est pas mon truc mais tant que c’est entre adultes consentants....
Par contre je pense que la modernité c’est l’égalité du témoignage d’une femme par rapport à celui d’un homme, c’est l’égalité homme femme dans l’héritage et aussi face au divorce. C’est auusi l’égalité face au vote indépendemment de toute identité.
"nous devons tous être standadisés" dites vous mais nous le sommes déjà quoique nous fassions pour montrer que nous sommes différents ! Nous faisons nos courses dans les mêmes magasins, nous achetons les mêmes marques, nous y allons en voiture etc.... bref nous sommes très standardisés.
Quant aux chrétiens et aux athées qui se livrent à des actes odieux en thailande et au maroc, sachez que beaucoup de moyen orientaux musulmans s’y livrent aussi dans la plus grande impunité.
Je vous souhaite sincèrement une bonne soirée et ne saurais trop vous conseillez de lire ce livre d’ibn khaldoun http://classiques.uqac.ca/classiques/Ibn_Khaldoun/Prolegomenes_t1/ibn_pro_I.pdf
à la page 221 où l’on voit clairement que ce dernier était précurseur de la théorie de l’évolution (avec d’autres scientifiques musulmans de l’époque). Il est dommage que cette théorie parfaitement scientifique soit aujourd’hui rejetée par bon nombres de musulmans
31 octobre 2008
Zélig a dit :
Il n’y a qu’une solution pour éviter le désastre qui s’annonce : croire et laisser croire en ce que l’on veut. Dans le respect des lois bien sûr. Et confiner les religions à la sphère privée. La seule manière de façonner une société apaisée est à ce prix. Cela s’appelle "laïcité". Et, tout compte fait, ce n’est pas cher payé ! 31 octobre 2008
abstract a dit :
Darwin critique si tu t’en crois capables Pourquoi systématiquement dès qu’on parle de racisme les lâches se cachent derrière la critique alors qu’il faudrait déjà qu’ils prouvent qu’ils sont capables de dialogue et un quelconque sens de la justice. Darwin tu es calé en critique et tu acceptes la critique à n’en pas douter, je propose que l’on fasse dans le concret et que par exemple on remette à plat l’Histoire de France pour en corriger les mensonges et que l’on remette à leur place certains soit disant glorieux. Que l’on arrête de nous dire que la France fait partie des vainqueurs de la seconde guerre mondiale, tout le monde aujourd’hui sait que c’est faux. On devrait aussi se poser la question de savoir comment une république laïque a pu en arriver à la collaboration Que l’on arrête aussi de prétendre que le régime de Vivhy était une exception dans l’histoire républicaine c’est trop facile d’autant que la jurisprudence ne manque pas de révéler les cas de xénophobies systémiques. On en viendra ensuite aux crimes contre l’humanité que la France ne sait plus sous quel tapis d’hypocrisie planquer Ce n’est que lorsque tu auras compris tout cela que tu sauras faire la différence entre haine et critique aujourd’hui tu en es loin 31 octobre 2008
Souleymane a dit :
Chère Amazone
Il faut stopper l’équitation vous risquez de tomber.Ce que je dis c’est que tout mérite débat et critique .Nous parlons de la France car Jam a exprimé son malaise face a des critiques a propos de l’islam dans les médias.Il est possible de se déclarer sans religion et de penser comme Lénine que les religions sont l’opium des peuples.Que les religions abrutissent les analphabètes et que des manipulateurs politiques s’en emparent
nous avons vu cela en Europe avec le Christianisme,des mouvements extrémistes Juifs en Israël et des horreurs au nom de l’Islam ,en Algérie et
des lapidations de femmes dans des pays Musulmans.Vous pouvez vous boucher les yeux et les oreilles
mais la réalité et là et vous devez vous en démarquer pour ne pas en être complices.Dire cela n’est pas de l’Islamophobie ni du racisme.
