Samedi 2 August 2014
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La décennie qui a signé la fin de cinq siècles d’hégémonie absolue occidentale sur le reste de la planète

La décennie qui a signé la fin de cinq siècles d’hégémonie absolue occidentale sur le reste de la planète
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Huit ans après, alors que la nouvelle administration démocrate de Barack Obama annonçait la fin des missions de combat de l’armée américaine en Irak, le 21 août 2010, trente cinq des principaux protagonistes occidentaux de l’intervention anglo-américaine étaient déjà passés à la trappe de l’histoire depuis la chute de Bagdad, le 8 avril 2003.

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« Il ne faut pas franchir l’Euphrate. Au delà de l’Euphrate, c’est le domaine des aventuriers et des bandits » Testament d’Auguste (1)

Que n’a-t-on révisé nos classiques ? Décideurs, intellectuels médiatiques évolutifs, tous ces transfuges qui ont franchi l’Euphrate par leur bellicisme effréné, reniant leur conviction de jeunesse par vanité sociale, cupidité matérielle ou assujettissement communautariste.

La prophétie d’Auguste semble se réaliser. L’Afghanistan et l’Irak, les deux points noirs du XXI me siècle naissant auront été le cauchemar de l’Occident. L’Afghanistan, le Vietnam de l’Empire soviétique, est devenu à son tour le nouveau Vietnam américain, solidement quadrillé par des puissances nucléaires, la Chine, l’Inde et le Pakistan, désormais interlocuteurs majeurs de la scène internationale, alors que l’Irak, victime collatérale d’un jeu de billard pipé par George Bush Jr, relayait l’Afghanistan dans sa fonction de point de fixation des abcès du Moyen orient, le dérivatif au conflit palestinien.

1- Une stratégie cathartique

Que n’a-t-on révisé nos classiques ? Particulièrement Rudyard Kipling (2), son « Fardeau de l’Homme blanc », lointaine préfiguration de la mission civilisatrice de l’Occident, et son « Grand jeu » afghan, lointain précurseur du « Grand Moyen Orient ». A deux siècles de distance, en dépit des avatars, sous des vocables variés, la même permanence, un même objectif, pour une même fixation, qui mutera vers un abcès de fixation.

La stratégie cathartique initiée entre les anciens partenaires essentiels de l’époque de la guerre froide soviéto-américaine, -les islamistes de la mouvance saoudienne anti-soviétique et leur parrain américain- a surtout démontré la corrosivité de l’instrumentalisation abusive de la religion comme arme du combat politique et mis à nu la cécité politique américaine. Elle a révélé la vulnérabilité de l’espace national des Etats-Unis, en même temps que l’impéritie des dirigeants arabes, la vacuité intellectuelle de leurs élites et l’inanité d’un ravalement de façade d’édifices lézardés du système politique arabe tel qu’il a fonctionné depuis l’indépendance des pays arabes au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945).

Première illustration à l’échelle planétaire des guerres asymétriques de l’ère post-communiste (3), visant la déstructuration de l’adversaire à défaut de sa destruction, le « Mardi Noir » américain- l’implosion de bombes humaines volantes contre les symboles économiques et militaires de la puissance américaine, le Pentagone à Washington et les tours jumelles du World Trade Center de New York- a constitué la première irruption brutale en temps de paix sur le territoire d’un état occidental de crimes de masses indifférents à la qualité sociopolitique des victimes. S’il a modifié radicalement les formes du combat politico-militaire, il a tout autant constitué un acte de rupture avec l’ordre arabe ancien.

2- L’Irak huit ans après, l’hécatombe des « faiseurs de guerre ».

Huit ans après, alors que la nouvelle administration démocrate de Barack Obama annonçait la fin des missions de combat de l’armée américaine en Irak, le 21 août 2010, trente cinq des principaux protagonistes occidentaux de l’intervention anglo-américaine étaient déjà passés à la trappe de l’histoire depuis la chute de Bagdad, le 8 avril 2003. L’hécatombe des « faiseurs de guerre » comporte les cinq proconsuls américains en Irak (Général Jay Garner, Paul Bremer, John Negroponte, Zalmay Khalil Zadeh, Ray Crocker) et les trois commandants en chef, (Tommy Franks, Ricardo Sanchez et John Abizaid), record mondial absolu de rotation, sans compter les dommages collatéraux.

