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Une pétition anti-Trump, lui interdisant l’entrée du Royaume-Uni, bat des records de signatures

Au rythme effréné où s’apposent les signatures (plus de 440 000 ) sur la pétition diffusée mardi sur le site du Parlement britannique, afin d’appeler à refouler Donald Trump à son entrée au Royaume-Uni, le nabab new-yorkais de l’immobilier et triste sire de la politique américaine risque fort de ne plus pouvoir fouler les terrains de golf écossais (voir photo ci-dessus) qu’il affectionne tant, ayant réussi à faire l’unanimité contre lui dans tout le royaume, des allées de Buckingham Palace au 10 Downing Street, en passant par les rives agitées de la Tamise, sans oublier la Toile en pleine effervescence.

Gonflé à bloc par son ascension fulgurante sur la scène publique américaine, à grand renfort de harangues fielleuses, cet expert des coups bas et des petits arrangements avec la vérité ne s’est pas fait que des amis en Grande-Bretagne, là où sa dernière diatribe anti-musulmans, contrairement à ce qu’il escomptait, lui vaut d’être l’arroseur arrosé.

En effet, ils sont des milliers de Britanniques, élus comme citoyens ordinaires, à exiger de lui faire subir le même sort que celui qu’il veut infliger aux musulmans sans état d'âme : interdiction d’entrée en territoire britannique, et le bouter hors du royaume, le cas échéant !!

Plusieurs députés se sont même empressés de vérifier la légalité du bannissement de Donald Trump, trop heureux d’indiquer qu’une telle mesure était parfaitement envisageable, sachant que le ministère de l'Intérieur a le pouvoir de déclarer persona non grata « des individus aux discours extrémistes et aux comportements inacceptables ».

Si, pour l’heure, le Premier ministre David Cameron ne s’est pas prononcé sur cet ostracisme qui fait son chemin dans les esprits et l’objet d’une pétition dont la liste des signataires ne cesse de s’allonger, ce dernier a été en revanche l’un des tout premiers à blâmer ses récents propos fallacieux et outrageants : « Il y a des endroits à Londres qui sont si radicalisés que les policiers ont peur pour leur propre vie ».

Quant au maire de Londres, l’inénarrable Boris Johnson, autant connu pour ses sorties fracassantes que sa chevelure en pétard, l’occasion était rêvée pour faire dans l’ironie mordante et il ne s’en est pas privé : « La seule raison pour laquelle j'éviterais moi certains quartiers de New York est le risque d'y tomber sur Donald Trump», a-t-il lâché, sûr de son effet dans une atmosphère et une twittosphère  facétieuses et corrosives à la fois.

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