Mobilisation nationale contre l'islamophobie

Mobilisation nationale contre l'islamophobie

Donnez 5 minutes de votre temps pour lutter contre l'islamophobie, en demandant aux parlementaires de refuser une nouvelle loi contre les nounous voilées et en réclamant une commission parlementaire sur l'islamophobie.

Comment faire? C'est très simple:

1) Envoyez la lettre ci-dessous à votre député et votre sénateur en la copiant dans le corps du mail et en y ajoutant votre nom. Vous trouverez ceux correspondant à votre circonscription ici

2) Mettez l'adresse contct@islamophobie.net en copie afin que l'on puisse suivre la mobilisation

3) Diffusez ce mail à vos contacts en y ajoutant un mot personnalisé.

Chacun d'entre nous peut faire la différence en se mobilisant sur cette action. Montrons collectivement que nous n'accepterons plus l'islamophobie.

Merci à tous de votre mobilisation!

MODELE DE LETTRE A ENVOYER A VOTRE DEPUTE

M. le député,

En tant qu'habitant de votre circonscription, je souhaiterais avoir votre position sur un certain nombre de questions qui me préoccupent au plus haut point.

Vous n'êtes pas sans savoir que la question de la laïcité fait dans notre pays l'objet de nombreuses controverses et aboutit presque invariablement à une mise au ban de nos concitoyen(ne)s musulman(e)s, dont l'appartenance religieuse est trop souvent présentée injustement comme en contradiction avec le vivre ensemble, dans un espace républicain apaisé.

C'est aujourd'hui une fois de plus le cas, à l'heure où des voix politiques s'élèvent pour réclamer une nouvelle loi qui viendrait encore restreindre les libertés individuelles les plus fondamentales: celle de croire, de pratiquer une religion ou d'exprimer une opinion.

Qu'il s'agisse des nounous voilées, que l'on voudrait contrôler à l'intérieur même de leur domicile en mettant en place une sorte de police laïque chargée d'inspecter leur niveau de pratique religieuse (proposition Laborde/Schwartzenberg), ou qu'il s'agisse d'une loi visant à étendre le principe de neutralité laïque au-delà de la simple fonction publique, comme le prônent notamment Manuel Valls ou le HCI, nous sommes aujourd'hui face à une tentation liberticide et dangereuse, dans un contexte où le populisme et l'extrême droite recomposent leur discours sur des thématiques de laïcité pour mieux pouvoir servir un agenda politique islamophobe.

Il est déplorable que si peu de voix dans votre parti s'élèvent pour dénoncer une telle dérive  dramatique, et que tant d'entre elles ne s'expriment au contraire que pour soutenir le discours du rejet et de l'intolérance.

Dès lors, nous sommes collectivement face à un choix décisif:

Opter pour une laïcité d'exclusion, dévoyée de son sens initial pour bannir les musulmans, et les femmes voilées en particulier, de toute participation à l'espace collectif en prétendant les émanciper au mépris de leurs libertés les plus élémentaires. Une telle approche creusera de profondes divisions dans le pacte citoyen et renforcera les extrêmes dans leurs discours clivants.

Ou

Faire oeuvre de courage politique et de dignité en réaffirmant la portée historiquement ouverte et inclusive du principe de laïcité, qui n'a jamais été un rejet ni une censure du religieux, mais au contraire la garantie que chacun puisse pratiquer et exprimer sa religion librement, dans le respect des lois de notre pays.

Par conséquent, je souhaiterais avoir un positionnement clair et explicite de votre part sur ces questions, afin de savoir si vous comptez vous ranger au côté de ceux qui, sous couvert d'une laïcité détournée, entendent soutenir ces projets de lois liberticides ou si au contraire, comme le font chaque jour plus d'élus progressistes, vous serez de ceux qui font entendre leur voix pour mettre fin à ce racisme dévastateur qu'est aujourd'hui l'islamophobie.

Enfin, seriez-vous favorable à la mise en place d'une commission parlementaire sur l'islamophobie, qui serait en capacité de dresser un état des lieux indépendant et objectif sur cette forme de racisme et les moyens de le combattre, en bonne intelligence entre le monde politique, les institutions et la société civile ?

Cordialement,

XXX XXX

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