A chaque mois, sa victime expiatoire, avec une régularité de métronome.

Le premier dans l’ordre des disparus a été le général Jay Garner, premier gouverneur militaire américain de l’Irak, relevé de son poste en mai 2003 pour avoir manqué de diplomatie, suivi trois mois plus tard, en juillet 2003, par le Général Tommy Franks, le commandant en chef du CENTCOM, le commandement central de la zone intermédiaire entre l’Europe et l’Asie, qui englobe les théâtres d’opération d’Afghanistan et d’Irak. L’homme, couvert de gloires pour avoir mené à bien ses deux guerres, a demandé sa mise à la retraite anticipée, dépité d’avoir échoué dans la stabilisation de l’Irak de l’après guerre.

Deux autres généraux ont payé le prix du scandale des tortures à la prison d’Abou Ghraieb, à Bagdad : le général Janis Kirkpatrick, une femme, responsable en chef des prisons, qui a supervisé les tortures, ainsi que le général Ricardo Sanchez, commandant opérationnel pour l’Irak, qui a demandé sa mutation vers l’Allemagne, de crainte de servir de fusible pour les bavures américaines. Sanchez a quitté son poste en Août 2004, un mois après le départ anticipé de Paul Bremer. Le 3me commandant en chef, le libano américain John Abizaid, a cédé la Place à l’Amiral William Fatton, début 2007, victime du rapport Baker Hamilton, critique sur les revers militaires américains en Irak.

Le spectacle affligeant de l’évacuation de Paul Bremer a d’ailleurs gommé dans la mémoire la destitution de la statue de Saddam Hussein et renvoie aux pires images de la débandade du Vietnam. Le départ précipité du pro consul américain, s’engouffrant à bord d’un hélicoptère les moteurs allumés, rotors en action, a propulsé dans l’opinion l’image d’un homme pressé de se décharger de ses responsabilités.

Pour un homme réputé pour sa fermeté dans la lutte anti-terroriste, l’image contraire a prévalu. Celle d’un homme qui bat en retraite, l’image d’un sauve qui peut, d’une Amérique encore assommée par la virulence de l’opposition populaire irakienne à sa présence. Une image qui a renvoyé aux pires images de la Guerre du Vietnam, surtout à la plus célèbre d’entre elles, celle de l’hélicoptère s’élançant du toit de l’ambassade américaine avec le personnel de la mission diplomatique à bord, le jour de la chute de Saigon, le 30 avril 1975.

L’Amérique a raté sa sortie symbolique d’Irak, tout comme elle avait auparavant perdu sa guerre psychologique dans la bataille de l’opinion, tout comme elle patauge militairement dans sa guerre contre le terrorisme. La photo du proconsul américain conversant, dans une sorte de comédie imposée, avec des affidés bedonnants et sans âme, avachis sur un fauteuil, tel premier ministre Iyad Allaoui, l’agent patenté de la CIA, promu par le fait du prince, premier ministre fantoche d’un pays fantôme, va gommer dans la mémoire collective celle de la destitution de la statue de Saddam Hussein sur la Place Fardaous, à Bagdad, le 8 avril 2003, jour de l’entrée des troupes américaines dans la capitale irakienne.

Autant la mise en scène de la destitution de la statue présidentielle était une mystification, autant le transit du pouvoir du 28 juin a été une réalité. Cruelle. A la mesure des déboires des Etats-Unis en Irak. Son successeur John Negroponte, l’homme de la déstabilisation du Nicaragua sandiniste et du blocus du port de Managua, tiendra lui aussi un an avant de réfugier dans le confort douillé des Nations unies en tant qu’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’organisation internationale.