31 octobre 2008
Djamel Dabeldi a dit :
Qu’est-ce que le racisme et qu’est-ce que l’Islam ? Dès les premiers post du forum, les débats semblent glisser et la confusion s’installer. En effet, alors même que tous peuvent se réunir dans le combat contre le racisme, tous ne sont pas forcément croyants et encore moins forcément musulmans. Il paraît donc important de dissiper les malentendus qui conduisent vers des contradictions erronées et ainsi tendent à diviser les postures anti-racistes. Je vous propose de poser et de définir les malentendus qui peuvent exister afin de bien les cerner et ainsi de les lever ; puis, dans le même sens, de définir précisemment ce qu’est l’Islam très exactement. Ainsi, tous et toutes, humanistes et/ou croyants comprendront sûrement mieux pourquoi le combat contre le racisme se doit de tous nous unir et non pas de faussement nous diviser. Levée des malentendus Premier malentendu : la différence entre racisme (rejet, voir haine, de l’autre du fait de son appartenance raciale différente) et discriminations (rejet et volonté d’exclusion sociale de l’autre du fait d’une différence ou d’une altérité non acceptée ; qu’elle soit raciale, religieuse, d’opinions diverses : politique ou autre, comportementale, voire même vestimentaire) ; avec le problème accru que les discriminations peuvent s’additionner sur la même personnes : ainsi, par exemple, une femme de couleur et musulmane est susceptible de cumuler pour certains déjà 3 raisons discriminantes dans la doxa ambiante de la pensée inique de notre société actuelle ; et dont les mêmes voudraient érigées en référence. Second malentendu : la différence entre racisme (soit la lutte contre toutes les formes de discriminations liées au caractère racial des être humains) et islamophobie (rejet, voir même haine, de l’autre du fait de son appartenance à une religion particulière, ici l’Islam) troisième malentendu : la différence entre humanisme (l’être humain au centre des préoccupations en le limitant à sa dimension et finitude temporelle) et spiritualité (l’être humain entendu au sens complet de son existence temporelle éphémère et de son existence spirituelle éternelle) quatrième malentendu : la différence entre monde moderne (développement d’une forme de nihilisme universel par la remise en cause systématique de toute valeur culturelle ou croyance héritée qui ne satisfait pas à une norme nouvelle érigée en plateforme universelle et qui tend donc vers la promotion exclusive de toutes les passions possibles sous une forme libertaire idéalement totalement affranchie de toutes valeurs éthiques ou morales civilisationnelles héritées) et monde traditionnel (affirmation des valeurs culturelles et civilisationnelles héritées) Définition précise et exacte de l’Islam - et Dieu est plus savant : L’Islam se définit comme la dernière et ultime religion révélée par Dieu et transmise par l’archange Gabriel saws au dernier prophète-messager envoyé : le prophète Mohammad saws dont la mission - en tant que miséricorde pour les mondes (rahma el alamin) - est de transmettre le Coran - en tant que dernier et ultime testament divin - à l’ensemble des mondes créées (visible et invisible) et à leurs habitants (humains et génies). Tous les humains (et les génies) qui souhaitent se conformer - autant que faire se peut - aux prescriptions divines contenues dans le Coran et suivre - comme il le pourront également - l’exemple incarné par le dernier prophète-messager saws et recensé dans les Hadiths (paroles certifiées du Prophète saws) se définissent alors comme musulmans ; c’est à dire soummis (de leur plein gré) à la volonté divine. Cette soummission se traduit sur le plan de la pratique par l’exercice de la prière rituelle prescrite (fardh) et/ou surérogatoire (nafil) et par l’exercice du jeûn prescrit (pendant le mois lunaire de Ramadane) ou surérogatoire (nafil) et également par l’acquittement de l’aumône légale vers les plus démunis ainsi que par l’accomplissement du pélerinage à la Mecque ; et enfin et surtout, par l’invocation régulière et les demandes (douas) adressées à Dieu afin qu’Il pardonne nos fautes et accepte notre repentir permanent ; lequel est garanti exhaustivement par Dieu pour quiconque croit en Lui et se repent directement vers Lui. Enfin, la posture du musulman vers les autres religions précédemment révélées est clairement établie dans le Coran : celui qui croit en Dieu, en Ses anges, en tous Ses Livres révélés depuis Adam saws, en tous Ses prophètes (124 000 selon l’Islam dont 27 sont décrits dans le Coran) en ne faisant aucune différence entre eux et au retour de son âme éternelle vers Dieu après son incarnation charnelle temporelle. A la lumière de cette définition précise et exacte, nous voyons bien qu’il n’y a chez le musulman aucun grief qu’un non croyant ou humaniste ou croyant exclusif en une autre religion révélée peut objecter pour une vie sociale