Arthur, Michel Boujenah et Manu Payet sur scène au profit d’une ONG israélienne

Des boute-en-train de la scène nationale vont faire leur cinéma au Cirque d’Hiver, le 22 novembre prochain

mardi 2 novembre 2010

Arthur, Michel Boujenah et Manu Payet sur scène au profit d’une ONG israélienne

Des boute-en-train de la scène nationale vont faire leur cinéma au Cirque d’Hiver, le 22 novembre prochain, mais c’est pour la bonne cause, ou du moins celle qui renforce une fierté d’appartenance à une autre contrée, au-delà de nos frontières hexagonales, sans que leur identité nationale ne soit jamais soumise à la question, ni marquée du fer de la déloyauté. Un sacré tour de force dans le climat ambiant !

Ce lien affectif intense affiche sans crainte l’ambivalence de ses sentiments, à la fois français sur le papier et israélien dans l’âme, sans qu’aucun politique ne crie à la déferlante sioniste, et ne s’émeuve d’un engagement pleinement assumé en faveur d’un Etat juif frappé par la disgrâce internationale.

Quel contraste saisissant avec l’affolement général que suscitèrent des malheureux tee-shirts de football aux couleurs de l’Algérie en plein Mondial ! Le deux poids deux mesures, quand tu nous tiens...

Bienheureux Arthur, Michel Boujenah et, plus surprenant, Manu Payet, qui vont ainsi se donner en spectacle dans un show séduction taillé sur mesure pour soutenir Meir Panim, la plus grande ONG israélienne de bienfaisance, venant en aide aux plus démunis de la communauté juive, dont la noble vocation serait taxée d’éminemment communautariste, s’il s’agissait de la cause honnie de tous, la Palestine.

« Notre objectif est d’unifier la nation pour que n’y batte plus qu’un seul cœur, un cœur sensible aux problèmes individuels, un cœur concerné par ceux qui sont différents afin que nous redevenions : « une seule personne avec un seul cœur », telle est la quintessence du message véhiculé par Meir Panim, que vont s’employer à relayer nos sympathiques comiques troupiers sous l’ovation générale.

Après Gad Elmaleh et Dany Boon, c’est décidément dans le vivier des saltimbanques français qu’Israël puise ses meilleurs ambassadeurs. Rien de tel que le divertissement pour faire diversion, d’autant plus quand la République y consent.

Publicité

commentaires