2004 a également vu la démission de David Key, le chef du corps des inspecteurs américains, qui a voulu renoncer à ses responsabilités en signe de protestation contre les défaillances de son service dans la recherche des armes de destruction massive. Le corps des inspecteurs américains comptait 1.400 membres. Key a estimé que son service et l’ensemble de l’administration républicaine avaient failli dans sa mission. Il en a tiré les conséquences, les autres dirigeants américains ont été conduits à assumer leurs responsabilités ou servir de fusible pour masquer les défaillances de l’administration Bush ou ses mensonges. Il en été ainsi de Georges Tenet, ancien chef de la CIA (service de renseignements américains) qui se targuait de fournir des preuves en béton, sur les armes de destruction massive (ADM) a été relevé de son poste en juin 2004, ainsi que son adjoint pour les opérations spéciales clandestines, James Javitt.

Beaucoup d’ailleurs au sein de la haute administration républicaine sont passés à la trappe : Colin Powell, premier secrétaire d’Etat afro américain, s’est désolidarisé de l’équipe néoconservatrice, inconsolable d’avoir été piégé par l’éprouvette de farine qu’il avait brandie en guise de preuves quant à l’existence de produits nucléaires en Irak, une prestation qui demeurera, de son propre aveu, une « tâche » dans son parcours auparavant exemplaire.

Ronald Rumsfeld, un des deux architectes de cette guerre avec le vice-président Dick Cheney, a été évincé de son poste de secrétaire à la Défense après la déroute électorale républicaine de novembre 2006, de même que l’ultra faucon John Bolton de son poste d’ambassadeur aux Nations unies, ainsi que Scott Libby, du cabinet du vice président, coupable d’avoir cherché à discréditer et de déstabiliser un diplomate américain John Watson, qui avait conclu à l’absence de transaction atomique entre le Niger et l’Irak, en révélant l’identité professionnelle de son épouse (un ancien de la CIA), crime fédéral par excellence.

L’Affaire « Valérie Palme » du nom de l’épouse de l’ambassadeur à l’activité dévoilée, a valu à Scott Libby une condamnation à trente mois de prison, en juin dernier 2007. Larry Franklin, un des collaborateurs des ultra faucons, le tandem Paul Wolfowitz et Douglas Faith, respectivement N° deux et trois du ministère de la défense, soupçonné d’espionnage pour le compte du lobby juif américain et d’Israël dans la préparation de la guerre, a été sanctionné, avant que Karl Rove, ancien secrétaire général adjoint de la Maison Blanche, ne quitte son poste en septembre 2007.

Parmi les autres protagonistes de l’invasion américaine, l’ONU paiera, la première, son lourd tribut de sang avec l’attentat aussi spectaculaire que meurtrier contre le brésilien Sergio Vieira de Mello, Haut Commissaire aux Droits de l’Homme des Nations unies, le 20 Août 2003, qui a ravagé le siège de l’organisation internationale dans la capitale irakienne faisant 22 morts, dont 16 fonctionnaires internationaux. Au niveau de la coalition, un des fleurons de la coalition, José Maria Aznar (Espagne) a été désavoué par le corps électoral.

L’Espagnol a été éliminé de la vie politique pour cause de mensonge pour avoir mis en cause l’ETA, l’organisation séparatiste basque dans les attentats de Madrid, qui avaient fait, le 14 mars 2004, 1.400 victimes, et non les islamistes, afin de détourner l’attention sur sa responsabilité dans l’implication de son pays dans la guerre d’Irak. Victime du syndrome irakien, le chef d’état major interarmes américain, le Général Peter Pace, un homme proche de Donald Rumsfeld et qui a participé activement aux guerres d’Afghanistan et d’Irak, cessera ses fonctions en septembre, « par crainte d’une nouvelle controverse sur l’Irak », à la reprise des travaux du congrès américain pour la dernière année du mandat du président.

