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Robert Ménard avoue, sans complexe, le fichage des enfants musulmans à Béziers

Si le FN, en plein parricide ultra politicien, et sa gestion de nos villes et nos villages devaient se résumer à une phrase, elle aurait certainement le caractère inavouable de la révélation faite lundi soir par Robert Ménard, le maire de Béziers, sur le plateau de « Mots Croisés », sur France 2, à une heure où les couche-tard ont dû sursauter devant leur petit écran…

« Je sais que je n'ai pas le droit, mais on le fait ».  Les mots sont lâchés, le premier magistrat de cette cité de l’Hérault transgresse allègrement la loi et en est fier, justifiant l’illégalité de ses statistiques sur la proportion d’enfants musulmans sur ses terres au nom de sa farouche croisade contre l’invasion des nouveaux sarrasins !

Offrant d’une main des blouses scolaires, ornées du blason de Béziers, aux bons petits écoliers d’un établissement privé, et fichant nerveusement de l’autre les chères têtes blondes au faciès un peu trop typé et ayant pour bible le Coran, le fondateur de l’association Reporters sans frontières arbore une écharpe criarde plus « Bleu Marine » que tricolore, souillant la devise républicaine gravée sur le fronton de son hôtel de ville.

On l’aura compris, Robert Ménard, l’édile qui se croit au-dessus des lois dans son fief seigneurial, est un fervent partisan des « statistiques ethniques » afin de mieux ostraciser les « 64,6% d’enfants de confession musulmane », selon son recensement illicite et non vérifié qui n’est pas sans rappeler un autre fichage de sinistre mémoire, et leur barrer la route vers l’accès à la connaissance et à la fameuse méritocratie à la française.

« Ce sont les chiffres de ma mairie. Pardon de vous dire que le maire a les noms, classe par classe, des enfants. Je sais que je n'ai pas le droit mais on le fait », a-t-il avoué devant les objectifs des caméras, sûr de son bon droit, avant d’aggraver son cas : « Les prénoms disent les confessions. Dire l'inverse, c'est nier une évidence. A Béziers, dans certaines écoles, il y a plus de 80% d'enfants immigrés, presque 100%, là vous n'intégrez plus personne! ».

Les noctambules du Net, scandalisés par la comptabilité délictueuse et le racisme qui la sous-tend du maire de Béziers, se sont déchaînés sur les réseaux sociaux. Robert Ménard, indigne de son mandat, a laissé tomber le masque de manière fracassante, mais pourra-t-il se moquer aussi ouvertement de la loi en banalisant de manière aussi décomplexée la chasse aux sorcières contre ses administrés musulmans sans encourir les foudres de la justice ?

"Le procureur de Béziers doit ouvrir une enquête après les déclarations de Robert Ménard sur le fichage des enfants selon leur confession", a appelé de ses voeux, ce mardi, sur Twitter, le député SRC de l'Hérault, Sebastien Denaja, tandis que la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, a condamné ce matin, au micro d’Europe 1, ce "vrai visage du Front national, de l'extrême droite, qui ressort. Il faut regarder si on peut l'empêcher de le faire".

                                                                                                                           

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