George Frêche, ou la surenchère dans la turpitude grassement raciste

Personnage haut en couleurs aux airs faussement débonnaires, le stentor du conseil régional du Languedoc-Rou

mardi 22 septembre 2009

Personnage haut en couleurs aux airs faussement débonnaires, le stentor du conseil régional du Languedoc-Roussillon, George Frêche, se repaît de son islamophobie invétérée dans une surenchère permanente de propos ignobles, qui mettrait au ban du PS et du pays des droits de l’Homme n’importe quel autre illuminé de la pire espèce !

Bénéficiant d’une immunité inacceptable au sein de sa propre formation politique, George Frêche coiffe au poteau Brice Hortefeux, rivalisant d’une turpitude grassement raciste qui déshonore la fonction d’élu.

Surclassant le ministre de l’Intérieur, dont le vrai visage s’est révélé au grand jour de manière fracassante, mais également le député UMP de tous les excès contre la burqa, Jacques Myard, l’indétrônable caïd du PS de Montpellier, qui règne en maître absolu depuis près de trente ans, rejouait en mai dernier une scène qui a fait sa sinistre légende : celle du néocolonialiste, aigri et revanchard, qui frise tout simplement la néo-imbécillité profonde.

« Qui c’est qui a fait l’Algérie ? C’est nous (…) On les a soignés, on les a formés, on les a éduqués. Puis on leur a donné l’indépendance (…) Qu’ils aient l’intelligence comme les marocains et les tunisiens de travailler avec nous. On va pas demander pardon à Bouteflika jusqu’à la fin des temps. D’abord les Algériens c’est des militaires qui prennent de l’argent du pétrole qu’on leur a fourni à Tamanrasset et qui le foutent dans des banques suisses. La plupart sont analphabètes et n’ont jamais lu le Coran et ne comptez pas sur eux pour se guider sur Mahomet », s’enflammait le tribun aux paroles nauséeuses.

Suscitant rétrospectivement l’indignation des Verts et notamment de SOS Racisme, dont l’avocat Maître Patrick Klugman étudie la possibilité de déposer plainte pour « diffamation raciale, contre des propos aux relents colonialistes et racistes », George Frêche, ou l’abjection caractérisée, mériterait de se donner en spectacle dans un autre théâtre que celui de la politique : le prétoire d’un tribunal correctionnel.

Publicité

commentaires