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Un Saoudien donne un rein à une jeune fille et lui sauve la vie

Plongé dans un profond désarroi, redoutant tous les jours d’apprendre l’insupportable décès de sa fille Wijdan, atteinte d’une grave maladie rénale, Mubarak Al-Enezi est submergé par l’émotion quand il évoque le geste salvateur accompli par un parfait inconnu, qui a fait renaître l’espoir à la chaude lueur d’une « bougie dans le noir ».

C’est en Arabie saoudite, au sein de l’hôpital des forces armées King Salman à Tabuk, que cette belle histoire de solidarité envers son prochain menacé d’une mort certaine s’est passée, avec dans le rôle du donneur de rein providentiel : l’extraordinaire Mohammed Jomaah Al-Banna, 34 ans.

Ce jeune cadre dynamique saoudien, tout entier acquis à l’idée de faire un don d’organes, émettait une seule condition avant de franchir le pas : avoir l’assurance que son action humanitaire, non dénuée de risques pour lui, offrirait une deuxième vie en cadeau grâce à une greffe vitale.

« Je voulais être sûr du caractère d’urgence que revêtait la greffe pour le receveur, dont le groupe sanguin serait compatible avec le mien », a-t-il sobrement déclaré. Le receveur fut en l’occurrence une receveuse en grande souffrance, une adolescente sous dialyse depuis l’âge de six ans, que ses forces abandonnaient à mesure que les jours s’écoulaient et la rapprochaient d’une fin inexorable et tragique.

Les mots manquent à Mubarak Al-Enezi, le père encore très éprouvé de la jeune greffée, pour exprimer son infinie gratitude à celui dont il salue la générosité et le courage.  « C’était comme si ma fille était condamnée à une exécution. Nous étions tellement découragés et désespérés », a-t-il confié, les yeux embués de larmes.

Bien remis de son opération du rein, Mohammed Jomaah Al-Banna doit maintenant s’habituer à son nouveau statut de « super héros » du don d’organes, notamment au sein de sa famille qui est intarissable d’éloges à son égard. « Ils étaient tellement heureux et admiratifs quand je leur ai fait part de ma décision de mettre fin au calvaire de cette jeune fille, dont la santé se détériorait de jour en jour », a-t-il précisé, non sans nourrir l’espoir que « Dieu le récompensera dans l’au-delà pour cette bonne action ».

2 commentaires

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  1. Franchement, je ne sais plus s’il reste un Saoudien capable de générosité, quand on voit ce qui se fait depuis un siècle sans aucune réaction du peuple dans le sens de l’Oumma. tout l’or qui était délapider pour provoquer la chute des musulmans.
    C’est vrais, qu’il peut avoir une exception, Dieu est “Rahmane Rahime”

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