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Le voyage nocturne et l’ascension céleste du Prophète Mohammed (SAWS)

Le voyage nocturne et l'ascension céleste du Prophète Mohammed…

Le voyage nocturne et l'ascension céleste du Prophète Mohammed (SAWS)En partenariat avec la Fondation Conscience Soufie, la chronique de Slimane Rezki revient sur le voyage nocturne et l'ascension céleste du Prophète Mohammed (Al-Isrâ' wal-Mi'râj). Slimane Reski est l’auteur du livre, « Le soufisme: Réalité et caricatures » (éditions Albouraq)

Publié par Oumma.com sur mercredi 26 avril 2017

En partenariat avec la Fondation Conscience Soufie, la chronique de Slimane Rezki revient sur le voyage nocturne et l’ascension céleste du Prophète Mohammed (Al-Isrâ’ wal-Mi’râj). Slimane Reski est l’auteur du livre, « Le soufisme: Réalité et caricatures » (éditions Albouraq)

5 commentaires

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  1. C’est bizarre cette propension chez les soi-disant soufis à parler d’évènements fondamentaux dans la vie du Prophète (saw), c’est-à-dire dans l’établissement définitif de l’islam, comme si c’était une bande dessinée. On cite même H. Guénon, mais pas la sourate [al-Isra] ! Si Dieu ne nous donne pas tous les détails de ce voyage (le Prophète se serait arrêté ici ou là) c’est que le message est ailleurs.

    Ce voyage nocturne se fait un an environ avant la [hijra], l’émigration à Yathrib qui deviendra Médine. Le Prophète (saw) adore la Mecque, et de là il peut aussi prier dans l’axe la Mecque-Jérusalem, une fois à Médine il devra littéralement tourner le dos à Jérusalem pour prier vers la [qibla]. Cette élévation spirituelle n’est donc pas une fin, mais bien un commencement. Comme le dit la sourate, Dieu va lui montrer Ses signes. D’abord la fin de l’espace-temps qui est notre contrainte, celle que l’on doit transcender par la prière, justement révélée dans cette élévation. La prière est le véritable cadeau: c’est notre voie pour être dans la présence divine, comme le Prophète (saw) le fut. Au jour du Jugement Dernier nous serons immédiatement questionnés sur nos prières, pas sur notre fortune ou le nombre de fois qu’on a fait le pèlerinage. Ensuite, ce voyage est la rencontre avec la communauté des Prophètes, qui chacun a vécu les épreuves de son ministère. Mais cette renconre signifie aussi que la mort (tous ces Prophètes, sauf Jésus, sont morts) n’est qu’une réalité physique, une étape pour ainsi dire et Dieu redonne la vie comme Il veut. Enfin, le Prophète Mohamed (saw) est le seul accueilli dans la présence divine.

    Ce voyage du Prophète (saw) est aussi une injonction faite aux croyants de croire à ce que les sens ne perçoivent pas. Et c’est là toute la différence entre la spéculation philosophique (qui par définition ne cesse de se réinventer) et la foi qui, elle, est du domaine de la permanence.