3- Tony Blair « Lord Balfour du XXIe siècle »

Le dégagement quasi-simultané de la scène internationale de deux artisans majeurs de l’invasion de l’Irak, le premier ministre britannique Tony Blair et le président de la Banque Mondiale, Paul Wolfowitz, fin juin 2007, a signé symptomatiquement l’échec de l’aventure américaine en Mésopotamie. Au terme de dix ans de pouvoir (1997-2007), l’ancien jeune premier de la politique britannique a quitté la scène publique affligé du quolibet accablant de « caniche anglais du président américain » et d’un jugement peu flatteur sur son action, le plus mauvais bilan travailliste depuis Neville Chamberlain, en 1938, (responsable des accords défaitistes de Munich face à l’Allemagne hitlérienne), et Anthony Eden, maître d’œuvre du fiasco de Suez, l’agression anglo-franco-israélienne contre l’Egypte nassérienne, en 1956 » (4), selon l’expression du journaliste anglais Richard Gott.

Sa nomination comme émissaire du Quartet pour le Moyen-Orient est apparue comme un lot de consolation de la part du fidèle allié américain, mais l’activisme belliciste qu’il a déployé tout au long de son mandat (Guerre du Kosovo, Guerre d’Afghanistan, Guerre d’Irak) et sa nouvelle implication dans le conflit israélo-arabe, lui a valu de la part de l’opinion arabe le sobriquet du « nouveau Lord Balfour du XXI me siècle », par référence au rôle joué par son prédécesseur anglais dans le surgissement du problème palestinien. Partenaire privilégié de l’aventure américaine en Irak, le Royaume Uni en a lui aussi payé le prix fort.

Outre l’attentat de Londres et le suicide du scientifique David Kerry, Alistair Campbell, le « spin doctor » par excellence, le plus en vogue des manipulateurs de l’opinion, ancien conseiller du premier ministre britannique Tony Blair, a été sacrifié par son mentor, en 2004, avant que le premier ministre lui-même ne cède la place à son rival travailliste Gordon Brown, en juillet 2007.En Irak, le sort d’Ahmad Chalabi illustre le statut singulier des supplétifs des forces d’occupation et mérite à ce titre réflexion.

Opposant notoire au régime baasiste, partisan farouche de la guerre, protégé de l’ultra faucon, Paul Wolfowitz, secrétaire adjoint à la défense, premier responsable de l’autorité transitoire, Chalabi, le propagateur des thèses américaines sur la présence d’armes de destruction massive en Irak, sera sacrifié sur l’autel de la raison d’état en vue de donner satisfaction à la Jordanie, un des piliers de l’Amérique dans la zone, qui lui vouait une hostilité absolue.

L’homme lige des Américains a été dépouillé de ses attributs de pouvoir d’une manière humiliante, avec, en prime, l’imputation de tous les revers de ses alliés anglo-américains. Le sort des supplétifs n’est jamais enviable. Dans le camp adverse, la famille de Saddam Hussein a été littéralement décapitée, lui-même et son frère Barzane, pendus dans des conditions hideuses, alors que ses deux fils Ouddai et Qossaï et son petit fils, Moustapha, étaient auparavant tués lors d’un raid dans le nord de l’Irak, en 2003, de même que, quoique sur un autre registre, Abou Moushab Al Zarkaoui, chef opérationnel d’Al Qaida en Irak, en juin 2006.

Dans la configuration régionale de l’époque, le parrain idéologique du président américain, le premier ministre israélien Ariel Sharon, l’artisan de l’invasion du Liban, en 1982, le plus ferme partisan de l’invasion américaine de l’Irak, le tortionnaire de Yasser Arafat, le maître d’œuvre de la colonisation rampante de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, l’homme des assassinats extrajudiciaires contre les dirigeants islamistes Cheikh Ahmad Yassine et Abdel Aziz Rantissi, sombrait dans le coma, en janvier 2006, illustration symbolique de l’échec d’une politique de force. Son successeur, Ehud Olmert, plongera son pays dans une impasse par suite de deux déboires militaires le Liban (2006) et Gaza (2008) qui ont considérablement modifié la donne régionale et le climat psychologique de sa population.

