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Vol Paris-Le Caire : la thèse de l’attentat évoquée par un ministre égyptien

A l’heure où des débris de l’avion A320 de la compagnie EgyptAir, qui reliait Paris au Caire, viennent d’être localisés au large de la Crète, chaque mot est soupesé avec soin, en France comme en Egypte, pour faire toute la lumière sur les origines de ce nouveau crash tragique survenu la nuit dernière, au large de l'île grecque de Karpathos, dans l'espace aérien égyptien.

Aucune des 66 personnes montées à bord n’a survécu, parmi lesquelles on déplore la mort de 56 passagers, dont un petit garçon et deux bébés, ainsi que de 15 Français, 30 Egyptiens, un Britannique, un Canadien, un Belge, un Portugais, un Algérien, un Soudanais, un Tchadien, deux Irakiens, un Saoudien et un Koweïtien, sans oublier les sept membres d'équipage et trois officiers de sécurité.

Lors d’une conference de presse donnée en début d’après-midi, le ministre égyptien de l'Aviation civile égyptien, Cherif Fathy, a été le premier à évoquer avec prudence, car "sans certitude" encore, l'hypothèse d'un "acte terroriste", tout en indiquant préférer "utiliser l'expression 'd'avion perdu", par respect envers les familles des victimes (voir vidéo ci-dessous).

Parmi les victimes françaises, le décès brutal d’Ahmed Helal, le directeur franco-égyptien du site Procter & Gamble d'Amiens qui se rendait en Egypte pour aller au chevet de son père malade, laisse orphelins des employés qui se disent dévastés par l’annonce du drame, tous rendant un vibrant hommage à un patron doté de qualités humaines remarquables : "On est tous effondrés, on a perdu un être humain exceptionnel", a témoigné, la voix étranglée par l’émotion, Pascal Grimaux, délégué syndical FO du site, en précisant avec une immense tristesse que Ahmed Helal appelait les salariés du site "sa famille". "On est tous orphelins", a-t-il conclu.

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