Ahmed Ounaies, le ministre tunisien des Affaires étrangères, inconditionnel de MAM, limogé

L’insurrection tunisienne a-t-elle triomphé de toutes les vilenies, de toutes les concussions, de toutes le

lundi 14 février 2011

Ahmed Ounaies, le ministre tunisien des Affaires étrangères, inconditionnel de MAM,  limogé

L’insurrection tunisienne a-t-elle triomphé de toutes les vilenies, de toutes les concussions, de toutes les compromissions de sa classe politique, a-t-elle définitivement fait passer l’envie à certains de ses renégats de se complaire en lèche-bottes patentés auprès des pays amis d’hier, qui ont contemplé l’histoire en marche en spectateurs passifs, incrédules et dédaigneux ?

Une fois le vent de la révolte apaisé, les vieux réflexes refont très vite surface surtout chez des caciques de l’ancien régime absolutiste, à l’image du ministre des Affaires Etrangères, Ahmed Ounaies, qui, à l’occasion de son déplacement à Paris la semaine dernière, s’est comporté comme un flagorneur indécrottable à l’égard de celle qui n’aurait pourtant mérité que le mépris : Michèle Alliot-Marie.

Scandaleuse MAM, conspuée sur la place publique française pour des vacances indécentes au pays du jasmin, qui a trouvé en son homologue tunisien un admirateur inconditionnel, pas rancunier pour un sou, tombé à pic, oserait-on dire « fortuit » pour reprendre la formule qu’elle affectionne particulièrement, censée la disculper de ses amitiés coupables...

« Je suis heureux de vous parler à côté de Michèle Alliot-Marie. C’est pour moi un honneur, c’était peut-être un petit rêve que je faisais, et que l’Histoire ou l’accélération de l’Histoire m’a permis de réaliser. J’aime écouter Michèle Alliot-Marie en toutes circonstances et dans toutes les tribunes » s’est épanché celui qui a confondu allègrement les règles de courtoisie et une déclaration enflammée, sidérante et déplacée.

L’art du compliment poussé à ce degré de complaisance a suscité de très vives réactions en Tunisie, l’attitude indigne de notre ministre ayant laissé des traces indélébiles. Des centaines de travailleurs au sein du ministère tunisien des Affaires Etrangères ont entamé une grève en signe de protestation contre un éloge immodéré au goût amer.

Limogé sur-le-champ - une utopie en France - le ministre avili des Affaires Etrangères, Ahmed Ounaies, a été reconduit vers la sortie, n’ayant plus aucune légitimité pour défendre l’indépendance de la Tunisie après avoir un peu trop courbé l’échine au Quai d’Orsay.

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