universelle et harmonieuse en paix et en toute fraternité humaine avec tout un chacun et sous toutes les latitudes connues. Alors quid des procès et des critiques contre l’Islam et les musulmans ? Qui les inspirent exactement et dans quel but ? En conclusion, nous pouvons dire que la lutte contre le racisme en France peut et doit tous nous unir sans contradiction aucune : que l’on soit humaniste agnostique et/ou athée ou que l’on soit croyant et/ou musulman. Le livre de Pierre Thévanian est en cela salutaire et sa lecture sera très certainement profitable à tous. Et à son attention, l’étude du racisme pourrait s’étendre également à ses racines historiques - au delà des spécificités françaises - à partir des ouvrages (quelque fois controversés) de Claude Lévi-Strauss qui ont le mérite de poser les premiers assez sérieusement et de manière complexe le problème du racisme : voir l’introduction et le chapitre I « Race et culture » in “Le regard éloigné” (Plon, 1983) et probablement également, “Race et histoire” (Unesco, 1952) et le chapitre éponyme XVIII in “Anthropologie structurale deux” (Plon, 1973). Un grand merci à Oumma.com. Avec mes salutations les plus fraternelles, Djamel Dabeldi ps : abbrev. saws : Paix et Salutations divines sur lui (de l’arabe : SalAllah arlihi wa salam) 31 octobre 2008
assia a dit :
Le drame de beaucoup de gens aujourd’hui,est qu’ils confondent critiques et dénigrements.Lorsque l’islamophobie est condamnée, ce sont justement ces dénonciations et humiliations permanentes contre l’Islam et les musulmans,qui sont remises en cause.Insulter,rabaisser et accuser un milliard de musulmans de tous les maux possibles et imaginables sans même leur donner droit de cité et de se défendre,
ne saurait relever de la critique.le principe essentiel de la démocratie permet à l’accusé de se défendre mais surtout le considère INNOCENT jusqu’à preuve de sa culpabilité ;Aujourd’hui les musulmans,dans ce système mediatico-politico-intellectuel sont coupables jusqu’à ce qu’ils apportent la preuve de leur innocence.
Par contre la critique est aussi nécessaire que saine (si l’on veut être objectif,l’auto-critique s’impose de premier abord ainsi que la critique à double sens,en effet très souvent la critique n’est qu’à sens unique, et ceci s’applique à tout le monde et pas seulement à une certaine catégorie).
Une critique objective qui ne soit pas tandancieuse et contre-productive,est la bienvenue(je pense qu’effectivement les musulmans sont également soumis à la critique.)
Malheuresement en France la critique prend un sens très relatif et se montre très séléctive selon les cibles .En effet lorsque la politique raciste d’Israel est critiquée,on crie à un antisémitisme qu’il faut combattre.Tandis que lorsque des individus sont dénigrés du simple fait de leur appartenance religieuse,on invoque la liberté d’expression.Nicolas Sarkozy disait qu’il valait mieux un excés de liberté d’expression que de censurer.Aujourd hui il apprend à ses dépens qe la liberté d’expression à géométrie variable peut très bien se retourner contre soi-même(ironie du sort !)
Liberté d’expression ne veut pas dire : dire tous et n’importe quoi.Cela signifie également être responsable de ses propos et les assumer.
31 octobre 2008
jdal a dit :
La mécanique va bon train, ce qui n’a rien d’étonnant dans un monde mécanisé.
Pierre Tevanian nous donne une description, je dirais phénoménologique, du racisme. Jam montre un effet politique, à mon sens guère contestable, de ce phénomène. Sceptik aussi. Mais ça part sur l’agiornamento, présumé nécessaire, des religions. Hors sujet.
31 octobre 2008
amazone a dit :
Darwin : Oui vous avez le droit de critiquer l’islam, vous avez le droit de relever des incohérences et vous avez le droit de rire de l’islam. Mais pour pouvoir faire cela il faut avoir le talent de le faire et cela n’est pas donné à tout le monde, car la barrière entre critique et dénigrement et trés trés fine. Là se situe le dérapage que nous connaissons aujourd’hui...Rire, critiquer ou relever les incohérences concernant l’islam, demande à connaitre son sujet, à ne pas faire d’amalgame, à ne pas faire des généralités mais surtout savoir argumenter de façon intelligente, afin qu’un débat puisse être posé pour pouvoir évoluer. Le principe qui consiste seulement à critiquer que pour critiquer est stérile est n’a d’autre but que de stigmatiser. Au prétexte que certains, voir beaucoup, d’hommes d’églises en France ou ailleurs soient mélés à des histoires de pédophilie cela m’autorise t’il à critiquer le christianisme ? Cela m’autorise t-il à juger et à conclure que la pédophilie est inscrite dans la religion chrétienne ? Cela me donne t-il le droit de généraliser en disant que tous les chrétiens sont pédophiles ? Et quand bien même je m’octroyais ce droit, comment le vivrait un chrétien ? N’aurai je pas alors jeter l’opprobe sur toute la communauté chrétienne ?
