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Un grand espoir du football tunisien mort dans un camp djihadiste en Syrie

 Nidhal Selmi, ex-footballeur de l’Etoile sportive du Sahel (ESS) a été tué le 16 octobre 2014, en combattant aux côtés de l’Etat islamique (Daach) en Syrie rapporte le site tunisien Kapitalis. Une nouvelle qui a  profondément choqué le milieu du football  dans ce pays. Selon son ancien coach, Sami Msolli “Nidhal Selmi était plein de vie, très bien élevé et intégré dans son équipe. «A chaque fois qu’on gagnait un match, il s’amusait avec ses coéquipiers, fêtait la victoire et faisait même le pitre. Tout le monde l’aimait. Il ne pouvait finir ainsi, je n’en reviens pas”.
«Je ne comprends plus rien. Où va le monde? Où va notre jeunesse? Où va notre élite? Ce jeune n’est pourtant pas issu d’un milieu défavorable. Au contraire, son père a un magasin de pièces détachées automobiles à Hammam Sousse, sa ville natale, et il est considéré comme un notable de la ville. Il était proche de ses deux garçons et les encadrait bien. Il veillait de près sur leur éducation et ils n’ont jamais manqué de rien. “
Son entraineur se souvient de cet arrière-droit qui étonnait les supporters de l’Etoile par son énergie, ses réflexes et sa bonne éducation. «Je l’ai entraîné de 2006 à 2010 dans la catégorie des minimes et il était toujours sélectionné. Avec lui, nous avons remporté plusieurs titres dont la Coupe de Tunisie catégorie U15. Aujourd’hui, 9 joueurs de cette équipe des minimes sont dans la catégorie des seniors de l’ESS. Dommage. Il était bien parti pour faire une grande carrière. Je l’aimais beaucoup.”
Kapitalis révèle qu’en février 2014, les amis et les fans de Nidhal l’ont perdu de vue. Il était injoignable au téléphone. «Il a beaucoup changé à partir de l’été 2013 et il en est devenu méconnaissable», raconte l’un de ses voisins.«Lui, qui publiait souvent sur sa page Facebook des photos le montrant souriant, craquant et croquant la vie à pleines dents, s’est radicalement transformé. Les publications sur sa page Facebook ont pris une connotation ouvertement jihadiste»,  ajoute-t-il. Le 16 octobre 2014, Rayan Selmi, son frère né en 1992, qui faisait partie, lui aussi, de l’élite sportive de la région du Sahel, a appelé sa famille pour lui annoncer la triste nouvelle. Rayan est toujours en Syrie, en train de combattre aux côtés de l’organisation terroriste Daâch. Sa famille, ses proches et tous les gens qui l’ont connu n’en reviennent toujours pas.

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