Iran : Un hypermarché aux faux airs de Carrefour dans un regain de tensions

Diabolisé par les puissances occidentales qui ont fait front commun lors du G20 à Pittsburg, l’Iran, dans

lundi 28 septembre 2009

Diabolisé par les puissances occidentales qui ont fait front commun lors du G20 à Pittsburg, l’Iran, dans un échange de bons procédés, a focalisé à son tour tous les regards en testant aujourd’hui ses missiles longue portée.

Avec en toile de fond une recrudescence de tensions sur le nucléaire iranien, la France occupe la pôle position en étant à couteaux tirés avec la République Islamique, depuis l’outrecuidante ingérence de Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle.

Signe des temps, ou plutôt d’un climat diplomatique explosif, le groupe Carrefour, numéro deux mondial de la grande distribution, s’est récemment désengagé d’un projet de création d’un gigantesque hypermarché à Téhéran, lancé par ses soins il y a deux ans, et qui a ouvert ses portes le mois dernier, sous l’enseigne Hyperstar.

Affichant un logo aux faux airs de Carrefour, ce magasin a finalement vu le jour grâce au groupe Majid Al Futtaim (MAF), un géant de la vente au détail basé à Dubaï, et fait notoire partenaire de longue date de Carrefour au Proche-Orient.

Alors que tout au long de sa phase de construction, les élus municipaux de Téhéran déclaraient à la presse qu’il ouvrirait sous l’enseigne Carrefour, le directeur de l’hypermarché expliquait le mois dernier sans ambages : « En raison de problèmes politiques entre l’Iran et la France, Carrefour ne nous a pas autorisés à utiliser son nom ici ».

Cela étant, par le biais du groupe Majid Al Futtaim qui gère les magasins Carrefour au Proche-Orient, le géant français devrait toucher une part des profits réalisés par l’Hyperstar de Téhéran.

Les jeux de pouvoir ont certes dicté sa stratégie commerciale à Carrefour, mais de là à priver le fleuron français de la grande distribution d’une manne financière au nom de la raison d’Etat, il ne faut pas s’illusionner !

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