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Trump, évasif sur la question des employées de sécurité voilées dans les aéroports, mais ferme sur le soutien envers Israël

On a connu le populiste Donald Trump plus incisif, outrancier et définitif au sujet de la présence et de la visibilité musulmanes sur le sol américain, et sans se hasarder à dire qu’il est revenu à de meilleurs sentiments, on peut toutefois s’étonner de sa réponse évasive à la question d’une ardente militante qui sonnait comme une critique cinglante des femmes voilées.

Cathy Chevalier, une femme de militaire résidant à Hudson, s’était pressée, jeudi soir dernier, pour acclamer son candidat providentiel à la tribune d’un meeting organisé par le parti Républicain dans le New Hampshire, n’ayant qu’une seule préoccupation en tête mais qui la rendait folle de rage : "Pourquoi n’employons-nous pas nos retraités militaires pour assurer la sécurité des aéroports, à la place des femmes en hijab ?", a-t-elle lancé, sûre de son effet et de la réplique calomnieuse de son champion de la démagogie.

"Je les ai vues pas plus tard qu’il y a un mois à l’aéroport de Philadelphie", s’est-elle exclamée, furieuse, ajoutant : " Je ne trouve pas cela rassurant du tout, même si je n’ai aucun problème avec les musulmans."

A ces mots, loin de faire dans la surenchère islamophobe haineuse qui a fait son succès et sa piètre réputation, Donald Trump, qui avait axé son intervention sur le commerce, a manqué étonnamment de mordant, se contentant de répondre mollement : " Oui, d’accord. Nous allons nous pencher là-dessus, comme sur beaucoup d’autres choses". Se pencher sur quoi au juste, sur l’embauche des vétérans de l’armée au sein de la TSA (Transport Security Administration), ou sur le limogeage des femmes voilées qui y officient, ou les deux à la fois ?

Bien que n’ayant pas tranché dans le vif,  le nabab new-yorkais de l’immobilier n’aura pas réussi à décevoir l’une de ses groupies inconditionnelles, Cathy Chevalier se disant en effet  "satisfaite" de sa réponse, dont le certain flou artistique lui a permis de donner libre cours à son interprétation personnelle…  

La fermeté de Trump concernant Israël n’en a été que plus frappante, lorsqu’un militant républicain d’âge mûr, visiblement très remonté, n’a pas craint de crier son opposition au "gaspillage financier et de nos militaires au Moyen-Orient pour servir la cause du sionisme d’Israël !". Le champion des Républicains n’a alors pas usé de périphrases pour se ranger inconditionnellement derrière l’Etat hébreu, martelant son soutien indéfectible à l’égard d’un "allié très, très important des Etats-Unis, que nous devons protéger à 100%", et ce, sous les acclamations de la salle chauffée à blanc.

Sur ce sujet épineux, on ne peut que constater une fois encore ce que l'on ne savait que trop :  entre Donald Trump et Hillary Clinton, c’est bonnet blanc et blanc bonnet…

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