Références

1- Premier empereur romain, Auguste d’abord appelé Octave puis Octavien est le petit-neveu et fils adoptif de César. Il parvient à laisser à la postérité l’image du restaurateur de la paix et de la prospérité. Sous règne, l’armée réformée définitivement une armée de métier. La charte militaire (condito militiae) lui donne son statut légal. Les effectifs sont fixés à 28 légions, soit 300 000 hommes auxquels viennent s’ajouter 50 000 hommes des contingents des alliés.

2- Joseph Rudyard Kipling : Bombay (Inde britannique) le 30 décembre 1865 – Londres 18 Janvier 1936, premier anglais à obtenir le Prix Nobel de Littérature (1907), est un auteur à succès de romans notamment du « Livre de la Jungle », « l’homme qui voulait être roi » et surtout de « Kim » dans lequel il forge la notion du « grand jeu » à propos de la rivalité des puissances coloniales en Afghanistan. George Orwel le qualifiera de « prophète de l’impérialisme britannique » et l’américain Henri James « L’homme de génie le plus complet que je n’ai jamais connu ».

3- Laurent Bonelli, chercheur en science politique à l’Université Paris X (Nanterre), in le Monde diplomatique N° Avril 2005 « Quand les services de renseignement construisent un nouvel ennemi ».

4 – « Départ sans gloire pour M. Anthony Blair », par Richard Gott, cf. « Le Monde diplomatique » juin 2007

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Commentaires

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Qui est l’auteur de cet exellent article ?

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Et les centaines de miliers de morts de civils innocents irakiens, afgans et americains qui n’avaient rien demnandes a tous ces criminels ? Malgre leur "petites" decheances sur cette terre, je prie Dieu qu’il les maudisse ces assassins, ici-bas et dans l’au-dela.

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Assalâmou alaykoum wa rahmatoullâhi wa barakâtouhou,

N’étant pas historienne, je trouve que le lien que je communique ici nous aide à préciser les notions de civilisations et d’empires, et ainsi d’être plus justes dans notre datation des dominations.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Civilisation

Wa salâm

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Ce n’est pas un scoop...Les civilisations sont mortelles.
L’empire romain a eu une fin. L’empire islamique aussi, d’après ce qu’on croit savoir.
Est-ce que ça doit nous perturber tant que ça ?
"Mon Royaume n’est pas de ce monde" dit Jésus Christ. Tous les royaumes passeront un jour.

Non, la vraie question n’est pas celle de la fin d’une certaine (elle n’a jamais été totale) hégémonie économique et politique des pays occidentaux. Après tout, c’est plutôt une bonne nouvelle de voir émerger les pays latino-américains, qui participent en fait de la même sphère culturelle, d’avoir une Russie émergente, difficile partenaire, mais sortie de l’idéologie communiste, une Inde paganiste en plein développement qui s’en tire nettement mieux que l’épouvantable Pakistan, une Chine qui commence à s’enrichir.

La question, c’est de savoir ce qui advient après...

Et si, en fait, une certaine éclipse de l’occident était nécessaire pour qu’ailleurs dans le monde, on ressaisisse les valeurs universelles qu’il a contribué à diffuser et qu’on les fasse siennes ? Comme par exemple dans le monde arabe...

Ce dont on a soldé l’échec, c’est plutôt une certaine méthode américaine de propager par la force armée les principes de la démocratie. Ce n’était pas la bonne, manifestement.

N’enterrez pas trop vite l’Europe et l’Amérique pour régler de vieux complexes coloniaux...Dans l’histoire, il y a aussi des résurrections, comme le savent les chrétiens...

