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Royaume-Uni : une famille musulmane célèbre le Ramadan dans sa petite mosquée… en carton

Confinée dans son « Home, sweet Home » à Loughborough, la famille Alwari applique à la lettre les consignes sanitaires gouvernementales. Elle respecte aussi scrupuleusement le mot d’ordre de sa mosquée dont les portes, malheureusement fermées à double tour depuis près d’un an, se sont récemment entrouvertes avec une extrême prudence : « Priez chez vous ».

Dans leur nid douillet, à l’abri du virus sans frontières qui ne s’essouffle guère, et de ses mutations très contagieuses qui, hélas, lui donnent un second souffle, Myriam Alwari, son mari et leurs quatre enfants observent un jeûne purificateur à la lueur du Saint Coran, non dénué de créativité… Pour mieux faire rempart à la terrible pandémie qui a lourdement endeuillé le royaume britannique (plus de 125 000 morts au cours de la sombre année écoulée), ils ont à coeur de resserrer les liens familiaux, de fortifier leur foi, et puisent dans la célèbre parole du Prophète Muhammad (saws) une précieuse source d’inspiration : « La Terre entière est un lieu de prière ».

Derrière les murs de leur demeure inondée de lumière, une jolie petite mosquée en carton, à laquelle toute la maisonnée a apporté joyeusement sa touche personnelle, a vu le jour. En ce mois béni que les deux parents s’efforcent de rendre plus lumineux et réjouissant encore, une famille musulmane a fait de sa maison une mosquée, au coeur du comté du Leicestershire.

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« Nous avons essayé très modestement de copier des mosquées que nous fréquentions régulièrement lorsque nous vivions à Dubaï et au Qatar », a précisé la mère de famille, avant de s’exclamer en souriant, tout en jetant un regard attendri sur ses enfants : « C’est du fait maison, et cela fait le bonheur de mes petits ! ».

A l’instar du jeune Yahya Murad Hussain qui, en avril 2020, à Bradford, confiait à la presse anglaise combien il était heureux de se réfugier dans sa salle de jeux transformée en mosquée, la famille Alwari ne quitte plus son havre de paix qui égaye un interminable et oppressant confinement. Cette année encore, elle célèbre la parenthèse sacrée du Ramadan chez elle, mais dans sa belle petite mosquée en carton qui lui confère, malgré tout et loin du virus qui rôde toujours dehors, une dimension hautement spirituelle.

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