31 octobre 2008
Pascal G a dit :
Jam n’a jamais fait d’amalgames , vous devez bien lire ce qu’il a dit et ne pas déformer ses propos. Il ne dit que la vérité mais celle-ci fait peur , très peur... La vérité, c’est l’ignorance et l’obscurantisme de notre belle société occidentale.Un occident fait de mythes et surtout d’une grande illégitimité universaliste dû à son histoire. Aujourd’hui,notre société dominante tremble devant 0,5 m2 de tissus, elle tremble aussi face à la réussite scolaire de ces jeunes issus du colonialisme, elle tremble d’imaginer que Mohammad, Samira et Mamadou puissent faire de la politique, elle tremble de voir ces jeunes s’islamiser et ne plus consommer ces drogues, elle tremble du métissage ... Alors, elle s’organisent pour détourner l’attention du peuple et l’orienter vers un danger partiellement réel ou imaginaire. Cette société ne tolère en général que ses critères. Elle est malade ... 31 octobre 2008
X a dit :
Critiquer les religions, oui ! Mais faudrait-il posséder les connaissances requises pour le faire, sinon, la pseudo critique ressemblerait plutôt à un étalage d’ignorance, et c’est souvant le cas. Ceux qui pensent par exemple critiquer l’Islam, n’en connaissent que peu de choses ou l’associent à Ben Laden et ses avatars. Mais pour revenir à l’extrait publié du livre de Tévanian, nous n’avons jusqu’à présent et à ma connaissance, jamais traité et analysé les conséquences extrêmes du racisme structurel sur certains membres issus des minorités. Je pense en particulier à ceux qui refusent, voire nient leurs origines géographiqes, éthniques, culturelles... Je suis sûre que chacun d’entre nous connaît au moins une personne dans son entourage qui corresponde à ce profile.
31 octobre 2008
Lisa a dit :
Tout est dit dans ces phrases ;
incessant vers le vrai ; 31 octobre 2008
@ l’anonyme : Je crois que c’est vous qui êtes dans la confusion la plus totale . Si l’église en générale et l’église catholique en particulier sont critiquées c’est avant tout par les catholique eux même ; ce qui n’est malheureusement pas le cas de l’Islam qui est attaquée de partout et surtout par les non musulmans qui ne connaissent rien à cette religions . Si critique il y a , elle doit être faite de l’intérieur et par ses propres fidèles . Et s’il n y a pas eu de critiques , c’est que les fidèles la considère comme parfaite . Alors pourquoi changer ce qui est immuable et divinement parfait ? La question que les non musulmans doivent se poser , est la suivante . Pourquoi l’Islam est en constante progression malgré ces attaques et malgré la mauvaise image que les musulmans eux même véhiculent ??? Si vous trouvez une réponse alors vous aurez la clef pour comprendre l’univers !! Fraternellement moha
31 octobre 2008
amazone a dit :
A celui qui ecrit : "des pratiques de l’Islam ou du Judaïsme doivent être dénoncées pour s’adapter au monde actuelle" cette quoi ces jugements de valeurs à deux sous ? Parce que l’échangisme et la beuverie par exemple eux s’adaptent au monde actuel ? Parce que nosu devons tous être standardisé dans ce monde ? Parce que le monde non musulman ou non juif et le seul à avoir un pied dans le progrés et dans le monde actuelle ? Parce que vous estimez que seul votre vision du monde est valable ? Parce que athé on est, sinon on est condamné à vivre au moyen âge ? C’est quoi cette nouvelle dictature de la pensée ? Vous appliquez justement ce que vous reprochez aux autres !
"des Musulmans donnent une mauvaise image par leur extrémisme." dites vous et les chrétiens ou athés qui vont dans les pays pauvres et se livrent à des actes odieux eux ne donnent pas une mauvaise image ? Les "Busher" qui sévissent en Afghanistan en Irak au nom de l’axe du bien ne donnent pas une mauvaise image des chrétiens ? Et pourquoi reprochez vous à Jam de faire des amalgames alors que vous en faites à foison ? Pourquoi quand vous parlez des musulmans parlez vous des extrémistes ? Les Chrétiens n’en on pas d’extrémistes ?