  2. Les Voyages Nocturnes du Saint Prophètesaw
    Deux sourates du Saint Coran Bani Israël ou Isra et An-Nadjm ainsi que nombreux Hadiths évoquent les voyages nocturnes du Saint Prophètesaw.
    Le plus souvent, les commentateurs du Saint Coran et autres savants affirment :
    Qu’il n’y a eu qu’un seul voyage nocturne : le Saint Prophètesaw est parti de la Ka’ba jusqu’à Jérusalem d’où il est monté aux cieux.
    Que ce voyage et cette ascension étaient physiques.
    LE Mi’raAj et L’Isrâ
    Deux voyages spirituels DISTINCTS
    Une étude élaborée du Saint Coran et des hadiths concernant ce sujet nous révèle une autre réalité. Cette étude montre que le Mi’raâj et l’Isrâ sont deux voyages spirituels différents. A cause d’événements quasi-similaires les religieux les ont confondus et assimilés en un seul voyage. Certains narrateurs de hadiths ont aussi fait cette confusion. Par exemple les deux voyages étaient de nuit, et désignés dans certains hadiths par le mot Isrâ. Le moyen de voyage Al-Bourraque, la rencontre avec des prophètes et la prière etc. y sont évoqués.
    Il est clair que le voyage nocturne est une chose et l’ascension en est une autre chose. Ils n’ont jamais étaient ensembles dans aucun des deux événements dans la même année par conséquent plusieurs années les séparent.
    Certains diront pourquoi alors les historiens les ont rassemblé dans un même évènement ? Alors que le Sain Coran ne les a jamais réuni dans le même verset tant est si bien par une allusion ou par un signe quelconque ?
    La réponse est simple : Les deux évènement se produisent la nuit et comme Le voyage nocturne (Isrâ) se dit communément pour le déplacement nocturne. Il fut utiliser à tord par les compagnons du prophète, les orateurs et les narrateurs pour désigner ces deux événements différents par un seul acte et de cette façon on constate la naissance de l’amalgame fait par les contemporains croyant de bonne foi que le Prophète Mohammed saws fut faire l’ascension dans les cieux et le voyage nocturne vers Baït Al-Maqdas la même nuit. L’exemple ci après est un parfaite illustration de l’erreur dans le lequel les narrateurs sont tombés dedans : Ibin Hanbal dans son récit rapporte à partir du compagnon Malek Ibin Saâsaâ Que le prophète Mohammed saws Dit de la nuit… (Isrâ) ; Pendant que j’étais à la compagne chez ma nourrice ou peut être s’est il dit « pendant que je dormais sur le côté droit » Quelqu’un est venu accompagné, il dit à son copain « celui qui est au milieu parmi les trois » Ils ouvrirent ma poitrine, ils en sortirent mon le cœur, ils me remettent un récipient en or plein de foi et de sagesse mon cœur fut laver et gaver avec, ensuite ils l’ont remis à sa place. Après ils me présentent une bête ce n’est pas un mulet et mieux que l’âne dont chaque pas couvre le champ de son regard. Ils m’ont mis dessus et Jibril me conduit jusqu’à la voûte céleste….Et ainsi de suite à la fin du récit.
    Le narrateur rapporte le même mot « l’ascension (Isrâ)» pour dire monter au ciel alors qu’il ne s’agit pas de la fameuse nuit connue à partir de Baït Al-Maqdas, mais là, le narrateur parle réellement de l’ascension vers le ciel à partir de la Mecque à proximité du Sacré et non de la maison de Oum Hânira. Le narrateur a utilisé le même mot pour désigner deux voyages différents. Donc au fil du temps les récits se sont confondus dans les esprits d’où l’amalgame.
    Al boukhari et Ibin jarrir rapportent que le prophètesaw monta la nuit de l’ascension vers le ciel. De cette façon les deux narrateurs utilisent d’une manière claire le mot Isrâ (ascension) dans les deux différents voyages. Ce qui a rendu les narrateurs par la suite par erreur ou par inadvertance mélanger les deux voyages et leurs circonstances.
    Autre exemple, certains narrateur croient sincèrement que les deux voyages est une même chose à cause de la ressemblance et de l’association des quelques évènements semblables dans les deux voyage notamment : Le voyage pendant la nuit, Le Bouraq comme moyen de locomotion, la rencontre et la prière en congrégation avec les prophètes, la vision du paradis et de l’enfer en compagnie de l’ange Jibrilas

  3. Il y a divergence chez les premiers fouqaha pour établir si le voyage à eu lieu physiquement ou plutot en songe comme nombreuses révélations.

    Et comme j’ai développé mon esprit critique depuis quelques temps, je suis sorti de ”infantilisme pour me poser quelques questions toutes simples : pourquoi devoir rejoindre Jérusalem pour monter aux cieux ? De Mekka directement c’était pas possible ?

    Questions qui n’attendent pas forcément de réponses, mais pour pousser au raisonnement plutôt. On a tellement avalé de couleuvres de nos chers chouyoukh que je me demande parfois s’il nous arrive de réfléchir quand 2 textes nous apparaissent contradictoires ou si le texte n’est pas plutôt tiré des milles et une nuit.

  4. Mon commentaire précédent a été censuré vraisemblablement. Pourtant l’examen critique de nos textes ainsi que des commentaires des commentaires devra se faire, bon gré, mal gré.

    Comment un événement aussi important que al isra wal mi-raj peut-il apporter autant de confusion ? Les Ulamas eux même n’ont jamais trouvé un consensus. Il s’agit là pourtant de la pierre angulaire de l’islam : Salât, les prières quotidiennes.
    A moins que l’on nous explique que la religion est l’affaire de spécialiste et qu’il n’y a rien à comprendre en fait. Ce qui doit être simple pour le commun des mortels doit être (volontairement ?) complexifié en fait. Seulement un moment donné les fils se touchent et le cerveau a du mal à faire le tri.

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