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Une célèbre escrimeuse américaine voilée s’est vu refuser l’accès à un festival en raison de son hijab

Au sommet de son art, à la pointe de l’épée maniée avec dextérité, Ibtihaj Muhammad, la première athlète américaine voilée à participer aux prochains Jeux Olympiques de Rio en août prochain, est au faîte de sa notoriété, ou du moins le pensait-elle humblement, avant l’incident qui a failli lui barrer l’accès au festival très prisé des médias interactifs à Austin, Texas.

L’escrimeuse multi-médaillée, qui a eu les honneurs de la Maison Blanche, aurait bien aimé sortir sa botte secrète pour se tirer de ce mauvais pas, mais face à l’excès de zèle d’un contrôleur qui exigeait d’elle qu’elle retire son hijab pour obtenir un badge d’accréditation, la championne a préféré user de toute sa force de persuasion pour briser les barrières de son entêtement, bête et méchant.

Refusant de se plier à cette injonction vexatoire et irrecevable, elle a déployé des trésors de patience et d’intelligence pour expliquer à son interlocuteur qu’aucune loi ne l’obligeait à retirer un voile revêtu pour des raisons religieuses dans l’espace public, et a fortiori qu’elle arborera au Brésil pour défendre les couleurs de la bannière étoilée.

Réalisant un peu tard à qui il avait affaire, l’illustre inconnu, chargé de gérer les entrées, lui a finalement remis le précieux badge mais cerise sur le gâteau : le nom et la fonction qui y figuraient n’étaient pas les siens ! Ibtihaj Muhammad, qui n’était décidément pas au bout de ses déconvenues, a eu la désagréable surprise de découvrir sa fausse identité : elle était mystérieusement devenue Tamir Muhammad, travaillant pour la Time Warner !

 

Habituée à batailler ferme, sur et en dehors la piste d’escrime, Ibtihaj Muhammad ne s’attendait sûrement pas à devoir porter l’assaut contre la bêtise humaine, mâtinée de racisme, pour être autorisée à profiter des joies du grand événement d’Austin. Une fois sa véritable identité connue des organisateurs du festival, l’escrimeuse au zénith de la gloire a reçu leurs plates excuses, ceux-ci se défendant de toute discrimination religieuse et islamophobie, imputant la faute à un « volontaire inexpérimenté ».

Tout est bien qui finit bien pour Ibtihaj Muhammad, mais on ne peut s’empêcher de songer, en ces temps troublés par la « Trumpmania » délétère, à ce qu’il serait advenu d’une citoyenne lambda voilée confrontée à ce même «  volontaire inexpérimenté », ce véritable cerbère tatillon à l’extrême…

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