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Une mosquée mise en vente au Kazakhstan

Une mosquée à vendre pour la somme rondelette de 1 millions de dollars ? C’est inédit, c’est contraire à tout éthique musulmane, cela dépasse l’entendement des fidèles offusqués par une vente jugée  sacrilège, mais c'est possible au Kazakhstan, où un entrepreneur, s’estimant lésé par les autorités, veut rentrer dans ses fonds.

Bolat Abdibekov est pleinement conscient de la portée choquante de son geste, mais c’est après mûre réflexion et acculé à la faillite, que ce chef d’entreprise, qui attend depuis 16 ans que la municipalité d’Arkalyk, une localité située au nord du pays, daigne le rémunérer pour la construction de la mosquée locale, a pris le taureau par les cornes jusqu’à mettre en vente l’invendable…

A sa décharge, après avoir déployé toute son énergie dans une série de procès éprouvante et totalement vaine, le propriétaire des lieux est aujourd'hui déterminé à récupérer son argent : "Je sais que c'est un péché de vendre une mosquée, mais je n'ai plus d’autre choix. J'avais une petite entreprise que j'ai perdue maintenant. Je suis obligé de vendre le lieu de culte, car je suis désormais sans ressources", s’est lamenté ce dernier auprès de la presse.

L’annonce de cette vente sans précédent a mis en émoi la communauté des croyants, aux premiers rangs desquels figure Asset Nugmanov, le vice-imam de la mosquée, qui refuse de se résoudre à l’illicite en islam, affirmant que la charia s’oppose fermement à la vente de mosquées. "Les mosquées sont érigées pour l’amour d’Allah et ouvrent grand leurs portes aux fidèles pour adorer Dieu. Il n’y aucune trace dans l’histoire d'une quelconque vente d’une maison de Dieu", a-t-il déclaré.

Si la clameur de protestation gronde parmi les fidèles, le maire d’Arkalyk et son équipe municipale, vers lesquels tous les regards se tournent, se murent dans un silence éloquent ou bien bottent en touche, évoquant l’ancienneté de l’affaire, tout en rejetant la faute sur l’administration de l’époque. L’heure n’est donc pas au compromis mais plutôt à la prescription des faits, ce qui n'est pas près de faire les affaires de Bolat Abdibekov.

 

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