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Un Américain plaide coupable pour s’en être pris violemment à une passagère voilée à bord d’un avion

C’était le 11 décembre dernier, à bord d’un avion de la Southwest Airlines qui reliait Chicago à Albuquerque, la capitale du Nouveau-Mexique, Gill Payne, 37 ans, un habitant de Caroline du Nord bien moins tranquille qu’il n’en avait l’air, a donné libre cours à ses pires pulsions à la vue d’une passagère voilée assise paisiblement du côté de l'allée centrale, la laissant traumatisée à jamais.

Après avoir rongé son frein tout au long du vol, l’homme, n’y tenant plus, a brusquement foncé droit sur la malheureuse touriste musulmane quelques instants avant l’atterrissage, afin de lui arracher ce hijab qui l’avait fait entrer dans une rage folle, scandant à tue-tête : « Enlevez ça ! C’est l’Amérique ici ! ».

Cinq mois se sont écoulés depuis que le voyage d’agrément de la victime, répondant aux initiales de KA, a basculé dans le cauchemar d’une violente agression islamophobe, son assaillant déchaîné, qui avait tiré sur son voile avec une brutalité inouïe jusqu’à la faire chanceler et la traîner par terre, faisant quant à lui profil bas devant le Tribunal du Nouveau-Mexique où il a récemment comparu pour « crime de haine ».

Ce ne sont pas les témoins oculaires qui ont manqué pour corroborer les dires de la plaignante et blâmer l’acte odieux commis par un citoyen américain mû par un racisme effroyablement ordinaire, lequel a plaidé coupable sur les conseils de son avocat, tandis que Vanita Gupta, représentante des droits civils au sein du ministère de la Justice, a martelé avec force : « Tous les Américains ont le droit d'exercer pacifiquement leurs convictions religieuses sans avoir à craindre ou subir aucune discrimination, ni violence ».

Alors que la date de l’audience qui statuera sur le sort réservé à Gill Payne n’a pas encore été fixée, les termes de l’accord de plaidoyer, conclu avec les procureurs et accepté par un magistrat, laissent déjà augurer d’une condamnation à deux mois de détention à domicile ainsi qu’à une période de probation.

Même au-dessus des nuages, loin des tumultes terrestres, la folie des hommes continue de l’emporter sur la raison.

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