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Soirée Ramadan jazz, funk, groove à la Mairie de Paris

Comme nous le rappelions sur Oumma, le Ramadan est devenu très à la mode auprès des milieux bobos en mal d’exotisme, qui l’ont vidé de son contenu spirituel pour en faire une fiesta nocturne.

Dans un autre registre, mais toujours fidèle à cet esprit folklorique et festif, le Maire de Paris Bertrand Delanoë, ex-membre du fan-club du dictateur Ben Ali (1), organise le 24 août 2011 un Iftar à la Mairie de Paris.

Le programme de cette soirée figure sur le carton d’invitation ( voir ci-dessous) avec accueil en musique : "Chant de fête-Abir Nasraoui – Malouf Tunisien et Djerba international" jazz, funk, groove.

Puis au bas du carton d’invitation, un repas seulement "léger" sera proposé sur place. Un Iftar, certainement composé de petits fours et d’un cocktail.

Bref pour les convives qui auront jeûné, nous leur conseillons d’amener leur propre chorba dans leur besace de jeûneur. Et qu’au terme d’une journée de jeune, il leur sera également difficile de se déhancher au rythme de la musique funk prévue à cette soirée discothèque.

Cet Ifar qui relève plus d’une soirée musicale branchée, que d’une soirée ramadan, a suffi pour déclencher l’ire du députe ultra-droite Jacques Myard. Ce dernier s’est aussitôt fendu d’une lettre au ministre de l’Intérieur Claude Guéant, dans laquelle il s’indigne d’ une "initiative particulièrement choquante" du Maire de Paris, qui est "un rassemblement "religieux organisé par une collectivité publique" et une atteinte "au principe de laïcité".

On ose pas imaginer la teneur du courrier du député Myard si Bertrand Delanoë avait prévu juste avec la rupture du jeûne, un appel à la prière, comme le veut la tradition musulmane.

 

(1) Le 24 mars 2010, le Maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë a déclaré que la Tunisie « est non seulement sur la bonne voie, mais elle réussit mieux que les pays comparables et parfois même mieux que des pays dits développés en terme de croissance. » « Le Président Ben Ali en 1987 a permis qu’il y ait une évolution, une transition sans rupture et sans qu’il n’y ait de heurts entre les Tunisiens eux-mêmes »,

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