31 octobre 2008
sceptik a dit :
Si l’islamophobie est un montage mediatique savamment amplifie par les neoconservateurs omnipresents dans le champ mediatique,la xenophobie trouve plutot sa source dans une espece de mentalite coloniale refoulee ou decomplexee.Certains intellectuels n’ont aucune honte de faire passer des prejuges pour des evidences.Ils simplifient outragement pour mieux faire gober leurs fantasmes.
La designation du bouemissaire est une vieille ficelle des elites quand tout fichent le camp sur le plan economique,politique et social.
Les guerres declenchees sont aussi des alibi types.
Si on veut ameliorer les relations entre les gens,il faut commencer par ameliorer les relations entre nations.
On voit aujour’hui que les regles elementaires de la guerre sont bafouees.C’est un machisme vulgaire et barbare qui sert de diplomatie,puisque on agresse sans etre agresse(Irak),on bombarde des civils quand on veut(Syrie),on ouvre des bagnes sans honte (Guantanamo),etc...
Donc, ces elites qui doivent donner le bon exemple et au moins donner une apparence de vertu ne le font pas. Au contraire,ces elites affichent un langage martial et vont jusqu’a dire de rayer l’Iran de la carte. Ce qui signifie que le peuple iranien est responsable de la politique de ses dirigeants.
Si ces elites du monde entier revenaient au droit et a une politique de civilisation, les citoyens auraient plaisir a obeir(servitude volontaire) et cela aurait une excellente incidence l’ambianceet sur les rapports des gens .
31 octobre 2008
Darwin a dit :
Je ne comprends toujours pas cette volonté de qualifier ceux qui critiquent l’islam de racistes. Shlomo Sand a écrit un livre intitulé "comment le peuple juif a été inventé" et je vois que certains veulent créer une race musulmane
Encore une fois j’ai le droit d’être antiraciste, d’être solidaire des palestiniens et en même temps de pouvoir critiquer les religions, y compris l’islam.
Point barre. Et tant pis si ça ne plait pas aux frères musulmans qui ont été et sont les premiers agents de l’impérialisme occidental dans le monde arabe
31 octobre 2008
je crois mon cher Jam que vous faites des confusions.Le racisme,l’antisémitisme et la bêtise sont a combattre.Mais la critique est libre dans notre pays,toutes les religions sont soumises a la critique
ainsi que tous les mouvements qu’ils soient politiques ,philosophiques ou autres.les Musulmans Français sont des citoyens a part entière.Mais la religion peut être soumise a la critique.Le christianisme est la religion la plus combattue en France depuis la révolution Française,le mouvement anticlérical est d’abord destinée a l’église Catholique.Chaque citoyen a le droit de condamner certaines pratiques religieuses.Des mouvement de femmes combattent la position de l’église concernant l’avortement,des pratiques de l’Islam ou du Judaïsme doivent être dénoncées pour s’adapter au monde actuelle.Les feux de l’actualité ont mis l’Islam en avant,des Musulmans donnent une mauvaise image par leur extrémisme.Combattre les préjugés mais accepter la critique.
31 octobre 2008
Jam a dit :
Un climat nauséabond s’est installé dans notre pays à propos des musulmans , les passions et les sentiments explosent, les débats deviennent des séances de pugilats et une énorme confusion embrume les esprits.Les dirigeants de ce pays ( mon pays), des pseudo-intellectuels ainsi que certains médias (de la haine) se délectent dans des préjugés séculaires si pratiques avec en fond, une bonne et simple propagande pour les faire surgir ou resurgir en chaque citoyen . Ces pourvoyeurs de haines concourent quotidiennement à présenter notre soumission à Dieu (islam) comme un fanatisme remplie de tabous et d’interdits ... que dire alors du judaïsme, du catholicisme, du socialisme (religion de l’athéisme), du capitalisme (religion de l’exploitation de l’homme par l’homme) etc... ! STOP, STOP ! Alors pour vous parler clairement, des citoyens français jeunes et moins jeunes ont aujourd’hui mal à cette république et mal à cette France. Ils ne se reconnaissent plus dans cette République à deux ou trois vitesses, selon votre communauté dominante, votre religion dominante et votre couleur de peau dominante !!! Nous musulmans, nous sommes aussi la France. Nos enfants et les vôtres sont l’avenir de ce pays. Alors essayons ensemble chers amis de comprendre un peu mieux qui nous sommes et de désapprendre tous nos préjugés. |
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