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Une jeune fille en niqab agressée dans la rue

Voir rouge à la seule vue d’une femme en niqab au détour d’une rue est une réaction épidermique qui semble se propager sur l’ensemble du territoire national, libérant une violence irrépressible contre l’incarnation de ce qui a été livré à la vindicte comme l’épouvantail républicain par excellence.

Les cas d’agressions de femmes revêtues du voile qui occulte leur physionomie, mais met en pleine lumière un sentiment anti-musulmans exacerbé à outrance, se multiplient, créant des vocations de redresseurs de tort résolus à faire justice eux-mêmes en commettant l’irréparable. Telle est la prodigieuse vertu de l’application de la loi qui a criminalisé le long voile marginal, et dont Jean-François Copé, cheville ouvrière de la radicalisation de la droite, a fait son cheval de bataille pour entrer dans la postérité du racisme d'Etat…

Nouvelle victime de cette fureur qui se croit légitimée par le législateur, une jeune fille de 17 ans a été brusquement prise à partie, samedi dernier, dans le sud de la France, par un homme qui a croisé son chemin, lui reprochant, sur le ton de l’invective, de porter une tenue la recouvrant de la tête aux pieds.

Dans des circonstances qui restent encore à préciser, comme l’indique le journal La Provence, l’homme a frappé la jeune femme à l’aide d’un bâton, lui portant plusieurs coups. Ne souffrant que de blessures légères qui n’ont pas nécessité son hospitalisation, la victime, ébranlée psychologiquement, a dénoncé les faits à la police, mais  refuse "pour l'instant" de porter plainte, selon la presse locale.

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