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Merci pour vos commentaires

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Mr Naba découvre la lune.L’Occident n’a plus l’hégémonie absolue en cette fin de siècle.Pour autant en quoi les Arabes devraient se réjouirent de ce constat ?
la Chine va prendre une place importante
et incontournable.Pour les Arabes ça n’est pas une bonne nouvelle ,on a vu comment les Chinois traitent leurs Musulmans Ouïgours,quand a l’Inde les Hindous sont en conflit avec l’Islam a cause de l’Histoire et du Pakistan.
Je crains que dans l’état de déclin du monde Arabo Musulman, la Chine et l’Inde
ne soient bien plus dangereuse que l’Occident.Un petit rappel, Israël a deux bons clients pour l’achat d’armes,
la Chine et l’Inde qui remplace la Russie pour des milliards de dollars et avec l’Inde une alliance stratégique.
Quand la poche est vide ,la parole est amère (proverbe Arabe)

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Non, Ces gens-là n’ont pas subi d’échec. Il ont accompli des missions et ont atteint leurs objectifs. Dans les guerres, beaucoup de gens perdent et seuls quelques-uns gagnent. Et ceux qui gagnent sont ceux-là même qui ont fomenté ces guerres, les ont provoqué pour atteindre un ou des buts précis.

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L’occident appartient déjà au passé comme l’Empire Romain !

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Calif,

Ce n’est pas si simple que cela, il faut bien connaitre la Chine, la place des quatre régions autonomes de Chine et pourquoi, ainsi que la pensée spirituelle chinoise du monde en général perçue de l’intérieur de chez eux comme de chez nous ici en "occident-géographique" et ne pas se limiter aux seuls faits "politiciens et médiatiques" largement répandus ici et là actuellement... :

1- Je recommande vivement à nos jeunes musulmans sincères et curieux qui le peuvent de profiter de l’INALCO pour s’initier un minimum à la langue et à la civilisation chinoise au lieu de gaspiller son temps à autre chose d’infructueux (c’est possible en cours du soir, renseignez-vous).
Sinon lire tous les écrits de René Guénon particulièrement sur la Chine et l’Orient.

2- Le monde Oriental ne se limite pas uniquement à la perception "moderne-occidentale" qui est généralement laïciste ou entachée d’une mentalité colonialiste bien enfouie tel "le maudit iblis" qui se loge assez facilement en nous sans que nous nous en apercevions.

3- Lorsque l’on parle de "monde arabe",de monde "arabo-musulman"
ou de pays à 99% de musulmans, de "musulmans sunnites", de "musulmans
chiites", de "nation arabe", avec tout ce flot d’identités journalistiques venant de qui nous savons alors il vaut mieux se limiter au seul "dhikr d’Allâh" et rester tranquille dans la contemplation...puisque nous tous qui se réclamons de l’Islam ne suivons en rien les recommandations de Dieu et de son Prophète alors que les requins prédateurs en savent plus que nous sur notre propre religion.

4- Le Prophète (sur lui et les siens la prière et le Salut),n’a-t-il
pas dit :
- Demandez la science fût-elle en Chine.(ou même par la chine) :
ph : utlubû l’ilma wa law bi Sîne :
" اطْلُبُوا الْعِلْمَ وَلَوْ بِالصِّينِ ، فَإِنَّ طَلَبَ الْعِلْمَ فَرِيضَةٌ عَلَى كُلِّ مُسْلِمٍ "
Qu’importe si la source de ce hadith est discutable n’empêche qu’elle est ancienne et Traditionnelle (à revérifier) !

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L’article est intéressant, mais se limite à la dimension militaire, ce n’est pas à elle seule ce qui détermine l’hégémonie d’une civilisation.
De plus si les nombreux déboires présentés ici montrent des changements majeurs dans les relations internationales, déterminer la "fin" de l’hégémonie occidentale est à mon sens un raccourcis, il faudra plusieurs décennies pour pouvoir le confirmer ou non.
Enfin, comme le dit "Le calife" en commentaire, si déclin il y a, ce sera pour l’instant au profits des puissances asiatiques (chine, inde), pas nécessairement positif pour le monde musulman. Espérons que les printemps arabes seront précurseurs d’un réveil progressif de ces sociétés.

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" Inde paganiste ", ouillou-illouille !.

