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Un pasteur nigérian finance la rénovation de la mosquée de sa ville natale

C’est une belle histoire qui transporte, petits et grands, dans le monde merveilleux de la tolérance religieuse, de l’amour de son prochain et de l’attachement à ses racines. Empreinte de la nostalgie d’une enfance heureuse où chrétiens et musulmans vivaient en parfaite osmose, les doux souvenirs de cette époque bénie n’ont jamais cessé de bercer son principal protagoniste : le pasteur nigérian Oluwaseun Basil Alabi, exilé aux Etats-Unis.

Un bien joli récit, porteur d’espérance et riche d’enseignements, qui pourrait se raconter le soir au coin du feu, et même se transmettre de génération en génération, en commençant par l’immuable formule magique : Il était une fois…

Il était une fois un pasteur soixantenaire, originaire de la ville de Ikire, dans l’Etat d’Osun, au cœur d’un Nigéria majoritairement musulman. Depuis le Minnesota où il avait élu domicile, il nourrissait secrètement un souhait ardent. Plus les années passaient, loin de sa terre natale, plus le désir de répandre la bonté de Dieu autour de lui, tout particulièrement dans la localité qui l’avait vu naître, grandir, rire aux éclats, étudier et prier avec ses concitoyens musulmans, se faisait impérieux.

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Le pasteur Oluwaseun Basil Alabi

A ses paroissiens américains à qui il avait fini par confier son vœu le plus cher, il se plaisait à dire : « J’ai grandi à Ikire, au sein d’une communauté où la religion n’influait pas sur nos relations ».

Le coeur serré, il levait alors un coin du voile sur une période enchantée de sa vie : « C’était une époque où les chrétiens participaient activement aux festivités religieuses des musulmans, où de nombreuses femmes portant le hijab assistaient, à l’église, aux mariages et aux enterrements chrétiens, où de jeunes musulmans et chrétiens jouaient et priaient ensemble dans les mosquées, sans crainte, sous le regard bienveillant de leurs parents et des imams ».

Et puis un jour, son vœu a été exaucé ! Apprenant que l’état de l’une des mosquées de Ikire, presque aussi vieille que lui, se dégradait sérieusement, il a estimé que l’heure était venue d’agir. Ni une ni deux, c’est avec une émotion particulière que le pasteur nigérian du Minnesota puisa dans ses deniers personnels pour financer l’entière rénovation du lieu de culte vers lequel, enfant, il se précipitait chaque vendredi pour prendre part à la grande prière collective, salat Al-Jumu’ah, aux côtés de ses petits camarades musulmans.

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C’est ainsi que le 16 juillet dernier, l’inauguration de la mosquée embellie et agrandie de Ikire s’est déroulée dans une ambiance des grands jours, en présence des autorités locales, de l’imam des lieux, Yunus Raaji Ajibade Olounose, de hauts dignitaires religieux, musulmans et chrétiens, et d’une population en liesse, mais aussi de son généreux mécène : le pasteur Oluwaseun Basil Alabi.

Quand elle ne lui était pas directement exprimée, la gratitude se lisait dans tous les regards, tandis que chacun priait pour lui. Comblé par cet heureux épilogue, Oluwasen Basil Alabi s’est fait plus que jamais le chantre de la tolérance religieuse chez lui, devant les siens, en les exhortant du fond du coeur, avec le plus grand respect et humilité, à « continuer à vivre en paix et en harmonie ».

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