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Un maillot de football surhaussé d’un hijab : une création signée d’un équipementier danois

La journée internationale de la femme a inspiré à la plus grande marque de sport du Danemark, Hummel, la création d’un maillot de football féminin surhaussé d’un hijab, libérant ainsi d’une entrave les footballeuses de l’équipe nationale d’Afghanistan, bien plus que les aliénant, n’en déplaise à nos égéries du féminisme hexagonal, drapées dans leur condescendance, dont on entend d’ici les cris d’orfraie…

Cette tenue sur mesure, résolument novatrice et égalitaire, a été spécialement confectionnée par Paul Fitzgerald, le désigner de l’équipementier danois, pour être en adéquation avec les attentes des onze féminines afghanes, bénéficiant des précieux conseils de Khalida Popal, leur ancienne capitaine.

« Cette tenue innovante pour femme intègre un hijab, ce qui n’aura aucune incidence sur les performances des footballeuses afghanes, mais leur permettra de concurrencer les équipes du monde entier sur un pied d’égalité, envers et contre tout », a expliqué la direction de Hummel dans un communiqué, en louant le mental en acier trempé de ces sportives de haut niveau en crampons. « Le courage des footballeuses afghanes est un puissant symbole d’espoir pour toutes les femmes du monde et illustre leur force et leur détermination à se battre malgré les obstacles », pouvait-on lire sous une plume admirative qui leur a rendu le plus beau des hommages en ce 8 mars.

En 2012, après moult tergiversations, la Fifa avait finalement consenti à ce que les joueuses de football arborent le hijab dans les compétitions officielles. Une décision qui avait été confirmée par l’Ifab, le Board de la Fifa, après une période d’essai, seule la Fédération française de football s’y opposant fermement en 2014, au nom de sa sacro-sainte laïcité dogmatique qui ne saurait tolérer la levée de « l’interdiction des signes religieux ou confessionnels » sur les vertes pelouses du sport roi… Ce à quoi Sepp Blatter, le président fraîchement déchu de la Fifa, avait rétorqué sans détour : « Si les gardiens de la loi du jeu disent que les filles peuvent porter un voile, la fédération française ne peut pas dire que non».

Contrairement à l’ethnocentrisme du féminisme occidental dominant qui nie la pluralité des femmes et l’existence d’un féminisme musulman, empoigne le voile en repoussoir absolu et méprise souverainement celles qui le portent, Hummel, la prestigieuse marque de sport danoise, a bien mieux célébré la cause féminine que toutes celles qui la fêtent chaque année pour en tirer gloire et profit, dans le cadre d’une croisade émancipatrice faussement compassionnelle et farouchement islamophobe.

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