" Et si, en fait, une certaine éclipse de l’occident était nécessaire pour qu’ailleurs dans le monde, on ressaisisse les valeurs universelles qu’il a contribué à diffuser et qu’on les fasse siennes ? Comme par exemple dans le monde arabe...". Aïyayaïe !.

Si on comprend bien Romain46, qu’importe si l’Occident sombre puisque qu’il a pu diffuser ses valeurs au reste du monde (afin qu’il sombre à sont tour).

Très profond.

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Partout dans le monde, sauf peut-etre dans certaines parties du monde musulman, les peuples aspirent a une vie calquee sur le monde occidental, en gros sur le modele des democraties liberales datant de la fin du XIXeme siecle en Europe et Amerique du Nord.

C’est vrai pour les pays d’Europe de l’Est rescapes du communisme, de l’Amerique latine qui a recours au memes processus democratiques et dont les societes s’inspirent, ou cherchent a s’inspirer de l’Europe sociale-democrate de l’apres-guerre, de l’Asie du sud-est et de la Chine. Bref, l’occident n’est pas en declin, il est simplement devenu le modele de developpement quasi-universel, base sur la liberte et le developpement individuel, la liberte pour chaque individu de penser, de communiquer, d’aimer, de se distraire comme bon lui semble, sans contrainte.

L’islam fait bande a part, et le restera tant que les peuple ne se seront pas emancipes de sa domination

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L’article est très bien documenté comme d’habitude chez René Naba.

Je trouve personnellement qu’il nous renseigne beaucoup plus sur le sort éphémère des "crapules supplétives" de tous poils (orientaux et occidentaux) plutôt que sur « la fin de cinq siècles d’hégémonie absolue occidentale sur le reste de la planète ».

Par ailleurs, l’Occident n’est pas un bloc monolithique, pas plus que l’Orient d’ailleurs, et si l’hégémonie étatsunienne est une réalité de plus en plus manifeste sur les esprits occidentaux (par le truchement des supplétifs actuels et imposteurs qui nous gouvernent) comme sur les "marchés" de la planète entière, il faut encore croire et espérer dans les ressorts des peuples, de tous les peuples. Et l’amérique latine semble bien vouloir donner le "la", à l’unisson des dirigeants et de leurs peuples dans une perspective de Droit, de Justice et de Paix.

Un dernier mot encore : je trouve assez consternant que René Naba en soit encore à laisser entendre que le 11/09 soit le résultat d’une clique de « gugus » (aux identifications mal établies et contradictoires) et armés de "cutters" et sans permis ni licence aéronautique quelconque. Plusieurs dizaines d’ouvrages de tous horizons ont définitivement établis l’"inside job" qui a prévalu en réalité sous la houlette des néoconservateurs atlantico-sionistes.
De même, l’imposture totale du terrorisme islamique est totalement établie également : cf. par exemple la video sur le web de François Asselineau de l’UPR : statistiques officielles et policières d’Europe (Europol) et de France. L’imposture est définitivement édifiante et consommée.

Et même si les médias aux ordres de l’oligarchie financière internationale qui déroule depuis 120 ans, au moins, sa stratégie de domination mondiale implacable à grands coups de guerres et de terreur institutionnelle (cf. Pierre Hillard sur le NOM/NWO) chantent tous à l’unisson imposteur que la "messe" est dite, il nous faut croire au sursaut des peuples, d’Occident comme d’Orient autour du seul credo qui vaille et rassemble universellement partout sur la terre comme dans notre quotidien très local : le Droit, la Justice et la Paix.

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Voilà qui est écrit pour satisfaire un certain public.

Petit problème : le souhait exprimé dans le titre est tellement fort qu’il oublie ou néglige le fait essentiel. Le fait essentiel est le développement des pays émergents se fait majoritairement sur le mode occidental, et leurs populations s’engagent vers l’objectif d’un mode de vie à l’occidentale. Et ce mouvement ne peut être freiné. Et ça c’est une véritable hégémonie qui n’est pas prête de cesser.

La réalité que certains refusent de voir est qu’au cas ou "l’Occident" venait à s’effacer, son mode de vie et ses valeurs lui survivraient ailleurs et dans la partie du monde en fort développement.

Par ailleurs, l’économie occidentale représentant encore aujourd’hui près de 60% de celle de la planète, il est clair que son effondrement entraînerait celui de toutes les économies émergentes, Chine en premier. Car la mondialisation qui met à mal l’économie occidentale rend aussi les pays en bénéficiant, en grande partie dépendants de la santé de cette économie.

Donc, même si la perspective "chute de l’Occident" satisfait intellectuellement certains, elle représenterait un danger majeur pour la très grande majorité de l’humanité.

La mondialisation est passée par là et plus rien ne sera comme avant dans un monde interpénétré et interdépendant.

Personnellement, je pense que tous les scénarios avancés actuellement sont comme les prévisions des futurologues d’hier : erronées et un jour ridiculisées.

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PS.

L’Inde est la seule grande civilisation à avoir conservé un système religieux qui s’apparente aux grandes religions antiques. Ne pas confondre paganisme et athéisme...

"Si on comprend bien Romain46, qu’importe si l’Occident sombre puisque qu’il a pu diffuser ses valeurs au reste du monde (afin qu’il sombre à sont tour)"

On ne comprend rien à l’Occident si l’on ne tient pas compte du christianisme. C’est en donnant qu’on reçoit, c’est en mourant à soi qu’on renaît. Ce n’est pas parce que l’Europe traverse à l’évidence une crise de civilisation qu’elle est en train de mourir. Disons plutôt qu’elle est aux avant-postes d’une nouvelle naissance, dans les douleurs de l’enfantement...alors que d’autres régions du monde en sont à peine à faire la révolution qui a eu lieu ici il y a plus de deux siècles...et encore, c’est loin d’être gagné...

Enfin, ce n’est pas parce que les Chinois (une partie du moins) débarquent avec leurs dollars qu’ils vont imposer une nouvelle civilisation.
Ils semblent apprécier la nôtre, au contraire...

Je vous recommande la lecture du "Procès de l’Europe" par le philosophe Jean-François Mattéi. "On ne saurait faire le procès de l’universel sans faire appel à la culture qui a donné l’universel en partage aux autres cultures"...

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" Disons plutôt qu’elle est aux avant-postes d’une nouvelle naissance, dans les douleurs de l’enfantement...alors que d’autres régions du monde en sont à peine à faire la révolution qui a eu lieu ici il y a plus de deux siècles...et encore, c’est loin d’être gagné..."

A mourir de rire :l’occident agonise ?...non !!!il est aux avants-post d’une nouvelle naissance, dans les douleurs de l’enfantement..."

Dans d’autres termes cela s’appelle la réincarnation...mouais pas très convaincant !Par contre"...alors que d’autres régions du monde en sont à peine à faire la révolution qui a eu lieu ici il y a plus de deux siècles...et encore, c’est loin d’être gagné..."

En d’autre terme cela s’appelle une naissance sur de nouvelles bases et de préférence saines, ça vaut quand même mieux qu’une agonie ou une hypothétique "réincarnation".

Pour info avant la révolution française, une brillante civilisation brillait dans le monde arabo-musulman pendant que l’occident pataugeait dans les ténébres moyen-ageuses, et oui une fois c’est l’un et une autre fois l’autre !

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Mon précédent post n’a pas été publié. Sans doute par indulgence pour Romain 46, en cette période de Noël, cette fête où les valeurs chrétiennes comme le shopping atteignent de hauts sommets de ferveur !. Ou -vu à la télé - tout le monde s’extasie de voir un Père Noël sortir d’un puit au lieu de descendre du ciel !.

Civilisation occidentale = valeurs chrétiennes ?. Une imposture.

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N’oublions pas que hors pétrole, la production de richesses dans le monde arabe est égale à celle de la petite Hollande.